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Accueil > La monnaie et l'hygiène en 1668

La monnaie et l'hygiène en 1668

par MonsieurMartin, le 23/09/2017 à 14:46 - 569 visites

Bonjour,
Je cherche à connaitre les valeurs de la monnaie en 1668, du Louis d'or, du Livre, du Pistole, de l'écu. Afin notamment de connaitre le valeur en euros aujourd'hui de 20 pistoles, ou 10 000 écus.

Aussi, j'aimerais me renseigner sur les maladies courantes a cette même période, notamment les personnes âgés et la durée de vie moyenne des riches et des pauvres de l'époque, à Paris et en province.

Merci d'avance !

Réponse du Guichet du savoir

par gds_alc, le 25/09/2017 à 14:39

Bonjour,

Sur le site d’un internaute portant sur les monnaies, nous trouvons diverses informations relatives aux monnaies :

"En francs de 2001, la livre valait 150F sous François 1er, 105 F de Henri II à Louis XIII, 62 F sous Louis XIV, 35 F sous Louis XVI, puis baissa encore à 19 F jusqu'à la Révolution.
Sous Louis XVI circulent :
- en or : le double louis (48 livres), le louis (24 livres ou 4 écus), le 1/2 louis (12 livres).
- en argent : l'écu (6 livres), le petit écu (3 livres), le 1/5 d'écu (24 sols), le 1/10 d'écu (12 sols), le 1/20 d'écu (6 sols).
- en billon : les pièces de 2 sols, 1 sol 1/2, et 1 sol.
- en cuivre : le liard double ou 1/2 sol (6 deniers) et le liard (3 deniers).
Dans le langage courant le franc équivalait à la livre : d'où écu de 6 livres ou écu de 6 francs ; on ne disait jamais "6 francs", mais "1 écu". Cet usage demeurait au 19e siècle, où 3 francs étaient synonymes de 1 écu".

Un autre blog propose aussi des mesures :

• 1 livre = 1 franc = 20 sous
3 livres = 1 écu
10 livres = 1 pistole
• 24 livres = 1 louis d'or
Le franc était appelé ainsi, non pas à cause du peuple des Francs, mais parce qu'au XIVè siècle, pour rendre "franc" Philippe le Bel (pour le libérer), il fallut payer une rançon en livres.
Ce que coûtent les choses :
• un repas dans une gargotte (pain, viande, bière) = 5 sous
• une paire de sabots = 4 sous
• une petite maison (1 cheminée, 2 portes, 2 fenêtres) = 200 livres
• une livre de sucre = 14 livres
• une livre de viande = 5 sous
• entretien d'un cheval = 22 sous/jour
• un pichet de vin de qualité moyenne = 4 sous la pinte (1 litre à peu près)
• pain (une livre et demie) = 3 sous

Ce que gagnent les français :
• un compagnon : 8 à 20 sous/jour
• un ouvrier vigneron : 12 sous/jour
• un soldat : 5 sous/jour (+2 livres de pain, 1 livre de viande et une pinte de vin pendant les marches)
• un sergent : 10 sous/jour
• un sous-lieutenant : 1000 livres/an
• un colonel : 6000 livres/an
• un aumônier au service d'une gande maison : 200 livres/an
• un cocher au service d'une grande maison : 100 livres/an
• un laquais : 100 livres/an

Nous vous laissons aussi consulter la nomination des monnaies

hostoire-genealogie.com permet de vous faire une idée de la valeur des choses.

"Marie-Angélique de Fontanges conduite à la Cour de Versailles en 1676 devint la favorite de Louis XIV. Comblée de faveurs et présents, le Roi la fit Duchesse avec une pension de cent mille livres ( 256 000 € de 2006) annuelles. Elle mourut à la cour en 1681, elle n’avait pas vingt ans, en laissant une fortune conséquente à sa famille. Le Marquis Louis de Fontanges était un de ses descendants. Il fut déchut de ses droits lors de l’abolition des privilèges. Le Chambon, son château, fut brûlé en 1793. Il mourut peu après.
Voici les principaux points de son testament :
donne à son épouse Baronne de Layac 150 livres (385 € 2006) pour qu’elle puisse faire dire chaque jour durant l’an de son décès des messes pour le repos de son âme, par tel prêtre qu’il lui plaira.
donne à chacun de ses enfants légitimes : Jean Antoine son fils cadet, Juliette sa fille aînée, Louise Hélène sa fille cadette. La somme de vingt mille Livres (51 200 € 2006).
donne à son épouse au cas ou elle serait enceinte à son décès de un ou deux enfants la somme de vingt mille Livres par enfant payable au posthume.
donne à son épouse sa vie durant la légitime jouissance du revenu de sa terre et de sa baronnie de Fluviat d’une valeur de onze cent livres par année (2825 € 2006).
donne et lègue à Jeanne Bourzeix sa filleule et servante au présent château sa nourriture et son entretien sa vie durant tant en maladie qu’en santé et pendant le temps qu’elle sera en état de travailler et qu’elle restera vivante que des salaires lui soient payés (les miettes !)".
Note de l’auteur :
La livre de l’époque est égale à 2,56 € 2006.

