Guichet Du Savoir
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Le circuit des émotions
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Laurablabla [ 23/09/2016 à 12:16 ]

Bonjour Cher Guichet.

Je m'interroge sur le "circuit des émotions". Est-ce le stimuli perçu qui déclenche l'émotion puis la réaction du corps (larmes, expressions faciales, rires...), ou cela est-il plus "primaire" ?

Je m'explique : Serait-ce les réactions physiologiques de notre corps qui devancerait et entrainerait l'émergence de l'émotion (environnement -> perception -> réponses corporelles -> émotions) ?

Une personne qui expérimente pour la première fois le panel des sentiments pourrait-il pleurer sans comprendre réellement ce qui lui arrive, trompé par son corps, n'ayant pu tisser les liens si profonds entre corps et esprit (peut-être se travaille s'effectue durant le développement cérébral et la maturité psychique de l'être ?) ?

Merci pour tes précieuses lumières !

Laura.

Réponse attendue le 27/09/2016 - 12:09


bml_san [ 24/09/2016 à 17:28 ]

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

D’après nos recherches, « une émotion est une réaction psychologique et physique à une situation. Elle a d'abord une manifestation interne et génère une réaction extérieure. Elle est provoquée par la confrontation à une situation et à l'interprétation de la réalité. En cela, une émotion est différente d'une sensation, laquelle est la conséquence physique directe (relation à la température, à la texture...). La sensation est directement associée à la perception sensorielle. La sensation est par conséquent physique. Quant à la différence entre émotion et sentiment, celle-ci réside dans le fait que le sentiment ne présente pas une manifestation réactionnelle. Néanmoins, une accumulation de sentiments peut générer des états émotionnels.
L'émotion peut se définir comme une séquence de changements intervenant dans cinq systèmes organiques (cognitif, psychophysiologique, moteur, dénotationnel, moniteur), de manière interdépendante et synchronisée en réponse à l’évaluation de la pertinence d’un stimulus externe ou interne par rapport à un intérêt central pour l’organisme.»

Source : wikipedia


« Circuit des émotions :
Le contenu émotionnel des informations en provenance de l’environnement et du reste de l’organisme est analysé en permanence. L’amygdale, principal détecteur d’émotions, est particulièrement sensible aux menaces et aux émotions négatives. Elle reçoit des informations directement des organes sensoriels et des différents cortex sensitifs et se connecte ensuite au cortex et à l’hypothalamus, créant ainsi un circuit. Une fois activée, elle transmet des signaux par l’intermédiaire de ce circuit, ce qui a pour effet de déclencher des changements corporels lors du passage dans l’hypothalamus et de provoquer une reconnaissance consciente de l’émotion lors du passage dans le lobe frontal. Les émotions positives suivent un circuit légèrement différent, passant par une région du tronc cérébral qui produit la dopamine, neurotransmetteur modificateur d’humeur. »
Le grand Larousse du cerveau de Rita Carter; avec la collaboration de Susan Aldridge, Martyn Page, Steve Parker...


« Le cerveau émotionnel :
En vous promenant dans les bois, vous apercevez un ours. La peur vous traverse et, en un instant, vous êtes prêt à vous sauver. On peut penser que la vue de l’ours déclenche le sentiment de peur, qui conduit à la décharge d’adrénaline vous préparant à fuir. Toutefois, les choses ne sont pas aussi simples, comme William James (et indépendamment Carl Lange) l’a prôné il y a plus d’un siècle. Selon eux, une émotion (comme la peur) est le résultat de la perception des modifications physiologiques, pas leur cause – nous avons peur parce que notre corps se prépare à agir d’une manière particulière, pas l’inverse. Bien que controversée, cette idée a passé l’épreuve du temps ; on accepte maintenant que les émotions sont profondément dépendantes de la manière dont le cerveau et le corps réagissent l’un à l’autre. A ce jour, les recherches se penchent sur le mécanisme cérébral concerné. Une région importante est l’amygdale, complexe de noyaux en forme d’amande situé dans le lobe temporal médian, qui contribue à la consolidation des souvenirs des expériences émotionnelles. L’endommagement de l’amygdale conduit à une diminution des réactions émotionnelles, spécialement la disparition de la peur. Bien d’autres aires cérébrales sont aussi impliquées, dont le cortex orbifrontal, qui lie l’émotion et la prise de décisions, et le cortex insulaire (ou insula), qui surveille l’état physiologique du corps. »

3 minutes pour comprendre les 50 plus grands mécanismes du cerveau de Tristan Bekinschtein, Daniel Bor, Christian Jarrett…

Il existe deux approches dans le domaine des émotions. Dans la première, d’après Joseph Le Doux, psychologue, émotion et sentiment se confondent, alors que pour Antonio Damasio, Neurologue, les émotions sont des actions, elles se traduisent par des expressions physiques, contrairement aux sentiments qui sont plus intériorisés.
Le cerveau émotionnel ou la neuroanatomie des émotions


Un dossier sur les Émotions (bases neurophysiologiques) sur le Vulgaris Médical

Pour aller plus loin, deux vidéos scientifiques avec un délicieux accent québécois :

Notre cerveau si fantastique de Sonia Lupien :


Du cœur au cerveau - Des émotions nécessaires à notre survie - Partie 1 de Camillo Zacchia :


Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
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Réponse attendue le 28/09/2016 - 17:09