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Addiction

par zibidi, le 13/04/2011 à 19:24 - 5109 visites

Cher Guichet du Savoir,

L'information circule bien sur les effets des jeux vidéo sur les jeunes enfants et les adolescents.

Cependant j'aimerai plus d'informations sur l'utilisation acharnée de jeux vidéo (simulation de guerre) par l'adulte. L'addiction peut-elle apparaitre? Dans quelle mesure?

Quels effets peut avoir un tel jeu vidéo sur les personnes de l'entourage du joueur addictif. Un entourage qui entend (sans écouter) pendant de longues heures des bruits de bombes et de balles peut-il être affecté par des troubles?

Merci d'avance pour votre réponse.

Zibidi, la rennaise des andes.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 15/04/2011 à 10:23

Réponse du service Guichet du Savoir

Bonjour,

Comme l'indique le site suisse www.stop-jeu.fr, la question de l'addiction aux jeux vidéos fait débat :

« Les jeux vidéo/Internet peuvent-ils devenir une drogue ? »
C’est une question qui fait débat parmi les professionnels.
Il semble en effet que dans certaines situations, on retrouve dans l’usage fait des jeux vidéo ou d’Internet des caractéristiques générales de l’addiction - définie par des critères de perte de contrôle, de compulsion (pensées obsédantes qui cessent lors du comportement-problème) et d’impulsion (réalisation du comportement sans tenir compte des conséquences socio-environnementales négatives). En ce sens, on pourrait qualifier ce type de conduites d’ « addictions comportementales » ou d’ « addictions sans substance ». Les termes de cyberaddiction et de cyberdépendance, qui restent controversés, sont d’ailleurs de plus en plus utilisés. Les critères d’addiction retrouvés chez les personnes pratiquant un usage excessif d’Internet ou des jeux vidéo seraient ainsi les suivants (Griffiths 2008a, 2008b, 2009) : les jeux vidéo ou Internet deviennent le centre de la vie de la personne, celle-ci présente des changements de l’humeur importants (de la tristesse à l’excitation), le besoin d’augmenter la pratique des jeux vidéo ou d’Internet afin d’atteindre une certaine sensation plaisante (phénomène de tolérance), des sentiments désagréables (irritabilité, nervosité) en cas d’arrêt de la pratique (symptômes de sevrage), des conséquences négatives sur les rapports avec l’entourage, sur les autres activités de la vie quotidienne (travail, école, vie sociale, etc.) ou encore sur la personne elle-même (fatigue, dépression, etc.) et enfin, une difficulté à contrôler sa propre pratique.
Toutefois, dans d’autres situations, il semble que la pratique excessive d’Internet ou des jeux vidéo soit plutôt à comprendre comme un symptôme parmi d’autres dans un contexte de troubles de l’adaptation (une adaptation difficile à un nouveau contexte de vie, par exemple des difficultés d’émancipation du nid familial à l’adolescence ou au début de l’âge adulte), ou en présence d’autres difficultés émotionnelles plus ou moins sévères (anxiété, dépression, troubles de personnalité). D’autre part, si la dimension hédonique que l’on retrouve dans les addictions aux substances psycho-actives ou aux jeux d’argent est également présente dans le plaisir plus ou moins intense que peuvent procurer certains jeux vidéo, la chronicité des troubles et l’intensité des conséquences négatives semblent habituellement moindres.
En l’état actuel des connaissances, il paraît donc prudent de garder un certain recul par rapport à l’utilisation des qualificatifs d’addiction ou de dépendance, s’agissant des pratiques excessives des jeux vidéo ou d’Internet. Une formulation neutre peut consister à parler de « troubles associés aux médias électroniques » (TME).


Concernant le rôle des proches, voici quelques conseils du même site :

Qu’en est-il des proches de joueurs/internautes adultes ?
Dans les situations ou l’activité de jeu ou sur Internet pose problème, il semble important de rappeler que l’entourage n’a pas la capacité de changer le comportement du joueur/de l’internaute. Le changement ne peut venir que de la personne elle-même. Toutefois, l’expérience montre que certaines attitudes tendent à maintenir voir aggraver le problème, alors que d’autres semblent favoriser le changement. Dans la mesure du possible, il vaut mieux éviter de surveiller la personne, ou de tenter de contrôler ses comportements ; il vaut mieux éviter également de chercher à l’excuser, ou de vouloir la protéger en essayant de réduire les conséquences de ses actes.
Une attitude plus constructive consiste à lui expliquer calmement les conséquences que son comportement avec les jeux vidéo ou avec Internet a sur vous, et à la laisser face à la responsabilité de ses actes. En parallèle, il est important pour les proches de se recentrer sur eux, et d’essayer de rétablir l’équilibre dans leur propre vie.
Enfin, rappelons que les difficultés liées à l’utilisation des jeux vidéo ou d’Internet sont le plus souvent transitoires et sont fréquemment l’expression d’une crise (familiale, conjugale, scolaire, professionnelle…). N’hésitez pas à faire appel à des professionnels en cas de besoin.



Nous vous proposons également la lecture de ces deux précédentes réponses du Guichet du savoir, dans lesquelles vous trouverez des références intéressantes :
- Jeux vidéo, utilisation abusive
- La wii est dangereuse ?

Par exemple, la rubrique psychologie de l'Observatoire des Mondes numériques en sciences humaines propose des articles particulièrement intéressants sur l'addiction aux jeux vidéos :
- L’addiction aux jeux vidéo : Mythe et réalité / Benoît Virole
- Critique de la notion d’addiction au jeu vidéo / Thomas GAON
- Addiction au virtuel : le jeu vidéo / Michael STORA
...

Quelques livres sur le sujet :
- Comprendre l'impact des jeux vidéo : potentiels + dangers = responsabilités nécessaires / Mark Chambler-Dubosson
- Les jeux vidéo rendent-ils accro ? dont vous trouverez une présentation sur le site www.passeursdeculture.fr


Concernant les répercutions de ces nuisances sonores sur votre santé, voici ce qu'indique le laboratoire de l'audition d'Annecy :
La notion de pollution sonore regroupe généralement des nuisances sonores provoquées par diverses sources, dont les conséquences peuvent aller d’une gêne passagère, à des répercussions graves sur la santé, et influer sur la qualité de vie et/ou sur le fonctionnement des écosystèmes. [...]
Du proche ultrason à l’infrason, une large gamme de longueurs d’onde peut être source de stress ou de conséquences pathologiques, selon l’intensité, la durée d’exposition et la sensibilité de la personne ou de l’animal exposé.
[...]
Effets non auditifs
L’exposition prolongée au bruit perturbe de façon insidieuse le système nerveux.
La première cause est la fatigue.
A cette fatigue vient s’adjoindre un « cortège » d’effets secondaires : la nervosité, l’irritabilité, la perte de vigilance et de l’attention, la perte de capacité de concentration, les tremblements des mains, les vertiges.
On estime qu’une exposition à un bruit de 30 à 60 dB, entraîne des réactions psychiques.
De 60 à 90 dB des réactions psychiques et somatiques.
Mais le système nerveux n’est pas la seule victime.
Pratiquement on peut dire que la plupart de nos appareils physiologiques peuvent être perturbés par le bruit.



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