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>  document de l'administration française époque colo, orphelins retirés à leur mére
Petrus
Ecrit le : 10-03-2010 18:34


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bonjour, je cherche le ou les textes administratifs et de lois qui furent pris dans les années 1936 et ensuite jusqu'à 'indépendance)par les autorités françaises dans les ex-colonies dont la Guinée Conakry. ces textes avaient pour but de retirer à une mère guinéenne son enfant lorsque le père (européen)était décédé( naturellement ou à la guerre) ou disparu . Cet enfant était confié à un organisme orphelinat, souvent religieux parce la mère ne pouvait l'élever. (considérée sans droit ni titre, et ne sachant ni lire ni écrire le plus souvent)
Quelles étaient les congrégations religieuses ayant des missions en Guinée à cette époque(avant l'indépendance)?

salutations et merci d'avance de me donner des "pistes" Petrus
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bml_civ
Ecrit le : 13-03-2010 17:38


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Réponse du Département Civilisation

Nous vous proposons de patienter encore jusqu'à lundi après-midi pour la réponse.
En effet, les recherches que nous avons effectuées ne nous permettent pas de vous donner une réponse précise . Nous tentons de trouver des éléments complémentaires ...
Merci de votre patience
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bml_civ
Ecrit le : 15-03-2010 18:19


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Réponse du Département Civilisation

Nous n’avons trouvé, nulle part, d’éléments précis sur des textes administratifs ou des lois qui auraient pour but de retirer les enfants à leur mère lorsque le père (européen) était décédé.

Comme vous le savez peut-être les colonies étaient gérées selon le principe de la spécialité législative : « les colonies sont régies par des lois et réglements particuliers » , cette construction législative est complétée par la jusriprudence.

Notre bibliothèque n’est pas suffisamment spécialisée en droit pour que nous puissions répondre précisément dans ce domaine. Nous avons pu repérer un site : Histoire du droit des colonies, qui semble spécialisé dans le domaine. Il y a possibilité d’ envoyer un message à l’auteur du site, site qui émane de la faculté de droit de Montpellier.

Pour notre part, en parcourant même rapidement un certain nombre d’articles ou d’ouvrages répertoriés ci-dessous, il nous apparaît que cette pratique (retirer les enfants à leur mère lorsque le père (européen) était décédé) pourrait correspondre à « l’esprit » des orientations des autorités françaises dans les ex-colonies.

Dans le livre, Les enfants de la colonie qui traite de la question du droit colonial face aux enfants métis, on trouve par exemple cet extrait d’un rapport d’un haut fonctionnaire en Indochine :

« L’enfant, né d’un père français et d’une mère indigène reçoit une condition différente suivant qu’il est élevé par sa mère ou par son père. Est-il élevé par sa mère, il reste purement annamite ; il a un foyer qui répondre à ses besoins et n’aspire nullement à une civilisation qui n’est pas celle de sa famille d’élection… »

On trouve aussi ces propos du ministre des Colonies ;
« En soi et à lui seul, le fait pour un enfant métis d’être reconnu par son père européen ne suffit pas à donner à celui-là des habitudes de penser, des manières d’être, une mentalité, une conscience française, qui justifierait pleinement l’exercice par lui, sur place ou en France, des droits attachés à la qualité des Français. Si en effet, après l’avoir reconnu, son père ne s’en occupe pas, se désintéresse de son instruction, cet enfant sera élevé par sa mère indigène ou sera abandonné et cet enfant qui en droit est devenu un citoyen, grandira en fait comme un indigène, c'est-à-dire comme un sujet français. »

Voici d’autres références qui pourraient vous être utiles :
+ La revue Clio, un numéro intitule « Femmes d'Afrique»

+Le juge et les unions mixtes(colonies françaises et italiennes, fin du XIXè siècle-1945)

En ce qui concerne maintenant les congrégations religieuses ayant des missions en Guinée avant l’indépendance, nous avons pu consulter : Missions catholiques

Sont cités :
+ l’archidiocèse de Conakry, où le ministère est assuré par les Pères de la congrégation du St-Esprit, les soeurs de St Joseph-de-Cluny, les sœurs de la Ste-Famille-de-la-Délivrance, les Soeurs de la Vierge-Fidèle-de-la-délivrance, les servantes du Sacré-Coeur de-Versailles

+La préfecture apostolique de Kankan, où le ministère est assuré par les Pères de la congrégation du St-Esprit , les Sœurs du Carmel-Saint-Jospeh, Sœurs de Notre-Dame d’Afrique, petite sœur de Notre-Dame-de-Guinée, les Carmélites de Saint-Joseph

+ Le diocèse de Nzérékoré. où le ministère est assuré par la société des missionnaires d’Afrique (Pères blancs)

Vous pouvez trouver une histoire de la société des missions africaines :La Société des missions africaines : ses origines, sa nature, sa vie, ses oeuvres.

Enfin, nous ne pouvons manquer de faire le rapprochement entre ce que vous nous indiquez et le film :Les enfants du Blanc, même si celui-ci se situe plutôt au Burkina Faso.

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