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D'où vient le terme "ours" en imprimerie ?

par Cocotochtli, le 04/08/2017 à 16:53 - 1622 visites

Bonjour,

j'aimerais savoir d'où vient le terme "ours" pour désigner les mentions légales d'un ouvrage (magazine, quotidien, livre,..) ?

Merci beaucoup.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 07/08/2017 à 10:50

Bonjour,

Plusieurs origines possibles sont mentionnées dans les différents documents que nous avons consultés pour expliquer l'origine de l'ours d'imprimerie. Aucune n'est vraiment attestée à ce jour.

La thèse la plus souvent privilégiée est celle ci :
" Origine probable : terme ironique imaginé par les composeurs qui viendrait de la posture ridicule des pressiers quand ils actionnaient la machine à imprimer, ce qui les faisait ressembler à un ours que le montreur faisait danser sur les places publiques. Par vengeance, les pressiers qualifiaient les composeurs de « singes ». "
source : Dictionnaire de journalisme et des médias / Jacques Le Bohec

Mais d'autres origines probables sont expliquées et listées dans l'ouvrage intitulé Les mots de la presse écrite de Serge Bénard :

" OURS :
On nomme ainsi l'organigramme d'une rédaction où figurent les noms des principaux animateurs. On y trouve également les mentions légales obligatoires : nom et adresse du journal, nom du directeur de la publication, désignation de la société éditrice et du ou des principaux associés, nom de l'imprimeur, le numéro d'inscription délivré par la Commission paritaire des publications et agences de presse s'il y a lieu et la date du dépôt légal.
L'origine de ce mot est variée en même temps que controversée.
Pour les uns, l'ours correspondrait au surnom donné au patron d'une imprimerie au Moyen Âge. Responsable juridiquement de ce que son imprimerie publiait, il devait mentionner ses nom et adresse sur tous les imprimés fabriqués sous sa responsabilité. D'où la dénomination de l'endroit où figurait cette mention.
Une autre version attribue aussi l'origine du mot à l'univers de l'imprimerie. Dans les ateliers, on surnommait «ours» les pressiez. Ceux-ci, pour accomplir leur tâche actionnaient le barreau, pièce maîtresse de la machine à imprimer. Le dandinement cadencé résultant de ce travail évoquait l'attitude grotesque de l'ours que le montreur fait danser sur les places publiques.
Ce Séchard était un ancien compagnon premier, que dans leur argot typographique les ouvriers chargés d'assembler les lettres appellent un Ours. Le mouvement de va-et-vient, qui ressemble assez à celui d'un ours en cage, par lequel les pressiers se portent de l'encrier à la presse et de la presse à l'encrier, leur a sans doute valu ce sobriquet. - Honoré de Balzac, Illusions perdues
Pour rendre la monnaie de leur pièce aux compositeurs qui les avaient affublés de ce sobriquet les «ours» les appelaient des «singes».
Une autre version attribue cette origine à la façon dont on composait ces informations. Elles étaient centrées et la masse grisâtre résultant de cette numération pouvait évoquer la silhouette d'un ours.
À ces origines, vraisemblables, nous préférons celle venant de l'anglais ours qui signifie «nôtre». Par ce pavé, le journal se présente ainsi à ses lecteurs: «Voici qui nous sommes». "

Bonne journée.
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