Je cherche un article de Lyon Capitale sur une affaire d'escroquerie sur site de rencontre
Question d'origine :
Bonjour
Je recherche un article publié dans le magazine Lyon Capitale, vraisemblablement entre 2001 et 2006.
L'article concernait un homme dont le nom était probablement Marcon avec une orthographe éventuellement différente, qui aurait escroqué plusieurs femmes rencontrées sur des sites de rencontres. Il aurait résidé ou reçu certaines victimes à l'hôtel ou à la résidence La Reine Astrid, 24 boulevard des Belges à Lyon.
Pourriez vous rechercher cet article dans les anciens numéros papier ou dans un index de presse, et m'en communiquer la date, le titre et, si possible, les références permettant de le consulter ?
Par avance, je vous remercie.
Cordialement
Réponse du Guichet
L'émergence en France des sites de rencontre sur Internet au début des années 2000 offrait un environnement favorable aux romance scams ou escroqueries sentimentales. Pour l'affaire lyonnaise précise que vous recherchez entre 2001 et 2006, les archives du Progrès, de Lyon Capitale et les dossiers du tribunal judiciaire de Lyon sont les sources les plus utiles.
Lyon Capitale n'étant pas librement accessible en ligne ni présent dans les bouquets de presse payants que nous avons consultés, il conviendra de dépouiller la revue page après page, car il n'existe pas d'index pour des recherches ciblées (faits divers, affaires judiciaires...). Via Europresse, nous avons interrogé en vain le Progrès de Lyon et la presse nationale de l'époque. Quelques affaires présentant néanmoins quelques accointances ont retenu notre attention.
Notamment une escroquerie liée à des hôtels de luxe à Lyon en 2005 en lien avec de faux jeux-concours, et non des femmes rencontrées en ligne ou encore l'affaire lyonnaise de 2014 impliquant un homme de 23 ans, qui donnait rendez-vous à des jeunes femmes dans des hôtels de luxe ou des meublés loués à la semaine, profitant de leur sommeil pour voler cartes bancaires et chéquiers....
Bonjour,
Vous recherchez un article entre 2001 et 2006, concernant une affaire lyonnaise impliquant un homme (dont le nom était probablement Marcon avec une orthographe éventuellement différente), qui aurait escroqué plusieurs femmes rencontrées sur des sites de rencontre. Il aurait résidé ou reçu certaines victimes à l'hôtel ou à la résidence La Reine Astrid, 24 boulevard des Belges à Lyon.
Au début des années 2000, les escoqueries sentimentales s'adaptent aux espaces de rencontre en ligne : faux profils, anonymat, échanges prolongés à distance et possibilité de contacter simultanément de nombreuses victimes. La revue systématique de Bilz, Shepherd et Johnson situe cette forme de fraude comme un phénomène apparu au début des années 2000.
Le début des années 2000 voit la rencontre en ligne devenir un marché structuré, avec la création de Meetic en 2001. La fraude devient un problème collectif en 2006 : en mai 2006, une chaîne de télévision américaine rapporte l’existence d’un groupe Yahoo consacré aux romance scams, qui comptait environ 3 100 membres et recensait des centaines de victimes pour des pertes évaluées à plusieurs millions de dollars (voir la page Wikipédia Romance scams).
Les moteurs de recherche web et bases de données numérisées en libre accès ne permettent pas d'isoler un article de presse correspondant au fait divers que vous décrivez. De plus, les archives de Lyon Capitale pour la période 2001-2006 ne sont pas accessibles librement en ligne pour une recherche en plein texte ni même indexées pour des recherches ciblées (faits divers, affaires judiciaires...).
Nous avons tenté notre chance en interrogeant des bouquets de presse en ligne pour abonnés. Malheureusement le titre de presse lyonnaise Lyon Capitale ne fait pas partie de l'offre numérique disponible sur les bases Europresse et Cafeyn (consultables via un abonnement BmL) ou sur la base PressReader (consultable via un abonnement à la Bibliothèque Lyon Diderot).
En revanche, nous conservons les archives papier de la revue Lyon Capitale au Silo régional de la BmL. La collection (cote 955025) est complète entre 2001 et 2006 même si les n°552 et 553 de 2006 ne sont pas parus. Il est à noter que de mai 2003 à décembre 2005, l'hebdomadaire est complété par le magazine Lyon Capitale, mensuel archivé à la cote 956416.
Notes : de mai 2003 à décembre 2005, l'hebdomadaire est complété par le magazine Lyon Capitale, mensuel archivé à la cote 956416. Les n°552 et 553 de 2006 ne sont pas parus. Hebdomadaire [puis] Mensuel.
