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Rainer Oldendorf
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Omin [ 17/01/2007 à 21:29 ]

Je souhaiterais avoir des pistes pour comprendre et pouvoir aborder la démarche artistique de Rainer Oldendorf. Cela est-il possible ? Merci !

Réponse attendue le 20/01/2007 - 21:01


bml_art [ 20/01/2007 à 15:38 ]

Réponse du Département Arts et Loisirs

Rainer Oldendorf, né en 1961 à Lüchow (Allemagne), vit et travaille à Lörrach et à Paris. Son activité artistique s’opère à partir de films de cinéma (super 8, 16 mm, 35 mm), ou de photographies, parfois les deux en interaction dans la même oeuvre.
Dans sa présentation de l’artiste à l’occasion de l’exposition en 2000 à la Fondation Tàpies (Barcelone), Nuria Enguita Mayo ajoute [texte en anglais, espagnol, catalan]: [i]« Rainer Oldendorf utilise l’architecture, la lumière, la photographie, le cinéma et la vidéo dans une œuvre qui propose une réflexion sur sa propre histoire personnelle, sociale et politique, dans le contexte des lieux de la production et en relation avec les personnes qui travaillent à la réalisation d’un projet commun. »[/i] Suit un article détaillant les œuvres présentées à l’exposition et celles majeures réalisées antérieurement.
Sa démarche artistique reste difficile à aborder, d’autant plus qu’elle implique la participation réelle du spectateur qui intervient lui-même dans la pièce présentée. Nous avons cependant repéré un certain nombre de sources qui permettent de se faire une idée de son travail, et de ses enjeux :

[i]Camera Austria[/i], n° 95, 2006 [cote 955635], [en anglais et en allemand] :
Rainer Oldendorf, par Nuria Enguita Mayo, p. 29-32 : article très complet qui éclaire le travail de l’artiste, en se basant sur ses propres citations.
Portfolio de 12 photos couleur, p. 33-40, dont un portrait de l’artiste.

[i]Pointligneplan[/i], 2002.
Pointligneplan est une association qui anime depuis 1998 une programmation régulière de films, au croisement du cinéma et de l’art contemporain (notamment à la Fémis ; œuvres de Rainer Oldendorf présentées : [i]Free cinéma[/i], 1994, 4 mn, 35 mm couleur, [i]Marco 1-5[/i], 1995, 52 mn, 16 mm couleur, [i]Marco 6-9[/i] (extraits), 1998-2000, 10 mn). Le texte de Roger M. Buergel, Rainer Oldendorf, [i]le texte d'une génération[/i], p. 54-61, fait le point sur le film [i]Marco[/i] et est accompagné de deux photos couleur du film.

[i]8e Biennale de l'image en mouvement[/i] / Centre pour l’image contemporaine, Saint-Gervais, Genève, 1999
Présentation des films [i]Marco 1-5[/i] (1.Düsseldorf, 1995, 10 mn ; 2.Lyon, 1995, 12 mn, 3. Tel Aviv, 1996, 12 mn, 4. NewYork, 1997, 8mn, 5. Paris, 1997), p. 74-77.
[i]« Marco est un film in progress, que Rainer Oldendorf réalise depuis 1995 avec un ami d'enfance, Marco Gallo, comme acteur principal, au gré des engagements qui lui sont proposés. Les étapes de la réalisation sont montrées sous forme d'installations ou de performances. Adolescent, Rainer Oldendorf était un animateur du Free Cinema à Lörrach, près de Bâle, un lieu de diffusion mais aussi de production de cinéma d'auteur et de cinéma expérimental. De cette période date l'engagement d'Oldendorf dans des processus d'appropriation des films et des médias. »[/i]

[i]Blocnotes[/i], n°15, été 98, p. 90-97, [cote 955111].
Article qui décrit précisément le dispositif mise en place par l’artiste, en 1994, au Cineac d’Amsterdam. [i]« J’ai voulu transgresser la notion symbolique de participation, caractéristique du modernisme. C’est-à-dire transgresser l’idée qu’en rendant visible la technique de projection du cinéma par l’utilisation de verre dans l’architecture du Cineac, les médias deviendraient transparents. Dans mon installation, cette notion symbolique de participation est confrontée à l’idée de participation active véhiculée par les mouvements de cinéma indépendants des années 70 tels que le Free Cinema. »[/i] Suit un document qui mentionne 13 films produits par le [i]Free Cinema[/i], de 1972 à 1981, dont l’artiste a été un acteur principal.

