Le Guichet du Savoir

Antoine Coysevox

Bonjour, Ce nom m'intrigue depuis fort longtemps. Toutes ses biographies affirment qu'il est né à Lyon d'un père espagnol, Pedro Coysevox menuisier à Madrid. Mais comment Coysevox peut il être un nom espagnol ? ?Jean Tosti qui est une bonne référence en matière d'onomastique donne l'explication suivante pour ce nom:"...désigne celui qui est originaire de Coisevaux, village de Haute-Saône proche de Montbéliard. Le père de Coysevox était né non loin de là, à Dampierre-sur-le-Doubs". Alors le père de Coysevox était-il madrilène ou franc comtois ? Merci. Praline ........................................... Réponse du Département Civilisation « [i]Toutes ses biographies affirment qu'il est né à Lyon d'un père espagnol [/i]» dites-vous à propos des origines espagnoles supposées du sculpteur Antoine Coysevox. La première que nous consultons, celle de Luc Benoist , attaché au Musée du Louvre en 1930, mentionne : « [i]Coysevox (1640-1720) est l’exact contemporain du Roi (1638-1715). (…)Comme tant d’autres artistes de l’ancienne France, il se forma dans une famille artisane, de condition mécanique, aurait dit Charron. Son père était maître menuisier et huchier, à la fois ébéniste et sculpteur sur bois. Il est né à Lyon le 29 septembre 1640 de Pierre Quoyseveau (1) et d’Isabeau Morel, sa femme. Son père – dont il a tracé les traits à quatre-vingt-seize ans dans une belle médaille – était originaire de la petite ville de Dampierre-sur-le-Doubs, dans le comté espagnol de Montbéliard, aux environs de laquelle se trouve encore aujourd’hui le petit village patronymique de Coisevaux. Mais si la Franche-Comté espagnole ne fut définitivement réunie à la France qu’en 1678, les Coysevox n’en sont pas moins de pure et vieille souche française. [/i]»La note (1) en bas de la page 16 précise : « [i]Antoine Coysevox (prononcez Quoiseveau) fut le premier à signer ainsi son nom. En 1666 il écrivait encore Quoyzevaux. En 1679 il signe le buste de Le Brun, Coyzevox. D’ailleurs, comme on le sait, l’orthographe du dix-septième siècle, extrêmement variable en apparence, n’a pour but que de traduire exactement la prononciation. Aussi trouve-t-on sur les registres officiels le nom de l’artiste écrit : Coysevaux, Coisevaux, Coysevau, de Coysevaux, Quoysevaux, Coësveau, Coyssevaux, Coisevox, etc…, toutes formes et d’autres qui correspondent aux différences personnelles de l’ouïe et de l’élocution des scribes. Coysevox signait ses ouvrages tantôt Coysevox, tantôt Coyzevox[/i]. »Sur la Franche-Comté espagnole des XVIe et XVIIe siècle, vous pourrez lire dans l’ouvrage de Jean-François Solnon : « [i]On a dit la Franche-Comté espagnole. Les romantiques, au XIXe siècle l’ont prétendu.. Des polémistes l’ont répété. Or, ni son administration, ni ses soldats, ni sa population ne l’ont été. Aucun étudiant castillan ou aragonais n’a fréquenté son université, aucun de ses collègues n’a enseigné la langue de Cervantès. L’expression ne se justifie que pour rappeler que le comte de Bourgogne est aussi roi d’Espagne[/i]. » (p.12) ...........................................

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