Existe il des informations sur le restaurant Garbit qui était situé au 2 cours Gambetta ?
Question d'origine :
Existe-il des informations, archives, sur le café-restaurant Garbit (aujourd'hui disparu) qui était situé au 2 cours Gambetta, à l'angle du cours Gambetta et de la place Raspail à Lyon ? J'ai essentiellement trouvé cette photographie de tout le personnel devant le café-restaurant, issu de l'ouvrage "Lyon naguère" par Guy et Marjorie Borgé.
Réponse du Guichet
Nous pouvons confirmer que le café-restaurant Garbit, situé à l’angle de la place Raspail et du cours Gambetta (Lyon 7ème), était présent (au moins) de 1911 à 1946 grâce à quelques mentions dans la presse ancienne et dans des brochures retrouvées en ligne. Il pourrait également avoir servi de repère à l'association du Damier lyonnais. Les archives départementales du Rhône et le greffe du tribunal des activités économiques de Lyon s'imposent comme vos meilleurs interlocuteurs pour poursuivre vos recherches.
Bonjour,
Le café-restaurant Garbit qui faisait l'angle de la place Raspail et du cours Gambetta (Lyon 7ème) en face du Rhône et du pont de la Guillotière ne semble pas avoir laissé beaucoup de traces derrière lui, que ce soit sur internet ou dans les ouvrages spécialisés dans l'histoire de la restauration lyonnaise.
Nous trouvons bien quelques publicités parues dans la presse sur Retronews, site de presse ancienne de la BNF, comme dans cette édition de La Dépêche de juin 1914 qui indiquait un service "à la carte" pour un prix de 3,5 francs.
Le restaurant est encore mentionné en mars 1946, dans un numéro du Tout Lyon (presse ancienne lyonnaise numérisée sur Gallica), pour avoir accueilli le déjeuner de l'Association des amis de Gadagne. Ce qui fait que nous pouvons au moins confirmer son existence entre 1911 (avec votre extrait du livre de Guy et Marjorie Borgé) et 1946.
Entre temps, ce guide touristique de Vichy et ses environs paru en 1932 le faisait figurer dans la liste de ses recommandations en matière de restauration à Lyon, avec des repas entre 14 et 20 francs.
Nous pouvons aussi confirmer que le restaurant a continué ses activités pendant la Seconde guerre mondiale puisqu'il est signalé dans la revue Technica de janvier 1944 pour avoir été le lieu de réunion d'un déjeuner de promotion entre anciens élèves d'une école servant cette fois-ci, on le précise, un "menu simple et règlementaire".
Notez également que l'établissement pourrait avoir contribué à la notoriété du jeu de dame à Lyon et en France en tant que successeur de la brasserie Raspail, mentionnée dans ce forum de la FFJD (Fédération française du jeu de Dames) en sa qualité de siège historique de l'association du Damier lyonnais. Cette information est confirmée par le site RuesdeLyon qui note qu'au 2 cours Gambetta: : "Le Damier Lyonnais a eu son premier siège au café Raspail au 2, elle a déposé ses statuts en 1901, profitant de la nouvelle loi après une existence informelle de plus de cinquante ans." Si cela vous intéresse, l'histoire du Damier lyonnais est racontée sur ce site.
Sans que nous puissions être formels quant à leur origine, des jetons de restauration au nom de Garbit-Fougere à Lyon sont en vente sur des sites spécialisés.
C'est à peu près tout ce que nous avons trouvé en ligne au sujet de cet établissement. Ni les archives de presse de la BnF et les archives de la presse lyonnaise sur Gallica, ni Numelyo ou encore le site du Patrimoine en Auvergne Rhône-Alpes ne se sont montrés plus loquaces.
Nous avons également tenté notre chance dans nos collections en parcourant ces documents sur l'histoire de la gastronomie, de la restauration et des bistrots lyonnais, sans succès :
Lyon : restaurants, bars et cafés d'art et d'histoire de Gabriel Meunier (EMCC, 2014)
Cafés et brasseries de Lyon: architecture et décor des cafés et brasseries de Lyon des origines à 1914 de Hélène de La Selle (Laffitte, 1986)
Bistrots de Lyon : histoires et légendes de Bernard Frangin (Le Progrès, 1983)
Les bouchons d'hier et d'aujourd'hui de Pierre Grison et Philippe Lecoq (Le Progrès, 1994)
Histoire(s) de la gastronomie lyonnaise de Yves Rouèche (Libel, 2018)
Bouchons : brasseries et restaurants lyonnais, photographies, Benjamin Carniaux, Frédéric Evesque, textes, Matthieu Flory, Clémentine Forissier (Ereme, 2005)
Enfin, sachez que ce restaurant a dû être enregistré lors de sa création au Greffe du tribunal des activités économiques de Lyon. Vous pouvez les questionner, par écrit uniquement en envoyant votre demande à l’adresse suivante : 44 rue de Bonnel 69433 Lyon Cedex 03.
Les Archives départementales du Rhône détiennent également les registres des sociétés commerciales, et notamment les actes de créations, modifications et fermetures de commerces jusqu’en 1985. Recherchez au thème Commerces et sociétés, vous aurez peut-être la main plus heureuse que nous.
En espérant que ces informations pourront vous aider.
Bonne journée.
Oh les belles collections !