Acquisition : Dépôt légal imprimeur
État de collection :N°1, 1994 -> <955025> (mq n°552 et 553, 2006 non parus ; n°711, mai 2012)
N°1, mai 2003-n°27, déc 2005 <956416>
Vous pouvez ainsi dépouiller les années de Lyon Capitale qui vous intéressent, mais page après page, car il n'existe pas de tables ou d'index permettant des recherches ciblées. Voici la procédure à suivre pour une consultation sur place :
Les documents conservés par la Bibliothèque municipale de Lyon au titre du dépôt légal imprimeur sont à demander auprès du département de la "Documentation régionale", au 4e étage de la bibliothèque de la Part-Dieu.
Ils sont mis à disposition, pour consultation sur place le jour même, à l’exception des périodiques. Pour ces derniers, il est recommandé d’effectuer une demande 48 heures avant la date souhaité de consultation en écrivant à bm@bm-lyon.fr.
A noter que le dépôt d’une pièce d’identité vous sera demandé pendant la durée de la consultation.
Source : Bibliothèque municipale de Lyon
Par ailleurs, avec les éléments de l'affaire, nous avons étendu la recherche sur Europresse à la presse régionale française (dont Le Progrès de Lyon) et à la presse nationale française entre 2001 et 2006, mais en vain.
Rien de saillant n'est ressorti à propos de La Reine Astrid, résidence hôtelière haut de gamme, aujourd’hui appelée Warwick Reine Astrid Lyon, située au 24-26 boulevard des Belges, Lyon 6ᵉ, face au parc de la Tête d’Or.
Quelques articles ont de faibles accointances avec les éléments de votre affaire, nous vous les communiquons tout de même.
Concernant la presse régionale entre 2001 et 2006 :
- La fuite éperdue de l'escroc des palaces (Le Progrès - Lyon. Rhône, mercredi 21 décembre 2005) <à lire en intégralité avec Europresse>. Il s'agit d'une escroquerie liée à des hôtels de luxe à Lyon en 2005, en lien avec de faux jeux-concours, et non des femmes rencontrées en ligne :
Quelque part entre Guy Bedos et Woody Allen, Thierry Haccoun, 31 ans, a fait un show époustouflant, hier face tribunal correctionnel, où il était jugé pour escroquerie. Entre 2004 et 2005, il avait mis au point un jeu fictif, proposé à une cinquantaine d'étudiants contactés par SMS, pour qu'ils passent des séjours dans des hôtels de luxe, dont la Cour des Loges à Lyon. L'idée : récupérer de l'argent liquide versé aux candidats. Bilan : 353 292 euros au préjudice d'une société de voyage dont il utilisait un compte. [...]
- Il pensait ne léser « que » les banques (Le Progrès - Lyon. Haute-Loire, samedi 31 juillet 2004) <à lire en intégralité avec Europresse> L'auteur de l'escroquerie Guy Ferreira-Maia, a usurpé l'identité de sa victime mais il y a aussi des victimes dont il a utilisé le numéro de carte bleue, et d'autres victimes, via internet, salons érotiques !
L'escroquerie prend sa source en 1992. François (1) constate la disparition de sa carte bleue et de ses papiers d'identité. Dix ans plus tard, l'usurpation se concrétise par la location d'un lieu commercial et d'un appartement à Saint-Etienne, au nom de François. Ce dernier, contacté par les propriétaires impayés, interrogé ensuite par les services de police, aura bien du mal à prouver son innocence : « Par la faute de Guy Ferreira-Maia, véritable auteur de l'escroquerie, les conséquences sont graves pour François, soulignait Me Palandre, partie civile . Interdit bancaire jusqu'en 2008 par la Banque de France, poursuivi par le Trésor Public pour des taxes impayées, menacé de saisie, il ne lui a pas non plus été possible de renégocier ses prêts immobiliers. »
Car dans le même temps, muni de tous les papiers d'identité de sa victime, Guy-Ferreira-Maia créait un commerce fictif de vente de lingerie. Il ouvrait cinq comptes dans deux banques différentes au nom de François, s'inscrivait au registre du commerce et justifiait d'un domicile grâce à l'appartement et au local qu'il louait et dont il n'a jamais payé aucun loyer.
18 000 euros, c'est le préjudice subi par les deux banques, mais il y a aussi des victimes dont il a utilisé le numéro de carte bleue, obtenu par les facturettes du videoclub. D'autres victimes, via internet, salons érotiques ont été grugées.
