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Le sort du wagon de l'armistice (suite)

par mike, le 09/08/2017 à 10:34 - 848 visites

Bonjour Cher Guichet,

Serait-il possible de connaitre les circonstances de la destruction du wagon où ont été signés les armistices des 11 novembre 1918 et 22 juin 1940 ?

Réponse du Guichet du savoir

par bml_civ, le 10/08/2017 à 11:53

Bonjour,

Les armistices des 11 novembre 1918 et 22 juin 1940 ont été signés dans la même voiture numéro 2419D de la Compagnie des wagons-lits datant de 1913, dans la forêt de Compiègne.

Ce wagon est affecté à l’armée à partir de septembre 1918 et faisait office de bureau au Maréchal Foch.

Pour sa portée symbolique, il est choisi par Hitler pour être le théâtre de la capitulation française en juin 1940.

Plus tard, il sera d’abord exposé à Berlin, puis est ensuite installé dans le camp d’Ohrdruf, en Thuringe.

Jacques Moalic, résistant français et témoin des derniers jours du wagon indique qu’il «était l'objet d'une haine particulière de Hitler, qui voulait à toute force que le wagon échappe aux Alliés, et redoutait qu'on y reçoive la capitulation allemande».

C’est ainsi que le 2 avril 1945, tandis que l’armée américaine approche, les nazis évacuent le site précipitamment et le wagon est incendié par des SS. (cf. Rethondes, le jour où l’histoire s’est arrêtée, page 121).

Aujourd’hui, une copie conforme est exposée au musée de l’Armistice, mais elle date de 1914 (cf. Rethondes, le jour où l’histoire s’est arrêtée, page 125).

Du wagon original demeurent deux pièces, une rampe et le blason CIWL (Compagnie des wagons-lits), exposées au musée de Rethondes.

Bonne lecture.

Réponse de mike

par mike, le 13/08/2017 à 11:21

Bonjour Cher Guichet,

Suite à ma récente question sur le sujet et à votre réponse qui correspond d'ailleurs au passage de wikipedia voici la réponse que je viens à l'instant de recevoir du site "le wagon de l'armistice@wanadoo.fr" à propos du sort du fameux wagon :

"Le wagon CIWL 2419D a été détruit en avril 1945 lors d'un incendie dans la MUNA ( réserve de munitions de la Luftwaffe ) situé entre Ohrdruf et Crawinkel ( en Thüringe près du camp de concentration de Buchenwald ).
Le camp de concentration d'Ohrdruf a été libéré le 11 avril 1945 par les troupes américaines. Les déportés du camp de concentration libérés mirent le feu aux baraques en bois ( le wagon se trouvait sur une voie de garage en cul de sac entre deux baraques en bois et prit feu ).
La partie en teck du wagon a brulé mais la partie métallique a servi de fardier dans la fabrique de matériel ferroviaire de Gotha jusqu'en 1974. ( le surnom de ce fardier était "wagon canapé" car il était utilisé comme un wagon de fret alors qu'il avait une suspension de voiture voyageurs )."

Comment ce développement est-il susceptible de s'articuler avec les éléments communiqués ?


Réponse attendue le 17/08/2017 - 19:00.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_civ, le 17/08/2017 à 14:40

Bonjour,

Vous n’ êtes pas sans savoir, puisque vous pratiquez wikipédia , que le fameux wagon, devenu mythe, suscite des discussions d’afficionados , qui font circuler des versions plus ou moins fantaisistes, le caractère chaotique de la situation favorisant toutes sortes de suppositions.
Discussions autour du wagon de l’armistice .

Libre à vous de prendre en considération la version que vous évoquez mais elle a l’immense défaut d’avancer une date plus qu’ improbable.

En effet tous les sites consultés donnent les mêmes indications de dates . S’il émettent parfois des absences de certitude, notamment sur les circonstances de la destruction du wagon, ce n’est certainement pas le cas pour les dates quel nul ne peut contester, les documents officiels faisant foi.

Ohrdruf, camp dépendant du camp principal de Buchenwald
Les troupes américaines de la 3e armée pénètrent le 4 avril 1945 dans le camp d’Ohrdruf-III en Thuringe, un Kommando de Buchenwald destiné à l’installation d’usines d’armement dans des tunnels. Les Américains viennent de libérer la ville de Gotha. Il s’agit du premier camp découvert sur le front Ouest ; le site porte encore les traces de la tragédie vécue par les déportés, alors que les nazis ont évacué vers Buchenwald près de 9 000 détenus deux jours plus tôt. Ils laissent derrière eux des dizaines de corps de détenus exécutés ou morts les jours précédents ,dans les bâtiments ou à l’extérieur.
Le 12 avril, huit jours après que la 4e division blindée se fut emparée du camp, une délégation d’officiers supérieurs américains est présente sur place, avec Dwight Eisenhower, commandant du SHAEF, Omar Bradley et George S. Patton. Ils sortent bouleversés de cette confrontation avec l’univers concentrationnaire, à laquelle participe des rescapés échappés de l’évacuation et revenus dans l’ancien camp avec leurs libérateurs.
liberation du kommando d’Ohrdruf



