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Citation Hector Berlioz

par Coriolis, le 18/09/2017 à 10:39 - 1015 visites

Bonjour,

Je cherche désespérément à retrouver l'origine d'une citation, qu'on dit d'Hector Berlioz :
"Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette, c'est le début d'un piédestal."

Certains prétendent qu'elle est extraite de ses Mémoires, mais je ne l'ai pas retrouvée dedans. Peut-être vient-elle d'un contemporain de Berlioz, qui lui aurait prêté ces mots ?
Puis-je vous demander votre aide ? Je travaille un Mémoire de master sur Berlioz, et je ne sais plus où chercher...

Je vous remercie !

C.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 19/09/2017 à 12:36

Bonjour,

Une recherche en plein texte dans les Mémoires tome 1 et tome 2 de Berlioz ne nous a pas permis de retrouver cette citation.

Il ne semble pas l'avoir écrite mais plutôt prononcée. Ce sont des propos rapportés dans divers documents datant du XIXe siècle.
On retrouve mention de cette citation dans :

- Hector Berlioz : sa vie et ses oeuvres / Adolphe Jullien - 1888
" Ne dirait-on pas que l'auteur de ces deux dessins connaissait le mot de Berlioz, « Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le commencement d'un piédestal. » "

Pièce jointe:
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Pièce jointe:
Berlioz.jpg
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- Revue des français - page 454 :
" On pense si, malgré tout, les feuilletons de Berlioz devaient se ressentir de cet état d’esprit « volcanique ». Ce sont chez lui des bouffées de désespoir, des accents de rage contenue, des saillies imprévues qui sonnent comme des rires éclatants. Son attitude n’était pas moins farouche lorsqu’il apportait lui-même sa copie dans la vieille maison de la rue des Prêtres St-Germain l'Auxerrois. Les contemporains nous le décrivent tendu a se briser, tout d’une pièce, frémissant et glacé a la fois, et débordant d’une énergie farouche. Ses mépris étaient, du reste, aussi absolus que ses enthousiasmes : « II faut collectionner les pierres qu’on vous jette, disait-il de sa voix métallique : c’est le commencement d’un piédestal. » Et, ayant ainsi répondu par avance à tous ses détracteurs, il repartait à grandes enjambées dans le Paris fiévreux, avec la même sécheresse d'allure, le même automatisme de la démarche et de la pensée... "

- Allons-y gaiment ! / Pierre Véron - 1883
" Voyez ceux qu'on acclamait jadis en musique, par exemple : les Donizetti, les Rossini, les Adolphe Adam. On les traiterait volontiers de perruques. Leur aimable facilité est qualifiée de banalité insipide. Par contre, c'est aux incompris de jadis que va la faveur nouvelle, — faveur qu'on pousse jusqu'à l'engouement.
A-t-on assez honni et vilipendé Berlioz! Eh bien ! l'heure de la statue a sonné pour lui.
La Côte Saint-André, son pays natal, a nommé une commission chargée de recueillir les fonds nécessaires.
L'ombre de Berlioz ne doit pas — si elle voit ce qui se passe ici-bas — être aussi étonnée qu'on le supposerait de ce revirement à bref délai.
Jamais, au moment où les attaques étaient le plus ardentes, il ne désespéra, ni ne douta de lui-même.
Il prenait, au contraire, un ironique plaisir à recueillir tous les articles qui se publiaient contre lui. Un jour, il en montra tout une pile à Roqueplan qui lui rendait visite, et de son ton goguenard : - Mon cher ami, il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le commencement d'un piédestal.
La prophétie va se réaliser ! Le piédestal se prépare. "

- Le Monde illustré du 5 novembre 1881 :
" Voyez ceux qu'on acclamait jadis en musique, par exemple : les Donizetti, las Rossini, les Adolphe Adam. On les traiterait volontiers de perruques. Leur aimable facilité est qualifiée de banalité insipide. Par contre, c'est aux incompris de jadis que va. la faveur nouvelle, — faveur qu'on pousse jusqu'à l'engouement.
A-t-on assez honni et vilipendé Berlioz! Eh bien! l'heure de la statue a sonné pour lui.
La côte Saint-André, son pays natal, a nommé une commission chargée de recueillir les fonds nécessaires.
L'ombre de Berlioz ne doit pas — si elle voit ce qui se passe ici bas — être aussi étonnée qu'on le supposerait de ce revirement à bref délai.
Jamais, au moment où les attaques étaient le plus ardentes, il ne désespéra, ni ne douta de luimême.
Il prenait au contraire un ironique plaisir à recueillir tous les articles qui se publiaient contre lui.
Un jour il en montra toute une pile à Roqueplan qui lui rendait visite et de son ton goguenard : — Mon cher ami, il faut collectionner les pierres qu'on vous jette. C'est le commencement d'un piédestal. "
La prophétie va se réaliser. Le piédestal se prépare. "


Nous avons contacté le Musée Hector Berlioz situé à La Côte Saint-André ainsi que l'Association nationale Hector Berlioz afin d'obtenir des précisions. Nous vous les transmettrons dès qu'elles nous parviendront.

Bonne journée.

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 26/09/2017 à 09:44

Bonjour,

Le conservateur du musée Hector Berlioz de La Côte Saint-André, que nous remercions, nous a répondu qu'effectivement cette phrase "Il faut collectionner les pierres qu'on vous jette, c'est le début d'un piédestal." est régulièrement citée depuis la biographie de Berlioz par Adolphe Jullien publiée en 1888 et reprise maintes fois par la suite mais sans aucune référence plus précise à ce jour…

Bonne journée.
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