Concernant la presse nationale française entre 2001 et 2006, nous avons trouvé un article chroniquant l'histoire d'un homme de 28 ans, escroquant des personnes rencontrées via des sites Internet et interpellé au Mans :
Il dépouillait les âmes esseulées via internet (Ouest-France, Pays de Loire, samedi 2 septembre 2006) <à lire en intégralité avec Europresse> : cette affaire de 2006 implique un trentenaire escroquant des âmes esseulées sur des sites de rencontre au Mans :
Costume Gucci. Gros 4X4. Sébastien, 37 ans, affichait un train de vie de luxe sans en avoir le portefeuille. Pour assurer son standing de PDG, il avait concocté une recette : escroquer des âmes esseulées rencontrées via des sites internet. En début de semaine, les policiers du Mans ont mis fin à ses aventures délictueuses en l'interpellant alors qu'il s'apprêtait à rejoindre sa dernière conquête.
L'épisode sarthois de l'escroc démarre début août. Celui qui se fait alors appeler Jérémy, financier de 28 ans de passage au Mans, rencontre une femme de 53 ans, veuve depuis un an. Premier resto. Première nuit à l'hôtel. L'idylle est de courte durée. Mi-août : la quinquagénaire décroche le téléphone. Au bout du fil, un habitant de Cesson (Ille-et-Vilaine) lui demande pourquoi un chèque libellé à son nom doit servir de caution pour louer un appartement au nom de Jérémy. La victime interroge son amant. Il reconnaît le vol d'un chèque. Et jure qu'il va tout lui expliquer à son prochain passage. Entre-temps, la Mancelle a porté plainte. L'homme est interpellé lundi quand il vient la prendre.
Patron prétendu d'une société d'import-export
Il nie avoir une adresse en Sarthe et déclare être patron d'une société d'import-export. En fouillant sa voiture, les policiers découvrent la clef d'une chambre d'hôtel au Mans. La perquisition porte ses fruits : fausse feuille de paie, facture EDF bricolée. En interrogeant le Faed (Fichier automatisé des empreintes digitales), les enquêteurs découvrent le pot-aux-roses. L'homme est en possession d'un vrai-faux passeport au nom d'un certain Jérémy qui existe bien. Mais lui s'appelle Sébastien Prével. Il est recherché pour purger une peine de 40 mois de prison prononcée en mai dernier par le tribunal de Caen pour une série d'escroquerie.
[...]
Le lendemain de son interpellation, Sébastien Prével avait rendez-vous au Mans avec une nouvelle proie rencontrée quelques jours plus tôt sur internet. Mais, cette fois, celui qui signait Soleil Ouest dans ses courriels et se disait kyné en stage à l'hôpital du Mans n'aura pas eu le temps d'user de sa séduction vénéneuse.
Igor BONNET.
Si on étend les critères de date, la piste la plus proche semble être une affaire lyonnaise de 2014 : un homme de 23 ans, appâtait des jeunes femmes sur des sites de rencontres sur Internet, leur donnant rendez-vous dans des hôtels de luxe ou des meublés loués à la semaine, et profitant de leur sommeil pour voler cartes bancaires et chéquiers pour effectuer des achats en ligne de montants importants. Au moins huit victimes lyonnaises !
Le dragueur sur Internet aimait les femmes pour leurs cartes bancaires (Le Progrès (Lyon). L'Ain et ses pays, lundi 25 août 2014) <à lire en intégralité avec Europresse>
Sur adopteunmec.com on la joue cash. Histoire de se démarquer des concurrents plus consensuels. Et ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Celui de « remplir leur panier » en choisissant un amant en fonction de critères ciblés. Il y en a pour tous les goûts.
Mehdi, escroc reconnu aussi à Paris et Marseille, avec une bonne quinzaine de condamnations à son actif, ne s'y est pas trompé. Ce beau gosse de 23 ans, « aimable et courtois » selon une source proche de l'enquête, s'est fait passer avec talent pour un gibier potentiel. Le but : appâter une jeune femme sur le web et surtout, obtenir un rendez-vous. Ceux-ci avaient lieu dans des meublés qu'il louait à la semaine, « chez l'habitante » ou dans une chambre d'hôtel généralement de luxe. Un verre, un dîner et le plus souvent une nuit d'amour avec, à la clé, une sérieuse déconvenue pour la belle.
Profitant du sommeil de son invitée consentante, de son passage à la salle de bains ou d'un simple moment d'inattention, Mehdi fouillait son sac à main à la recherche de la carte bleue ou du chéquier pour effectuer des achats en ligne pour des montants importants.
