Ermessinde de NARBONNE PELET, duchesse de CHEVREUSE
LYON, MÉTROPOLE ET RÉGION
+ DE 2 ANS
Le 23/06/2014 à 11h50
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Question d'origine :
Bonjour
Je cherche des renseignements sur Françoise-Marie-Félicité-Ermessinde de Narbonne-Pelet, duchesse de Chevreuse, épouse de Charles-Marie-Paul-André d'Albert de Luynes de Chevreuse, née à Paris le 15 janvier 1785 et morte à Lyon le 6 juillet 1813.
Je voudrais connaitre les circonstances de son exil et de sa mort. Apparemment elle aurait été enterrée au cimetière de Loyasse, mais je n'ai pas trouvé sa tombe.
Si vous pouvez m'aider dans cette recherche, par avance merci !
Bien cordialement.
Réponse du Guichet
Le 25/06/2014 à 16h57
Bonjour
L’article La tombe de la duchesse de Chevreuse au cimetière de Loyasse indique l’emplacement de la tombe de Françoise Marie Félicité Ermessinde d’Albert Luynes de Chevreuse née Narbonne-Pelet : elle se situe allée 81, 4ème secteur dans un « modeste carré de sol entouré d’une bordure en ciment, avec une croix de fer ».
Les éléments biographiques suivants sont donnés :
« Françoise de Narbonne-Pelet était issue d’une grande famille de la vieille aristocratie française. A l’âge de seize ans, elle épousa Charles-Marie Paul André d’Albert, duc de Luynes, Chevreuse et Chaulnes dont elle eut deux enfants.
En 1806, Napoléon 1er la nomma dame du Palais de l’impératrice Joséphine, mais elle garda un esprit d’indépendance et se montra fort critique envers « cette cour sortie des camps » selon le mot de Chateaubriand. En 1808, l’Empereur voulut attacher la duchesse au service de la reine d’Espagne assignée à Fontainebleau. Napoléon entendait bien avoir une informatrice dévouée auprès de la reine mais Madame de Chevreuse refusa tout net le rôle d’espionne qu’on voulait lui faire jouer.
Ulcéré par ce défi à son autorité, Napoléon imposa un dur exil à la duchesse, lui interdisant d’approcher Paris de plus de cent lieues. Après un passage en Normandie, en Dauphiné, en Touraine, Madame de Chevreuse arriva à Lyon.
Dans les Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Madame Récamier, sa nièce et fille adoptive, Amélie Lenormant, raconte qu’en juin 1812, « Mme Récamier retrouvait encore à Lyon et dans l’auberge même où elle était descendue (l’hôtel de l’Europe) une sœur d’exil, l’élégante duchesse de Chevreuse, accompagnée de sa belle-mère, la duchesse de Luynes, dont la tendresse passionnée n’avait pu consentir à s’en laisser séparer».
[Source de l’article : Souvenirs de Madame Récamier, tome I, 1859, page 186]
Atteinte de tuberculose, la duchesse de Chevreuse déclinait de jour en jour. Elle s’éteignit le 6 juillet 1813. Elle fut inhumée au cimetière de Loyasse, ouvert quelques années plus tôt. La famille fit réaliser par le sculpteur Pierre-Marie Prost un monument funéraire « qui fut en son temps considéré comme l’un des plus beaux de Loyasse » (…)
Cet article, illustré d’iconographie en provenance des Archives et de la Bibliothèque municipales indique aussi les épitaphes et inscriptions. Le monument funéraire, aujourd’hui absent du cimetière de Loyasse car déplacé dans l’enclos de l’église de Dampierre-en-Yvelines où se trouve le château de la famille d’Albert-Luynes, est décrit. L’emplacement de la tombe - toujours à Loyasse - a été retrouvé et remis en état en 1937, après des recherches demandées par le maire Edouard Herriot.
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