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Assistance publique

par malinette, le 17/09/2017 à 19:20 - 2304 visites

Bonjour

Quelles sont les différents métiers que l'on peut trouver à l'Assistance publique fin XIXème début XXème ?
Merci pour votre réponse
Bien cordialement

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 18/09/2017 à 17:27

Bonjour,

Tout d’abord rappelons le contexte historique de la création de l’Assistance publique, dont l’origine remonte au XIXème siècle.

Selon l’Encyclopédie Larousse en ligne, « l'évolution de cette grande institution médicale, sans équivalent dans le monde, est indissolublement liée, non seulement à l'histoire de Paris et de ses services sociaux, mais aussi à celle de la médecine hospitalière et, plus généralement, de notre société moderne. Tout en ayant contribué de manière active, depuis plus de cent cinquante ans, aux progrès de la médecine et de la santé publique, elle n'a jamais renoncé à sa vocation première : l'accueil et les soins aux plus démunis, à ceux qui vivent dans la précarité.

C'est la loi du 10 janvier 1849 qui créa l'Administration générale de l'assistance publique de Paris, institution qui demeure aujourd'hui encore une structure tout à fait originale. Elle a pour mission la gestion des deux grands services communaux d'assistance : les établissements hospitaliers (hospices et hôpitaux) et les secours à domicile. Cette structure nouvelle remplaçait le Conseil général des hospices, mis sur pied en 1801 et qui, faisant l'objet de nombreuses critiques, fut dissous le 26 février 1848, soit quelques jours après l'abdication de Louis-Philippe et la proclamation de la IIe République.
Le Conseil des hospices était dirigé par un collège de 17 membres auquel étaient reprochés la lenteur des prises de décision et le manque de clarté dans la répartition des responsabilités. La nouvelle structure est en revanche dirigée par une seule personne, pleinement responsable, le directeur. Ce fonctionnaire, à l'époque placé sous l'autorité du préfet de la Seine et du ministre de l'Intérieur, est assisté par un conseil de surveillance doté d'un rôle consultatif.
Par l'ampleur de son territoire, qui a vite largement débordé les limites de la ville de Paris, par le nombre et la taille des structures qu'elle gère, par les personnalités qui ont façonné son image, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a pris aujourd'hui les allures d'un empire. La loi qui a fondé l'institution est restée en vigueur pendant plus d'un siècle, puisqu'elle n'a été abrogée qu'en 1961. À cette date, il fut décrété que l'Assistance publique serait désormais dirigée par un conseil d'administration dont les décisions seraient mises en œuvre par un directeur général. Elle devint alors un établissement public investi d'une triple mission : soins, enseignement et recherche.

La renommée de cette institution reposait sur les deux principales missions qui la caractérisent : l'assistance aux indigents et les soins. Ces activités concernaient une part importante de la population parisienne, qui comptait à l'époque de sa création près de 1 million d'habitants dans ses 12 arrondissements. Quatre grandes catégories d'établissements existaient alors. Les hôpitaux généraux, comme l'Hôtel-Dieu et l'hôpital de la Charité – fondé en 1602 par Marie de Médicis pour les frères de la Charité –, se consacraient au traitement des maladies aiguës et des blessures. Des hôpitaux spéciaux traitaient des affections particulières, comme les maladies vénériennes à Lourcine ou les maladies de la peau à Saint-Louis. Les hospices accueillaient les indigents et les vieillards – les hommes à Bicêtre, les femmes à la Salpêtrière. Ces établissements se développèrent grâce à d'importants dons et legs, aussi nombre d'entre eux portent-ils le nom de donateurs. Dans ces établissements, les malades bénéficiaient de soins gratuits mais, pour être admis, leurs ressources ne devaient pas dépasser un certain plafond. Les capacités d'hébergement consistaient en d'immenses salles communes, où hommes et femmes étaient toutefois séparés, régies par une discipline très stricte et contraignante. Dans ces salles régnait une hygiène très sommaire et une promiscuité aujourd'hui inimaginable. Enfin, dans les bureaux de bienfaisance (un par arrondissement), des vivres, des combustibles, du linge, des médicaments, entre autres, étaient distribués aux plus nécessiteux.
En 1849, l'Assistance publique comportait déjà 27 structures hospitalières, parmi lesquelles 16 hôpitaux et 11 hospices, et gérait 12 bureaux de bienfaisance. Ces structures employaient un peu plus de 2 800 agents et totalisaient près de 18 000 lits. Par la loi du 10 janvier 1849, l'Assistance publique se vit chargée d'une nouvelle tâche : l'aide à l'enfance abandonnée. Le service des enfants assistés remplit trois missions : accueil, placement et instruction. Le fonctionnement de cette administration grandissante repose sur le principe d'autarcie, qui lui permet de subvenir par elle-même aux besoins quotidiens de l'ensemble du personnel et des bénéficiaires de ses soins et services. L'action des diverses unités centrales, la pharmacie, le magasin, la boulangerie, la boucherie, la cave, les blanchisseries et buanderies, le magasin, etc., est coordonnée par le chef-lieu au sein d'une structure pyramidale. »

La loi du 10 janvier 1849 sur l’organisation de l’Assistance Publique à Paris évoque les métiers suivants : "le directeur", « les médecins, chirurgiens et pharmaciens des hôpitaux et hospices ».

En recherchant une liste plus complète des métiers exercés à l’Assistance publique entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle, il apparaît que les dénominations des métiers exercés évoquent souvent celles d’aujourd’hui dans le milieu hospitalier, comme en témoignent ces documents, souvent accessibles sur la bibliothèque numérique Gallica :
- La réforme du personnel hospitalier : 1903-1909 / Ecole des Infirmières de l'Assistance publique de Paris (1909)
- Mlle Bottard, surveillante - L'Assistance publique en 1900
- Petit manuel de l'assistance publique, des hospices, hôpitaux, bureaux de bienfaisance et des bureaux d'assistance (1894)

Autres sources sur l’histoire de l’Assistance publique :
- Célébrations nationales 1999 – L’Assistance Publique 10 janvier 1849
- Des femmes, des hommes, un hôpital : le personnel de l'AP-HP témoigne / sous la dir. de Vincent Rousset et Yvette Spadoni (1999)
- Les hôpitaux en France / Jean Imbert (1994)
- Organisation de l'assistance publique / Paul Grell (1976)


Nous avons fait part de votre demande aux archives de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et nous vous tiendrons informé de la réponse.

Bonne journée.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 19/10/2017 à 14:13

Bonjour,

Nous avons reçu des indications de la part du service des archives de l'AP-HP concernant les métiers en vigueur dans cette institution fin XIX° - début XX° siècle.

"Le service des archives ne possède pas de document ou d’ouvrage spécifiquement sur ce sujet.
Néanmoins, il existait, et il existe toujours, 3 catégories de personnel :
• Administratif
• Soignant
• Médical
Il est également à savoir, que l’Assistance publique gérait à cette époque une blanchisserie centrale, une boucherie, une boulangerie, une cave ou encore des écoles et des chapelles tenues par des religieux. Le panel de métiers est donc très vaste et ne concerne pas que le domaine médical."

Bonne journée.
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