Ohrdruf :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp de concentration, annexe de Buchenwald y fut installé. Ses prisonniers y étaient employés à creuser des tunnels et des abris bétonnés. En mars 1945, il comptait 11 700 personnes. Le 2 avril 1945, une marche de la mort entraîna la mort de centaines de prisonniers avant la libération du camp par les troupes américaines le 4 avril. Le général Eisenhower en fit la visite le 12 avril avec le général Omar Bradley et le général Patton. En 1945, le wagon de l'armistice de 1918 fut détruit par les SS non loin d’Ohrdruf à Crawinkel.

Ohrdruf

Janvier 1945 (probablement)
- Le « wagon trophée » arrive en gare d’Ohrdruf en Thuringe, réduit, imaginé par
Hitler , au centre de l’Allemagne, placé sous la haute autorité des SS , et où les massifs de Thuronger Wald et de Harz sont truffés d’usines souterraines. Le 15 Janvier
1945, après l’échec de l’offensive des Ardennes, Hitler quitte son QG de campagne près de Francfort pour gagner Berlin d’où «il pourra aller du front Est au front Ouest, par la ligne de tramway».
La Thuringe c’est fini ! Le wagon de «Rethondes », en gare d’Ohrdruf attend, sans
grande surveillance. Puis il est remorqué en direction de Crawinkel, près d’un champ de manœuvres où, d’après certains témoins, dont un déporté faisant partie d’un kommando récupérant des traverses de chemin de fer, il est incendié, probablement sur ordre, par les SS.

Clairière de Rethondes, traces d’histoire


Voir aussi :
Memorial de la shoah :

Les libérations se déroulent en général en plusieurs phases. Ce sont le plus souvent des petits groupes de soldats alliés qui entrent les premiers en contact avec une réalité concentrationnaire qui elle-même se désagrège. Moins que les camps eux-mêmes, les soldats américains découvrent d’abord les nombreux Kommandos qui les entourent : c’est le cas pour Ohrdruf et Nordhausen, qui dépendent de Buchenwald, « libérés » par les premiers détachements américains, conduits sur place par des déportés récemment évadés (4 avril 1945). Puis c’est le camp principal qui est libéré quelques jours plus tard. Le choc de la découverte, l’état effroyable des survivants, les cadavres abandonnés à même le sol poussent les Américains à infléchir leur stratégie alors même que la fin du conflit se rapproche.
Le 12 avril, Patton, Eisenhower et Bradley sont à Ohrdruf. Peu après, Eisenhower, chef suprême des opérations en Europe, donne l’ordre à toutes les unités qui le peuvent de venir sur place, comme le firent aussi les Soviétiques, pour prouver aux soldats qu’ils se battaient pour une cause juste.

Buchenwald est le plus grand des camps de concentration encore existants. Fin février 1945, derrière les barbelés du camp principal et dans les 88 camps externes, se trouvent 112 000 personnes, parmi lesquelles 25 000 femmes. Les effectifs ont fortement augmenté depuis la fin 1944 avec l'évacuation progressive du complexe d'Auschwitz. Les conditions de vie dans le camp principal se sont fortement dégradées, provoquant quelque 13 000 morts. Du 7 au 10 avril, 28 000 personnes du camp sont à leur tour évacuées vers les camps de Dachau, de Flossenbürg et de Theresienstadt.
La 6e division blindée de la 3e armée américaine arrive sur le site du camp de Buchenwald le 11 avril, provoquant la fuite des SS. Dans ces circonstances, en milieu de journée, le comité international clandestin déclenche une insurrection des groupes de résistance qui prennent le contrôle du camp : 21 000 détenus retrouvent ainsi la liberté.



Nous avons fait le choix de faire confiance à Jacques Moalic, rescapé de Buchenwald, le camp principal ,et témoin de la libération de ce camp et à l’historien Jean-Yves Bonnard et nous persistons dans cette démarche.

Réponse de mike

par mike, le 20/08/2017 à 10:19

Bonjour Cher Guichet,

En fait il s'agissait simplement de ma part d'avoir un avis autorisé de votre part sur ce point d'histoire car, ayant visité "la clairière de l'armistice" ces dernières semaines et étant monté dans le wagon exposé j'avais vu dans une vitrine du musée des objets sous lesquels il était indiqué :
"Vestiges de la voiture 2419D détruite accidentellement en avril 1945 lors de l'incendie de la gare de Crawinkel non loin du camp d'Ohrdruf en forêt de Thuringe".
Comme le terme "accidentellement"ne correspondait pas à ce que je croyais connaître de l'épisode mouvementé de la destruction de ce fameux wagon je me suis adressé à vous et suis pleinement satisfait de votre réponse documentée selon la meilleure tradition historique.
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