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grippe aviaire

par pyrrus, le 20/02/2006 à 21:22 - 1982 visites

bonsoir
Comme tout un chacun, je me pose des questions sur la grippe aviaire.
Je suis propriétaire d'une petite chatte qui adore chasser surtout des souris mais parfois des oiseaux. Nous fait-elle courir un risque?
Merci de votre réponse

Réponse de

par gds_bp, le 21/02/2006 à 14:36

Réponse du service Guichet du Savoir


Rapports signalant la contamination de chats domestiques (Thaïlande)

[i]L’OMS a pris connaissance de rapports signalant l’infection par le virus H5N1 chez les chats domestiques d’un seul foyer en Thaïlande. Les investigations sont en cours et, à l’heure actuelle, il est impossible de tirer des conclusions définitives. Néanmoins, les inquiétudes sont vives et des questions particulières se posent d’une part sur les risques que court l’être humain vivant en contact rapproché avec des chats infectés et, d’autre part, sur le besoin de surveiller les populations de chats.

La faculté des Sciences vétérinaires de l’Université Kasetsart en Thaïlande a annoncé aujourd’hui la présence de l’infection à H5N1 chez deux chats morts parmi 3 qui appartenaient à un même foyer possédant au total 15 chats. Sur les 15 félins, 14 sont morts. Le propriétaire a observé que l’un des chats avait été en contact avec des poulets morts.

Le Ministère thaïlandais de la Santé publique enquête sur cet incident et surveille la santé des sujets contacts humains. La FAO a aussi envoyé des experts.

S’il est prématuré de tirer des conclusions en attendant les résultats de ces enquêtes, on considère néanmoins comme improbable que la confirmation de l’infection à H5N1 chez le chat augmente les risques actuels pour la santé humaine. On ne pense pas non plus qu’elle aura une influence significative sur l’évolution de l’épidémie chez l’homme.

Plusieurs études ont montré qu’un petit nombre de mammifères, porcs, phoques, baleines, visons et furets, sont sensibles à l’infection naturelle par des virus grippaux de composition génétique purement aviaire. Parmi toutes ces espèces, seul le porc est important pour la santé humaine. Les porcs peuvent être en effet simultanément infectés par des virus grippaux aviaires et humains et servir ainsi de “creuset” pour le mélange du matériel génétique avec, pour conséquence éventuelle, l’apparition d’un nouveau sous-type. La plupart des spécialistes s’accordent pour dire que les porcs ont joué un rôle dans l’apparition des virus à l’origine des pandémies de 1957 et 1968.

Jusqu’à maintenant, on ne pensait pas que les chats domestiques étaient sensibles à l’infection naturelle par des virus grippaux. Certaines études anciennes, en 1970, 1972, et 1981, ont rapporté des infections expérimentales chez le chat domestique en laboratoire. Bien que l’infection ait eu lieu (on a retrouvé des virus dans les voies respiratoires), tous les chats sont restés en bonne santé. Aucun n’a développé les symptômes typiques de la grippe, à savoir fièvre, écoulement nasal, toux ou éternuements. Ces constatations sont importantes car elles laissent présumer que, si de nouveaux chats devaient être infectés par le virus H5N1, ils ne sécréteraient pas de virus en grande quantité.

Le virus H5N1 se réplique en revanche dans les intestins et dans l’appareil respiratoire des oiseaux. Dans la flambée actuelle, les oiseaux infectés émettent de grandes quantités de virus dans leurs fèces, ce qui entraîne une très large contamination de l’environnement. Cette forte présence du H5N1 dans le milieu crée le plus grand risque d’exposition, et donc d’infection, pour l’homme. S’il s’avérait que les chats domestiques étaient facilement infectés par le H5N1, ce que l’on pense improbable, ils ne devraient pas contribuer d’une manière significative à la présence du virus dans l’environnement.

Les virus grippaux aviaires, y compris la souche à l’origine de la flambée actuelle, ne disposent pas des récepteurs leur permettant d’infecter efficacement les mammifères. Les cas d’infection chez l’homme observés au cours de cette flambée et des deux précédentes démontrent toutefois que la transmission de l’oiseau à l’homme peut se produire, malgré l’absence de ces récepteurs. Le très petit nombre de cas humains, malgré de grandes possibilités d’exposition et d’infection, semble bien indiquer que la transmission du H5N1 de l’oiseau à un mammifère, qu’il s’agisse du chat ou de l’homme, se produit rarement.

L’infection de chats domestiques par le virus H5N1 est un événement inhabituel au cours d’une situation sans précédent. Les résultats des investigations entreprises par les autorités thaïlandaises permettront d’obtenir des informations essentielles sur celui-ci.

Les virus grippaux sont très instables et leur comportement est imprévisible. Il faut donc rester en état d’alerte pour dépister les cas suspects chez diverses espèces de mammifères. La notification par les vétérinaires de cas présumés ou confirmés aux autorités nationales, comme cela a été le cas ici, est un élément essentiel de cette vigilance.

L’OMS collabore étroitement avec la FAO et l’OIE dans le cadre des efforts internationaux pour comprendre l’évolution des flambées chez l’homme et l’animal, ces deux aspects étant étroitement liés.[/i]

Source (et suite) Organisation mondiale de la santé, Grippe aviaire A(H5N1) - bulletin n° 28 - 20 février 2004.

Voir aussi les autres questions posées au Guichet sur la grippe aviaire :
- Grippe aviaire en France
- grippe aviaire
- Grippe aviaire, risque pour l'homme
- Virus
- Grippe Aviaire, "abattre" les volailles
- Virus aviaire, oiseaux migrateurs
- grippe aviaire
- grippe aviaire, transmission aux autres animaux
- la grippe espagnole
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