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Minimiser les dégâts d'un coup de feu

par chatperché, le 12/07/2017 à 09:42 - 1082 visites

Bonjour,

J'aimerais savoir dans quelle partie du corps un être humain peut se prendre une balle d'arme à feu, à bout portant et à une distance plus grande, à "moindre frais" ? J'entends par là un rapport douleur/dommages pour l'organisme

Merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_alc, le 12/07/2017 à 17:15

Bonjour,

Nous ne voudrions pas à avoir à rejouer Petits meurtres entre amis, C’est arrivé près de chez vous, L’ultime souper ou Very Bad Things pour pouvoir vous répondre.

En fait, la réalité est beaucoup plus complexe et comme le rapporte le site medecinelegale.wordpress.com," les armes à feu provoquent des dégâts plus ou moins importants en fonction du type de l’arme, des cartouches, mais aussi en fonction de la distance du tir. La première plaie occasionnée est la plaie d’entrée ; le trajet provoque lui aussi des dégâts importants, et enfin le projectile peut ressortir du corps et provoquer ainsi la plaie ou orifice de sortie qu’il importe de différencier des orifices d’entrées".

Parmi tous les facteurs à retenir, la vitesse, la masse du projectile, la trajectoire sont à prendre en considération dans la gravité de la blessure.
Néanmoins, l’article researchgate.net rappelle que « les tissus exposés à un projectile se comportent différemment selon leur nature.

Plus la densité des tissus est élevée et leur élasticité faible (organes pleins abdo-minaux, reins, cerveau, cœur), plus le transfert d’énergie est important entre le projectile et l’organe concerné avec un phénomène de cavitation important. Les organes peu denses et élastiques (poumons, organes creux) sont plus tolérants vis-à-vis des traumatismes balistiques et « absorbent » plus facilement l’énergie transmise. L’os, enfin, se fragmente avec génération d’esquilles multiples qui se comportent comme autant de projectiles secondaires. La balle elle-même, après contact avec l’os, modifie sa trajectoire par déstabilisation (bascule, rotation) et éventuellement fragmentation, génératrice elle-même de lésions secondaires.

Si certains organes sont plus fragiles que d’autres, il importe néanmoins de retenir que tous les critères cités ci-dessus sont à prendre en compte. Le triste fait divers mentionné dans 20 minutes, « Trois balles dans la tête? » le rappelle :

« Comment un homme armé, dans le Wisconsin, a pu se tirer lui-même plusieurs balles dans la tête...

En fait, il a manqué le cerveau. Une balle dans la tête n’est pas toujours mortelle. Quand le coup est tiré vers le haut depuis le menton, le recul peut dévier la bouche de l’arme vers le visage. Dans ce cas, la personne n’est pas touchée en pleine tête, où se trouve le cerveau: la balle passe par la bouche et le nez. La victime d’un tel coup souffre de blessures graves au visage. Elle peut aussi suffoquer si la balle touche une partie de son nez, ou si des morceaux de chair bloquent les voies respiratoires.

Lorsque l’on se tire une balle dans la tête, la gravité de la blessure dépend de plusieurs facteurs. Plus la balle est grande, plus les dégâts sont importants, puisque le projectile détruit tous les tissus sur son passage. Les balles à pointe vide, qui se déforment une fois arrivées à leur point d’impact, sont particulièrement dangereuses: leurs fragments peuvent toucher davantage de tissus du cerveau.

Mais c’est surtout l’endroit où la balle arrive qui compte: plus c’est loin du centre du cerveau, plus les chances de survie sont grandes. Si une balle frôle le bord d’un des lobes du cerveau, le patient va certainement survivre, avec un bon traitement médical. Si une balle entre juste dans un hémisphère, il peut encore à peu près guérir. Quelqu’un qui se prend une balle juste à l’avant du cerveau peut souffrir de changements de personnalités (…) Un patient touché sur le côté de la tête arrive généralement à l’hôpital inconscient, mais il respire encore.

Les trajectoires de balles les plus graves sont celles qui traversent la tête d’un côté à l’autre, et qui touchent sur leur chemin le centre du cerveau. C’est là que se trouvent le tronc cérébral, le diencéphale, et d’autres structures qui, ensemble, gouvernent les fonctions vitales fondamentales comme la respiration, le rythme cardiaque, la pression sanguine et la température. Une balle à travers la bouche, comme Hitler, peut tuer sur le coup si elle touche le tronc cérébral ».

Plus généralement, urgences-serveur.fr mentionne qu’un « traumatisme balistique correspond à un transfert d'énergie entre un projectile en mouvement et l'organisme. Ce transfert est fonction de l'énergie initiale du projectile, proportionnelle à la moitié de sa masse et au carré de sa vitesse".

Quant aux facteurs anatomiques, « plusieurs facteurs tissulaires jouent un rôle important dans la morphologie des blessures observées, surtout la densité et l'élasticité des tissus concernés par le traumatisme. Plus la densité des tissus sera élevée et leur élasticité faible, plus le transfert d'énergie sera important.
Ainsi, les structures osseuses, les plus denses de l'organisme seront celles à haut transfert d'énergie avec pour conséquence la possibilité de fracas complexes.
Les organes à haute teneur en eau, denses et peu élastiques, comme les organes pleins abdominaux, les reins, le coeur et le cerveau, sont le siège de lésion à type d'éclatement et de broiement.

Les organes à haute teneur en air, peu denses et élastiques, comme le poumon, l'estomac, la vessie, sont plus résistants aux traumatismes balistiques du fait du faible transfert d'énergie observé, en l'absence de fragmentation du projectile. Toutefois, un estomac plein ou une vessie pleine se comporteront comme des organes denses au regard d'un traumatisme".

Enfin, vous l'aurez compris, il est impossible de déterminer un moindre fait.

Nous vous laissons peaufiner en consultant :
les blessures par armes à feu
service départemental d’incendie et secours.
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