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Education nationale

par Altee, le 20/09/2017 à 12:02 - 1009 visites

Bonjour,

Est il vrai qu'un gouvernent de gauche a un plus grand budget prévu pour l'éducation nationale qu'un gouvernement de droite?

Merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 21/09/2017 à 16:59

Bonjour,

Le site de l’Education nationale fournit de nombreuses informations sur le budget de ce Ministère et son évolution. Ainsi, vous trouverez une page dédiée aux Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche où vous pouvez télécharger le document « Repères et références statistiques 2017 », publié en août 2017 (pdf). Un chapitre est intitulé « Budget : analyse et évolution » (p.326).
Un tableau présente l’évolution du budget de l’Education nationale entre 2014 et 2017 :
Pièce jointe:
EN_budget_EN_2017.PNG
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D'après ce rapport, « depuis la mise en place de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) le 1er janvier 2006, le budget des ministères en charge de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur est présenté dans deux missions interministérielles : Enseignement scolaire (MIES) et Recherche et enseignement supérieur (MIRES)».
Le tableau révèle que la mission Enseignement scolaire, qui correspond donc à l’Education nationale, a bénéficié d’une augmentation de ses crédits exécutés, qui sont passés de 65 111,4 à 67 728,5 millions d’Euros entre 2014 et 2016. Les crédits votés en 2017 sont de 70 198,1 millions d’Euros, ce qui confirme la hausse. Le rapport commente ainsi le budget : "En 2017, 70,2 milliards d’euros sont consacrés à la mission «Enseignement scolaire» (Éducation nationale), soit une hausse de 3,6% par rapport aux crédits exécutés en 2016. Les évolutions par programme, des crédits demandés en 2017, font apparaître une augmentation des crédits alloués plus forte dans le premier degré (5,3% contre 3,2% dans le second degré)".

D’après le chapitre intitulé « L’évolution de la dépense intérieur d’éducation » de ce même rapport (p.328), celle-ci « est évaluée pour 2015 à 147,8 milliards d’euros (données provisoires). Elle a augmenté de 94% depuis 1980 (aux prix de 2015). Cela correspond à un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 1,9%. Durant la même période, le produit intérieur brut (PIB) a crû de 1,8% en moyenne par an. La part de la DIE dans le PIB progresse donc, passant de 6,5% en 1980 à 6,8% en 2015. Depuis 1980, elle a fluctué pour atteindre un maximum de 7,7% au cours des années 1995 et 1996. Ensuite, elle a décru régulièrement pour revenir à 6,6% en 2007. Puis, après une remontée en 2009, sous l’effet d’une hausse de la DIE conjuguée au recul du PIB en raison de la crise, elle reste proche de 7,0% jusqu’en 2010. Entre 2011 et 2015, elle se stabilise autour de 6,8% du PIB.
La structure du financement de la DIE s’est également modifiée. La part de l’État (MENESR et autres ministères) baisse de près de 12 points, de 66,2% en 1980 à 54,5% en 2015. A contrario, celle des collectivités territoriales croît de près de 10 points (de 14,0% en 1980 à 2 3,8% en 2015). En effet, les différentes lois de décentralisation ont progressivement transféré aux collectivités locales de nombreuses compétences : fonctionnement et équipement des établissements du second degré, apprentissage, formation professionnelle et transport scolaire, puis formations sociales et de santé, ainsi que la rémunération et la gestion des adjoints techniques territoriaux des établissements d’enseignement du second degré (ATÉE).
La structure de la DIE par niveau d’enseignement présente des évolutions notables. Dans un premier temps, la part consacrée à l’enseignement du premier degré décroît jusqu’à 26,6% en 1992 (contre 29,2% en 1980). Puis, elle augmente tendanciellement à nouveau pour atteindre 28,8% en 2014 et 2015 sous l’effet d’une hausse des naissances à partir du milieu des années 1990 et de la priorité accordée au premier degré au cours des années récentes.
À l’inverse, la part du second degré, quasiment stable autour de 4 3,0% de 1980 à 1998, baisse pour atteindre 39,2% en 2013. Depuis 2014, elle se redresse légèrement pour arriver à 39,4% en 2015.
La part consacrée à l’enseignement supérieur croît de façon quasiment continue sur la période, de 15,1% de la DIE en 1980 à 20,3% en 2014 et 2015, mais, parallèlement, les effectifs d’étudiants doublent. »

Trois figures retiennent notre attention :
Pièce jointe:
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EN_evolution_1980-2015.PNG [ 57.17 Kio | Consulté 1003 fois ]

Ce graphique révèle deux tendances :
- Une augmentation relativement constante de la Dépense intérieure d’éducation, qui réunit l’Education nationale et l’Enseignement supérieur et la recherche, entre 1980 et 2015, alors que les formations politiques dites de gauche et de droite se sont succédé au pouvoir entre ces deux dates.
- Une fluctuation de la part de la DIE dans le PIB, qui a connu son plus haut niveau entre 1993 et 1999 alors que la droite a succédé à la gauche en 1995.

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Ce tableau révèle la baisse progressive de DIE financée par l’Etat, et donc directement par le Ministère de l’Education nationale, entre 1980 et 2015, tandis que sur la même période la DIE financée par les collectivités territoriales augmente significativement.

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Ce tableau permet de repérer l’évolution de la dépense intérieure d’éducation pour les deux niveaux qui correspondent à l’Education nationale, le premier et le second degré :
- Pour le premier degré, la DIE est relativement stable puisque entre 1980 et 2015 elle passe de 29.2% du total de la DIE
- Pour le second degré, la DIE a légèrement diminué, en passant de 42.9% du total en 1980 à 39,4% du total en 2015, le niveau le plus bas ayant été atteint en 2014, sous le quinquennat de François Hollande, avec 39.3% du total de la DIE.

Ainsi, l’analyse de l’évolution du budget de l’Education nationale s’avère beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, et cette évolution ne semble pas être directement corrélée à la couleur politique de la formation au pouvoir en France.

Bonne journée.
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