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Accueil > "zéro papier"

"zéro papier"

par saucissette, le 15/03/2007 à 22:07 - 5326 visites

bonjour
je travaille actuellement sur un mémoire dont le sujet est: le "zéro papier" dans les entreprises. Malheureusement, je n'arrive pas à trouver l'origine de ce concept, toujours mis entre guillements...est ce une expression française? de quand date-telle exactement? qui l'a crée? (des informaticiens français?). J'ai consulté la revue Archimag qui traite souvent du sujet mais n'ai rien trouvé sur l'origine.
Merci pour votre aide et bravo pour votre boulot biggrin.gif
Véronique

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 16/03/2007 à 14:46

Réponse du service Guichet du Savoir


[i]Le Toyotisme
Cette organisation du travail est un concept de l’économiste Taiichi Ohno dans les usines Toyota au Japon dans les années 60, qui s’est étendu au reste Japon par la suite. A la vue des performances de l’économie japonaise, on observe une diffusion de cette méthode en Europe et dans le reste du monde dans les années 80.

Le Toyotisme comme système de production
La différence fondamentale avec le fordisme se situe dans le rôle attribué à la demande. Ici, la demande a un rôle majeur : c’est elle qui déclenche le processus de production. On produit pour répondre à la demande. Dans le fordisme, on produit d’abord et on consomme ce qui a été produit.
Qu’est-ce que cela change ? La production, et donc le travail, est organisée pour répondre aux exigences de la demande, en quantité et en qualité. Toyota a donc développé le principe du juste-à-temps : il faut produire ce que veut le consommateur, quand il le veut. Le principe du juste-à-temps se décline en cinq exigences, ce que l’on appelle les « cinq zéros » :
- Zéro stock : les produits finis ne doivent pas attendre les clients sur les étagères (cela coûte cher à l’entreprise : il faut de la place pour les stocks et de la surveillance), les matières premières ou les pièces détachées ne doivent pas être stockées en attendant leur utilisation (même problème de place, et il faut payer les pièces longtemps avant de les utiliser). Résultat : on produit quand on a un certain nombre de commandes, on fait venir les pièces exactement au moment où on en a besoin.
- Zéro délai : il faut réduire au minimum le temps nécessaire dans l’entreprise pour changer le produit en cours de fabrication, c’est-à-dire qu’il faut que les hommes et les machines soient flexibles. De même, il faut réduire au minimum le délai entre la prise d’une commande et sa satisfaction.
- Zéro défaut : l’entreprise par les services offerts et les produits fabriqués doit être irréprochable vis-à-vis de ses clients. La qualité doit donc être une obsession. Même si la recherche de la qualité peut être coûteuse, on sait qu’elle permet aussi la réalisation d’économies : les malfaçons coûtent très cher, le mécontentement des clients aussi, surtout quand la concurrence est forte.
- Zéro panne : l’entretien et la fiabilité des machines sont essentiels.
- Zéro papier : les économies doivent aussi toucher les bureaux, il faut limiter les opérations débouchant sur un développement de la paperasserie.
Dans ce système, 20% la production est faite à flux tendus en produisant à la commande sur le principe du Kan ban pour éviter les stocks. T. Ohno, initiateur de cette méthode de travail, explique ce principe : « Chaque poste de travail doit pouvoir prélever sur celui qui le précède dans le processus de production les pièces dont il a strictement besoin. ». Pour la première fois la production se fait donc de l’aval vers l’amont (par opposition au fordisme). La production n’est celà dit pas entierement basée sur ce principe car ne pas avoir de stocks peut être dangereux en cas de problème (grève, défaillance, panne).
Cette adaptabilité de la production va permettre de revenir en partie sur la standardisation et d’offrir une gamme de produits plus diversifiée, et donc plus adaptée aux goûts des consommateurs.
Parallèlement, elle exigera une plus grande flexibilité des travailleurs et des machines, qui doivent pouvoir réagir face aux changements de la demande. Du fait de ses effets sur les coûts et sur la capacité à répondre à la demande, le juste-à-temps s’est ensuite diffusé, avec des variantes et des adaptations, dans les autres pays. En particulier, il permet de mieux prendre en compte les variations brutales de la demande, variations qui se sont beaucoup accentuées depuis une vingtaine d’années (c’est ce que l’on appelle parfois la volatilité de la demande).[/i]
[...]
source : Les formes d'organisation post-tayloriennes du travail

Pour approfondir le sujet :
- Le toyotisme / Koïchi Shimizu
- Organisation du travail et croissance
- Wikipedia
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