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date de construction du mur de clôture du cimetiere de la gu

par tantine, le 12/09/2012 à 00:36 - 1815 visites

l'actuel mur de clôture du cimetière est il au même en placement qu'à l'origine du cimetière , ce dernier s' est il agrandi ?

Qui est propriétaire de ce mur ? appartient il à la ville de LYON

à l'origine de la création du cimetière à qui appartenait le terrain

existait il des constructions autour de cet emplacement

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 14/09/2012 à 10:18

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

La notice du Dictionnaire historique de Lyon consacrée aux « Cimetières » indique qu’ « en 1820, en vue d’installer un nouveau cimentière, plus éloigné mais d’accès tout de même plus commode que celui de Loyasse, la Ville de Lyon acquiert une vaste étendue près du château de la Motte, endroit qui devient, deux ans plus tard, l’ancien cimetière de la Guillotière, toujours aménagé par l’architecte Antoine-Marie Chenavard. Il est doublé, en 1859, par le nouveau cimetière de la Guillotière pour lequel le même architecte reprendra le plan en roue ».

L’article du Centre Pierre Léon d'histoire économique et sociale sur Le cimetière dans la ville : La Guillotière à Lyon au XIXe siècle, consultable à la Bibliothèque municipale de Lyon, donne des précisions complémentaires.

On y note notamment que le cimetière de la Guillotière s’ « est agrandi à plusieurs reprises au cours du siècle », par des acquisitions de terrain successives, ce qui laisse entendre une évolution de sa clôture.

Son ouverture en 1822 se fait dans le cadre de l’application de la loi, « qui prévoit que chaque commune ait son propre cimetière (article 2 du décret du 23 prairial an 12). Ce dernier est installé à l’extérieur de la zone urbanisée de la commune ». Comme dans les années précédentes, le choix du terrain rencontre l’opposition du curé de la Guillotière (…). Le préfet passe outre ces protestations et l’accord passé avec le propriétaire est converti en acte définitif, après approbation royale, en janvier 1821 (documents conservés aux Archives municipales de Lyon). Le terrain acheté, sa transformation en cimetière passe d’abord par sa clôture. Il doit être ceint « de murs de deux mètres au moins d’élévation », comme le précise l’article 3 du décret de prairial. Les travaux adjugés à l’été 1821, il ne reste alors plus qu’à bénir le lieu, chose faite le 5 mai 1822. Dès le lendemain, les inhumations commencent et cessent dans l’ancien cimetière paroissial. ».

"En 1820, la première parcelle du cimetière a été acquise pour 0,32 F le m² ; au milieu du siècle, la valeur des terrains du quartier est évalué à 2 ou 3 F le m² et la dernière propriété achetée par la ville en 1899, l’est à 9F."

Il est également fait mention d’un arrêté du préfet de 1938 qui indique que « le quartier de la Guillotière est très bâti ».

L’article, complet, analyse également le cimetière comme élément de la structure urbaine ainsi que l’organisation de cette nécropole et cite, pour les documents exploités, les références des fonds des Archives municipales de Lyon.

Vous pouvez lire également l’article de la revue Rive gauche sur « Nos anciens cimetières ».
Il mentionne le projet, évoqué qu’ " une séance publique du Conseil général du District de Lyon en date du 1er mars 1795 aboutit à la déclaration qu’il était urgent de faire des constructions nécessaires à l’établissement d’un cimetière dans une partie du terrain provenant du nommé Macors frappé par le glaive de la Loi et fusillé le 5 décembre 1793. Ce terrain était sur la commune de La Guillotière [faubourg rattaché à Lyon en 1852], jouxtant la grande route de Grenoble, entre ladite commune et celle de Bron donc, hors limites lyonnaises, sur un site un peu élevé donc abrité des inondations et où l’air plus vif combattrait les exhalations nuisibles à la santé des citoyens".
Le terrain est choisi mais " en cette période troublée, rien n’avançait. Les décrets en vue du nouveau cimetière restaient « lettre morte » ".
L’auteur fait également part d’un arrêté du 9 Prairial An IX (29 mars 1801) concernant un terrain " acheté en 1791 par la commune de Lyon, entre Bron et Villeurbanne, pour servir de lieu de sépulture, [qui] sera mis en état d’être appliqué à cette destination" mais précise qu’il n'a pas « pu trouver de date réelle » pour la réalisation du projet. Pour finir, il mentionne ensuite la construction d’un cimetière plus vaste, en 1854.
Quid du cimetière de 1822 ?

Si vous avez besoin d’entreprendre des recherches sur les propriétaires des terrains d’origine, nous vous conseillons de vous rendre aux Archives municipales de Lyon.

Quoi qu’il en soit, les terrains du cimetière de la Guillotière Ancien et du cimetières de la Guillotière Nouveau et leurs murs de clôture appartiennent bien au domaine de la Ville de Lyon, fait confirmé par la Direction des Cimetières.
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