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Accueil > WILLY RONIS ce jour là

WILLY RONIS ce jour là

par crespin, le 06/04/2017 à 15:03 - 2870 visites

Bonjour madames messieurs, je voulais tout d'abord vous remercier pour vos informations que vous m'aviez envoyé il y a quelques semaines cela m'a beaucoup aidé.

J'ai une autre questions à vous posez, avez vous des informations sur le livre Willy Ronis " ce jour- là" s'il vous plait.

merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 06/04/2017 à 15:24

Bonjour,

Nous vous remercions tout d'abord pour votre sympathique message.

Concernant votre question, nous aurions aimé savoir quel type d'informations vous souhaitez avoir sur cet ouvrage.

Sachez que vous pouvez venir le consulter au département Arts et Loisirs de la bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon : Ce jour-là de Willy Ronis.

Merci de préciser votre question en postant un nouveau message.

Bonne journée.

Réponse de crespin

par crespin, le 06/04/2017 à 15:48

Rebonjour,

Ce qui m'intéresserai c'est les ressenties des lecteurs sur ce livre ainsi que l'enjeux qu'a eu l'auteur pour écrire ce récit.

Merci beaucoup mais je ne suis pas de Lyon.

Cordialement

jeanne

Réponse du Guichet du savoir

par bml_art, le 08/04/2017 à 16:47

Réponse du département Arts et Loisirs

Le livre Ce jour-là, paru au Mercure de France, dans la collection Traits et portraits, en novembre 2006, vite épuisé, a fait l’objet en septembre 2009 d’une édition au format de poche, collection Folio, n° 4801.

Willy Ronis a pratiqué une photographie « humaniste », courant qui attire toujours une large audience. Les sujets sont pris dans la vie de tous les jours et les photographes sont soucieux de se mettre au service du public, préférant aborder la photographie en « artisan » plutôt qu’en « artiste ».

Tous les critères sont ainsi réunis pour que le livre ait été apprécié par de nombreux lecteurs ou auditeurs, invités largement à le découvrir par les médias :
Télérama, 2 articles de Luc Desbenoît, 17 septembre 2009. Sur le site, à la suite de l’article 1/2, vous trouverez huit commentaires de lecteurs, à l’article 2/2, deux avis.
Télérama, 8 novembre 2008, article de Christine Ferniot.
Le Parisien / Temps libre, 2 mai 2009.
Le Magazine littéraire, n° 460, janvier 2007, article de Jean Hurtin.
La Nouvelle Quinzaine Littéraire / La Quinzaine littéraire, 16 décembre 2008.
France Inter / La librairie francophone (Emmanuel Kherad), 19 septembre 2009.
France Culture / A voix nue, 20 juillet 2009.

Bien d’autres références sont citées dans la base numérique Europresse. En utilisant la recherche avancée, en tapant les mots clés « Willy Ronis "Ce jour-là" » et en choisissant la période spécifique, du 1er novembre au 08 avril 2017, on obtient 41 réponses.
Parmi celles-ci, notons :
L’Humanité hebdo, samedi 10 janvier 2009. Article de Clémentine Hougue « La boîte à pixels. Les instants secrets de Willy Ronis » :
« … Ce jour-là, où le photographe revient sur une cinquantaine de ses clichés, et nous livre ce qui s’est passé au moment où ils ont été pris, les circonstances qui l’ont conduit à presser le déclencheur, mais aussi des bribes de sa propre histoire…Cette autobiographie fondée sur l’anecdote nous fait découvrir le Ronis intime : les grands drames de sa vie, comme la maladie de sa femme, sont racontés avec pudeur, n’étant pas abordés frontalement mais par le biais (où peut-être derrière le masque) de l’œuvre d’art…
Mais ce texte est plus qu’une simple autobiographie : chaque photographie donne lieu à l’histoire secrète d’un instant suspendu. D’un baiser, une danse ou un regard qu’il aura surpris, Willy Ronis fait le point de départ d’une confidence, d’un drame ou d’une promesse. Simple et poétique, la prose de Ronis se déroule sans effet superflu : l’émotion y est discrète, quoique bien présente, mais l’humour et la légèreté du photographe contrebalancent la gravité que peut provoquer le retour sur cinquante ans de travail.
»
Le Monde des Livres, vendredi 19 janvier 2007. Article de Michel Guerrin, intitulé « Petit manuel de vie ».
Le Monde, mardi 28 juillet 2009, p. 14. Entretien Willy Ronis « Mes photos, le tissu de ma vie », propos recueillis par Josyane Savigneau.
« Comme je l’ai dit dans ce petit livre de 2006, Ce jour-là, mes photos sont le tissu de ma vie, elles se font des signes par-delà les années, elles contiennent des secrets, et forment, d’une certaine manière, mon autoportrait…
Je crois que mes photos montrent en effet mon intérêt pour la condition humaine. Mais je n’ai jamais aimé chercher l’étrangeté, photographier la difformité par exemple. Les choses désagréables à voir, je n’ai pas envie de les voir, et encore moins de les montrer aux autres. Je suis un photographe de la vie quotidienne, de ce qu’on voit en circulant dans la ville. Je regarde les gens, j’ai envie de les photographier et de creuser un peu ce qu’a été leur vie
. »