[i]Une minute scénario[/i] : Le Printemps de Cahors, 6-22 juin 1997

[i]Art press[/i], n° 227, septembre 1997, p. 28-30, [cote 952856]
Correspondance Rainer Oldendorf / Jean-Yves Jouannais, avec 2 photos couleur, qui explicite certains aspects du film [i]Marc[/i]o. [i]« Pour moi, le film est un médium au sens propre du terme, à savoir un moyen d’établir des relations avec des gens : je rencontre des gens à l’occasion du film et inversement les gens qui m’entourent participent au film. Et ce sont les gens qui définissent les lieux de tournage. »[/i]

[i]Art press[/i], n° 208, décembre 1995, p. 50-54, [cote 952856]
Article de Pierre Leguillon qui retrace la vie et l’oeuvre de Rainer Oldendorf, depuis 1991, expérience à la Cité Radieuse de Le Corbusier, à Marseille. Accompagné de 10 photos couleur.

[i]Art press[/i], n° 173, octobre 1992, [cote 952856]
Compte-rendu de l’exposition Antoni Muntadas, Krysztof Wodiczko, Rainer Oldendorf, aux Ateliers municipaux d’artistes, Marseille, septembre-octobre 1992.

[i]3e biennale d'art contemporain à Lyon[/i] [Livre], 1995
Article sur Rainer Oldendorf à propos du deuxième volet de [i]Marco[/i] qu’il réalise à l’occasion de cette biennale. Evocation des œuvres réalisées de 1992 à 1995.

[i]3e biennale d'art contemporain à Lyon[/i] [Cédérom], 1995
Le CD-ROM montre quelques fragments d’un entretien avec l’artiste filmé à Paris le 24/08/95 :
[i]1) adolescent : « Pour moi, un élément important est le fait que, adolescent, j’ai participé à un cinéma associatif dans lequel nous avons à la fois montré des films qui n’avaient aucune possibilité d’être distribués dans les salles commerciales, et tourné des films nous-mêmes. J’ai fait un travail sur le cinéma. J’ai travaillé sur les archives. Je me suis rendu compte qu’on peut considérer, ou plutôt que je considère les films que nous avons faits, comme des remakes de films que nous trouvions bons ou importants. »
2) l’élément film : « c’est la production d’un film sur place, avec les gens qui sont sur place. C’est-à-dire que je relie un film qui existe déjà à un lieu précis, en rejouant des extraits avec les personnes qui vivent dans cet endroit. C’est un élément. Puis il y a l’élément film. Ce processus n’a pas uniquement lieu dans un seul endroit, mais dans plusieurs endroits. Les fragments s’enchaînent et créent une histoire cohérente. »
3) le corps : « D’autre part, il est important pour moi de présenter le film d’une façon qui permette de souligner la problématique du média film et également son aspect psychédélique. En ce qui concerne le projet Marco, j’ai décidé de présenter la première partie et également la deuxième partie de façon à ce qu’on voie le film couché. Le corps de celui qui regarde le film est fortement impliqué. Ceci transforme la situation de perception. »
4) des écouteurs : « En même temps, le spectateur porte des écouteurs. D’une certaine manière on est donc isolé, mais en contact visuel avec ce qui se passe dans l’exposition ou dans des lieux proches. »[/i]Deux très courts extraits de films (Le centre d’Ivry, 1994, extrait de10 s. et Marco, 1e partie, 1995, extrait d’1 s.), 3 photos couleur, un fragment du texte de Pierre Leguillon (Arts press, n° 208), une notice biographique y figurent également.
[i]« Ses films confrontent son histoire personnelle à l’identité du groupe de personnes réunies pour chaque projet. Il emprunte aux films de son adolescence et choisit les acteurs parmi ses proches. La configuration ouverte, comme l’intimité confortable de ses espaces de projection, expriment ce désir d’intégration du spectateur à l’œuvre et à un espace social. »[/i]

Signalons que l’artiste est représenté par la galerie Erna Hecey, à Bruxelles. Le site montre 7 photos de l’artiste, recense les dernières expositions individuelles ou de groupe, et fournit une bibliographie.

Egalement, l’exposition, du 14 janvier au 10 mars 2007, au CAC Brétigny :
[i]« “Marco” est un film picaresque réalisé étape par étape dans différents pays depuis 1995. “Marco 1 à 5” est terminé, sa forme finale consiste en une double projection diapositive et 16 mm/vidéo. “Marco 6 à 12" est la suite de la série mais c´est aussi un film de fiction autonome tourné en 35 mm. C´est autour du montage vidéo de ce deuxième volet, d´un bureau transformé en sculpture, et des œuvres permanentes d´autres artistes faisant partie de l´espace, qu'est conçue l´exposition au Centre d'art contemporain de Brétigny. En parallèle, il y aura “Sektion film” un séminaire en 3 volets comprenant un tournage avec des lycéens, des projections et des rencontres au Ciné 220 de Brétigny et au MK2 Hautefeuille à Paris, où seront présentés les rushes en 35 mm des derniers tournages “Marco 12 Lörrach” et “Marco 11 Rio”, coproduits par le CAC Brétigny, la Galerie Erna Hécey et Rainer Oldendorf. »[/i]

En outre, la librairie Bookstorming propose deux références de monographies sur l’artiste encore disponibles à l'achat.

Réponse attendue le 24/01/2007 - 15:01