Huit victimes répertoriées uniquement à LyonDans certains cas, il prenait soin, si l'occasion se présentait, d'effacer sur le portable de sa victime les messages d'alerte de la banque, de plus en plus en plus fréquents pour des retraits ou des mouvements de fonds inhabituels. Depuis mai, pas moins de huit candidates au plaisir partagé, uniquement dans région lyonnaise, se sont fait arnaquer. Un chiffre sans doute bien inférieur à la réalité, car toutes n'ont pas porté plainte, par gêne. Sans doute certaines ont-elles déclaré une utilisation frauduleuse de leur carte de crédit ou rédigé une simple main courante, afin de pouvoir justifier une opposition à tout nouveau retrait. Pourtant, vendredi soir, la carrière du Casanova du net a pris fin après son interpellation dans un hôtel cossu proche de la Confluence (Lyon 2e). L'après-midi, sa dernière victime a déposé plainte au commissariat du 1er arrondissement en fournissant des détails.
Détails essentiels car Mehdi faisait depuis quelques semaines l'objet d'une fiche de recherches pour des cas similaires. Cueilli en fin d'après-midi par les policiers, il n'a pas fait de manières pour reconnaître les faits, se montrant même courtois et bien élevé au cours de son interrogatoire. Inscrit sur adopteunmec.com sous sa véritable identité, mais utilisant des pseudos et des CV différents selon les situations, tout en usant de plusieurs alias dans les hôtels, il agissait seul et sans violence. Présenté au parquet dimanche à l'issue de sa garde à vue, il a été placé en détention provisoire. Une ouverture d'information permettra peut-être de « remonter » jusqu'à d'autres victimes et la réalité du préjudice.
Une autre affaire de 2014 implique un homme utilisant le pseudonyme Enzo Libero, escroquant des victimes veuves ou divorcées (dont une victime à Tarare) rencontrées sur des sites de rencontres :
L'homme qui aimait les femmes et l'argent (Le Progrès (Lyon) - Faits divers - Société, jeudi 24 avril 2014) <à lire en intégralité avec Europresse> :
Karim S, 34 ans, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Lyon à 18 mois de prison, dont 8 mois avec sursis et mise à l'épreuve, pour escroquerie, dans une affaire peu banale. À l'époque de sa splendeur, le jeune homme en vêtements et lunettes de marque, connaissait un certain succès auprès des femmes. Il les attirait sur un site de rencontre. De préférence des femmes plus âgées que lui, souvent fragiles, veuves ou divorcées. Comme cette retraitée de la région de Tarare qui ne pouvait imaginer que ce fringant Enzo Libero cachait le pseudonyme d'un multirécidiviste, huit fois condamné pour toutes sortes d'écarts de conduite.
Installé chez elle quelques semaines, le fameux Enzo se faisait passer pour un éducateur sportif de la prison de Corbas qui venait tout juste de réussir le concours d'huissier de justice. Et s'il fallait attester de ses qualités, il emmenait la dame pour un petit tour autour de la prison, son lieu présumé de travail ! En réalité, Karim a soutiré de l'argent à l'infortunée, en prétextant des achats à bons prix sur des saisies imaginaires. Présenté à ses voisins, le cher Enzo a parlé de ses prétendues relations avec le procureur et des commissaires. Alors quand il demandait une avance pour l'achat de parfums ou de voitures, personne ne se méfiait, pas même en lisant ses mails truffés de grossières fautes. Il est allé jusqu'à présenter des photos d'amis en uniformes : en réalité des policiers de Vénissieux, pris à la sauvette dans le hall du commissariat.
Le stratagème s'est répété à neuf reprises. Le faux Enzo a récolté environ 10 000 en 2011. Avant de commettre d'autres méfaits qui font l'objet d'une autre instruction judiciaire. « Exact » répète-t-il laconiquement à la présidente du tribunal, à chaque rappel des faits. « Il a profité de la vulnérabilité de ses victimes « analyse la procureure François Barrier, en requérant deux ans ferme. Le fringant jeune homme est devenu un épais prévenu léthargique, assommé de médicaments. Un psychiatre a pronostiqué une altération de ses facultés mentales. « L'ombre de lui-même », plaide Jean-François Barre, son avocat.
Pour la période 2010-2014, il y a bien sûr l'affaire lyonnaise Eurochallenges. Lire l'article du Progrès du 7 déc. 2022 : Leur rêve d’amour brisé : 300 victimes contre Eurochallenges ! Escroquerie, abus de faiblesse, harcèlement moral, abus de biens sociaux… La liste des infractions reprochées aux dirigeants d’Eurochallenges, une agence matrimoniale, est longue. La gérante, ses trois fils, sa belle-fille ainsi que neuf autres prévenus sont jugés depuis lundi à Lyon.
