Question d'origine :
Bonjour,
Dans le Grand Amphi de l’Université Lumière Lyon 2, la fresque d'une scène Gallo-Romaine occupe tout le fronton . Que représente-t-elle ?
Même question pour les six médaillons disposés sur l'arcade qui l'encadre.
Avec mes remerciements.
Réponse du Guichet
Le 29/01/2010 à 14h36
La fresque murale du Grand Amphithéâtre de l’Université Lumière Lyon 2 a été réalisée par le peintre Jean-Joseph Weerts (1846-1927), et non pas – comme on le trouve parfois – Puvis de Chavannes.
En 1891, le Ministère de l’Instruction publique passe commande d’une peinture destinée à ornementer la tribune du corps professoral de la Faculté de Médecine. Choisi lors d’un concours, Weerts est désigné et, 20 ans plus tard, il livre sa toile de 15 m de long et 7,20 m de hauteur 20 ans plus tard, intitulée « Concours d’éloquence à Lugdunum sous Caligula ». Le thème – imposé - permet de prôner les talents d’orateur et l’art de la persuasion, qui appartiennent aux valeurs éducatives de la Troisième République. Suétone évoque cette épreuve dans La Vie des douze Césars » (Caligula): « à Lyon, [Caligula] ouvrit en outre un concours d'éloquence grecque et latine, dans lequel, dit-on, les vaincus furent contraints d'offrir les prix aux vainqueurs et, par surcroît, de composer leur panégyrique ; quant aux concurrents qui avaient particulièrement déplu, on leur ordonna, paraît-il, d'effacer leurs écrits avec une éponge ou avec la langue, à moins qu'ils ne préférassent être battus à coups de férule ou précipités dans le fleuve voisin."
Outre ces explications, le site de l'Université Lyon 2 propose une illustration de cette œuvre.
L’article « Concours d’éloquence à Lugdunum sous Caligula » détaille les motifs de la fresque et décrit la scène avec précision. On note ainsi que l’empereur Caligula est présent avec sa femme Césonia ainsi qu’un jury composé de quatre personnes. Un concurrent, en plein élan oratoire, déclame avec flamme. A la fin de son discours, il connaîtra soit le sort du candidat sorti vainqueur de l’épreuve et montrant à la foule sa couronne de laurier, soit le sort des perdants entraînés et jetés dans la Saône. A gauche, le prochain concurrent se prépare, encouragé par un camarade, situé devant les gradins bondés de l’amphithéâtre. Le public semble composé de patriciens et d’habitants de Lugdunum. Pour plus d’informations, cet article, publié dans le Bulletin municipal de Lyon du 6 août 2000, est consultable en ligne depuis les postes de la Bibliothèque municipale, via la base de données «Dossier de presse ».
En ce qui concerne les médaillons dont vous parlez, nous n’avons pas d’informations particulières. Le site web de l’Université mentionne ceci : « La présence de 21 noms de savants rappellent, comme pour la symbolique des médaillons extérieurs de la cour d'honneur, la vocation première du lieu : les sciences. Nous pouvons lire, entre les noms de Bichat, Bernard, Laennec, Paré, Ampère, Gay-Lussac, Lavoisier... ».
Rappelons que c’est l’architecte lyonnais Abraham Hirsch (1828-1913), secondé par son confrère Eugène Cateland, qui édifie les facultés de médecine, de pharmacie et des sciences entre 1876 et 1886 puis les facultés de droit et des lettres de 1890 à 1896.
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