Sur les enjeux de la publication de ce livre, notre commissaire d’exposition photo à la BM Part-Dieu (exposition rétrospective Willy Ronis, du 14 mars au 15 juin 2002) se rappelle du souci très vif, exprimé par le photographe, d’éviter toute mauvaise interprétation ou utilisation de ses clichés. Il souhaitait qu’aucune suite préjudiciable pour les sujets photographiés ne découle de la publication de ses photos, et il s’attachait également à préciser les circonstances et l’état d’esprit des prises de vues pour contrer toute critique approximative ou erronée. Son respect des personnes photographiées et de son public, faisait de lui un anti-paparazzi.

Voici ce qu’écrit Willy Ronis à la page 134 du livre, dans sa première édition :
« Je me suis retrouvé devant un problème que j’ai d’ailleurs rencontré très vite quand je me suis mis à faire du reportage. Je donnais mes photographies à mon agence et je n’avais plus vraiment de contrôle sur leur utilisation. Il est arrivé que le hasard m’ait mis en face d’une utilisation de mes photographies que je n’avais pas du tout prévue, et avec laquelle je n’étais pas forcément d’accord. Ce sont des problèmes très importants qui se posent alors. Au bout d’un moment, j’ai quitté l’agence, et pendant quinze ans j’ai travaillé en photographe indépendant absolu. Cette photo, par exemple, était destinée à un reportage sur le pays minier, mais pas pour servir une cause. Une photo n’est pas un parpaing avec lequel on peut construire n’importe quoi. Je me sens entièrement responsable de l’utilisation de mes images. »

Outre cet aspect de documentation des photographies - la scène qui a attiré le photographe, le moment du déclenchement après l'attente de l’événement, ses sentiments vis-à-vis des personnes rencontrées, etc. -, le livre a également une revendication autobiographique.
Willy Ronis est né en août 1910, il a donc 96 ans à la parution de l’ouvrage. Après le décès de sa femme Marie-Anne, puis de son fils Vincent, les affres de la vieillesse qui restreignent ses déplacements, il tient à faire partager les chers moments des petits bonheurs de la vie – des jeunes gens virevoltant dans les bals, des corps de femmes révélés par la lumière, des regards d’enfants d'une absolue franchise - qu’il a réussi à immortaliser. A la fois supports et catalyseurs de la mémoire, les photographies servent de point de départ à Willy Ronis pour nous communiquer ses sentiments face à la vie.
A la page 90 du livre, il nous confie :
« … Ces moments savent me raconter bien mieux que je ne saurais le faire. Ils expriment mon regard, ma sensibilité. Mon autoportrait, ce sont mes photographies. À chaque photo, il pouvait se passer quelque chose comme il pouvait très bien ne rien se passer. Ma vie a été pavée de déceptions, mais aussi d’immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joie, qui consolent de tous les autres.
Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l’on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C’est ce que je nomme la joie de l’imprévu. Des situations minuscules, comme des têtes d’épingles. Juste avant, il n’y avait rien, et juste après, il n’y a plus rien. Alors, il faut toujours être prêt.
»

Le livre ne comporte pas d’introduction ou d’avant-propos qui auraient pu expliquer ou résumer ce que l’auteur souhaitait partager avec le lecteur. Seul le mot de présentation de l’éditeur en quatrième de couverture attire l’attention sur l’envie de l’auteur d’inscrire en mots le hors-champ de ses photos les plus célèbres, mais aussi d’exercer ses talents de conteur.

Les archives de Willy Ronis ont été léguées à l’État, ainsi que le signale l’article du Monde paru en 2010.

Pour avoir d’autres sentiments de lecteurs, dont celui en premier lieu de la directrice de la collection, madame Colette Fellous, vous pourriez également vous adresser au Mercure de France, éditeur original de l’ouvrage.
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