En France, une escroquerie commise via un site de rencontre est généralement un délit pénal si la personne utilise un faux nom, une fausse qualité ou des manœuvres frauduleuses pour obtenir de l’argent, un bien, un service ou un engagement. C’est l’escroquerie prévue par l’article 313-1 du Code pénal. Aussi, voici des pistes pour cibler des affaires pénales lyonnaises entre 2001 et 2006 :
1/ Greffe du tribunal judiciaire de Lyon
Un tiers peut demander la copie d’un jugement pénal définitif rendu publiquement, sous réserve d’éventuelles occultations de noms ou d’un refus motivé. La demande se fait avec le Cerfa n°12823 ou sur papier libre. Adresse utile : Tribunal judiciaire de Lyon, greffe correctionnel, 67 rue Servient, 69003 Lyon.
2/ Archives départementales du Rhône et de la Métropole de Lyon (ADRML)
Les ADRML possèdent un inventaire intitulé Tribunal de grande instance de Lyon — Dossiers correctionnels toutes procédures — cote 5361W/1 à 5361W/185 — 2001-2006 : il s’agit d’un instrument de recherche, pas de jugements numérisés consultables immédiatement. Les Archives précisent toutefois que les jugements de moins de 30 ans doivent normalement être demandés au tribunal.
Aller plus loin
1/ sources institutionnelles françaises
Service-Public / THESEE : présente l’arnaque aux sentiments, la qualification d’escroquerie et les possibilités de plainte en ligne ;
CREDOC : rapport sur l’escroquerie en ligne et les profils des victimes en France.
2/ Ouvrages et articles
Amour, emprise et manipulation sur internet [Livre] / Stéphanie Vigne, 2017 :
Si bien souvent les femmes sont prises pour cible, l'adolescent, le retraité ou encore la working girl divorcée peuvent aussi se faire piéger. Lorsque la vérité éclate, il est difficile de s'en sortir : l'ado ne sait pas comment avouer qu'il est victime de chantage à la webcam sexuelle ou le retraité que sa belle arlésienne est partie avec ses économies. Tous doivent faire face à la perte, la honte et l'humiliation. Fondé sur l'expérience de l'auteur mais aussi sur les témoignages de victimes, cet ouvrage décrypte les mécanismes de l'escroquerie sentimentale : comment déjouer la manipulation amoureuse ? Quels sont les ressorts psychologiques qui conduisent à être sous emprise ? Comment s'en libérer et revivre sereinement ? Agrémenté de nombreux exercices et de conseils de professionnels pour comprendre ce qui se joue et agir vite, cet ouvrage permettra aussi aux proches des victimes de les accompagner avec discernement. (Source éditeur)
Les imposteurs de l'amour [Livre] : déjouer la manipulation sur les applis de rencontre / Lysiane Larbani, 2026 :
En 2022, la journaliste L. Larbani enquête sur un arnaqueur sévissant sur Tinder et révèle un vaste système de prédation en ligne. Derrière de fausses identités, ces escrocs manipulent et exploitent psychologiquement leurs victimes. Fondée sur la parole des femmes, une enquête pour libérer de la honte et donner des clés afin de se protéger. ©Electre 2026
Lazarus et al., What do we know about online Romance fraud studies? A systematic review of the empirical literature (2000 to 2021) [Que savons-nous des études sur les escroqueries sentimentales en ligne ? Une revue systématique de la littérature empirique (2000 à 2021)] :
Résumé
Notre étude passe en revue l’état actuel des connaissances empiriques sur la fraude sentimentale et identifie certaines lacunes et certains biais dans la littérature.
Nous estimons qu’il est nécessaire de mener des recherches plus approfondies sur la fraude sentimentale en ligne afin d’améliorer notre compréhension de ce phénomène, tant du point de vue de l’auteur que de celui de la victime. Nous soulignons également la nécessité de disposer d’un éventail plus large et plus inclusif de sources de données et de perspectives régionales et mondiales. Compte tenu de l’ampleur et de l’impact de la fraude sentimentale en ligne, nous concluons que son étude gagnerait à s’appuyer sur une approche empirique plus riche, qui la reconnaisse comme un phénomène à la fois régional et mondial.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Nous vous invitons à consulter sur place les collections de Lyon Capitale présentées ci-dessus. Nous plaçons également votre question dans la rubrique "SOS le guichet sèche" pour solliciter la mémoire et les connaissances de nos lecteurices !
Bien à vous
Le passé ne s’invente pas