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Accueil > "Grand ange rose de Strasbourg"

"Grand ange rose de Strasbourg"

par claudette, le 06/09/2008 à 12:53 - 3757 visites

Bonjour Cher Guichet,

Le "Grand ange rose de Strasbourg"

ainsi est écrit un vers d'un poème de Paul Claudel, en décrivant la cathédrale de Strasbourg.

Pouvez-vous me donner le titre de ce poème et si je peux abuser dans ma demande, j'aimerais le poème tout entier ?

Merci infiniment pour tout ce que vous faites.

Claudette

Réponse de

par gds_cdp, le 06/09/2008 à 14:28

Réponse du service Guichet du Savoir


Ce poème s'appelle simplement [i]Strasbourg[/i]. Il a été écrit en 1913 après la visite que Claudel fit de cette ville. On en trouve les (vingt-et-un) premiers vers retranscrit dans cet ouvrage en ligne sur Google Books, Yvan Goll--Claire Goll : Texts and Contexts de Eric Robertson et Robert Vilain (Rodopi, 1997) :

[i]La Cathédrale, toute rose entre les feuilles d'avril, comme un être que le sang anime, à demi humain.
Le grand Ange rose de Strasbourg qui est debout entre les Vosges et le Rhin,
Contient bien des mystères dans son livre et des choses qui ne sont pas racontées
Pour l'enfant qui vers ce frère géant lève les yeux avec bonne volonté.
Salut, Mères de la France là-bas, Paris et Chartres et Rouen,
Grandes Maries toutes usées et chenues, ô Mères toutes noires de temps !
Mais qu'il est jeune ! qu'il est droit ! comme il tient fièrement sa lance !
Qu'il fait de plaisir à voir dans le soleil, plein de menaces et d'élégance.
Tel que le bon écuyer qui soutient son maitre face-à-face,
L'Ange de Strasbourg en fleur, rose comme une fille d'Alsace !
Dieu n'a point fermé les yeux de la mère pour qu'elle ignore
Ce Fils mystérieux au-dessus d'elle et ce grand laurier dans l'aurore !
C'est aussi présent que moi ! c'est de la pierre ! c'est aussi sain,
Aussi neuf, aussi vivant, aussi dru que la rose de ce matin,
Ce qui de toutes parts à moi s'ouvre et m'accueille, et qui enfin
M'immerge, profond et divers, quand j'ai franchi le portail,
Asile comme le sein des mers, aussi vermeil que le corail !
De quel soleil au dehors ces feux sont-ils le reflets ?
Comme la voix en dix mille syllabes qui devient un seul grand poème diapré.
Le jour, en ce silence hors du monde pour y pénétrer,
Raconte à travers les vitraux tous les siècles, toute l'histoire profane et sacrée.[/i]


Il n'est pas possible d'en retranscrire la totalité, ce texte étant encore sous droits d'auteur. Vous le trouverez dans les œuvres complètes de Paul Claudel, tome 1 : poésies.
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