Nous vous laissons parcourir « l’Evolution des prix du 15ème au 19ème siècle - Panier de la ménagère, services, salaires » publié sur histoirepassion.eu ainsi que trois questions du Guichet portant sur les équivalences de monnaie,
Les monnaies médiévales et leur valeur et la valeur écu louis XIV.

Pour répondre à votre deuxième interrogations, nous nous baserons sur les écrits de Philippe Valode, dans Louis XIV et le siècle d'or de la monarchie qui explique que :

« La principale richesse de la France est sa démographie. Avec environ vingt millions d’habitants en 1661, la France pèse beaucoup plus que les trois plus grandes puissances européennes réunies (…) L’espérance de vie ne dépasse pas vingt-cinq ans, mais ce chiffre s’explique par deux causes principales : la très forte mortinatalité (un enfant sur quatre) et le taux élevé de mortalité des enfants et des adolescents (un sur quatre à nouveau). Autant dire que la mort d’un nouveau-né, celle d’un tout petit enfant, voire celle d’une mère en couches, font partie des évènements du quotidien(…) Quant aux sexagénaires, ils composent tout juste 10 % de la population. Ces chiffres se trouvent naturellement bousculés lorsque surviennent des évènements dramatiques : guerre, famine, épidémie (en particulier de peste). La guerre de Trente ans a ravagé le Nord et l’Est, alors que les Frondes concernaient d’autres régions, comme l’Aquitaine ou la Bretagne. Quant aux mauvaises récoltes, liées à des conditions climatiques détestables, qui entraînent la disette, elles demeurent fréquentes : 1649, 1652, 1659-166°. Le règne de Louis XIV connaîtra, à son tour, trois famines de forte amplitude (…) et la peste bubonique n’est pas véritablement éradiquée, continuant à frapper la France de façon épisodique (…) la démographie n’a guère évolué depuis la fin du règne de Louis XIII. La population s’est tout juste maintenue ».

Dans La France du XVIIe siècle, Jean-Marc Albert expose des faits similaires :

« Le XVIIe siècle se caractérise par un long cycle de crises entamé depuis le début des guerres de Religion, au milieu du siècle précédent, et qui se prolonge jusqu’au premier tiers du siècle des Lumières.
(…)
La France passe certes d’environ 19-20 millions de sujets en 1600 à 21,5, voire 22,5 millions vers 1715 mais la croissance est finalement relativement modeste.
(…) dès les années 1630, la peste touche la France, Les effets de la guerre de Trente ans se manifestent (…) La coalescence des trois fléaux guerre, épidémie et disette, frappe de manière récurrente le royaume entre 1628 et 1635. Les mauvaises récoltes en sont les raisons principales
(…) La « crise de l’avènement » est marquée par une grave peste, conjointe à une forte disette, qui emporte près d’1,5 millions de sujets entre 1661 et 1662. La peste frappe encore le pays entre 1666 et 1670
(…) La natalité qui s’établit à environ 40 % au XVIIe siècle équilibre à peine le taux de mortalité.
(…) La moitié des enfants disparaissent, cependant, avant d’avoir atteinte les dix ans
(…) Le taux de mortalité est évalué à 38 à 40 % . Le temps de mortalité infantile est encore plus impressionnant (..) un enfant sur quatre n’atteint pas le premier mois. Un autre quart disparaîtra avant les 5 ans. A 10 ans, on est déjà un survivant ! Le taux de mortalité maternelle, dû à une infection des suites de couche, touche, au début siècle, 2% des mères.
Les disettes frappent les régions de consommation »monotone » (par exemple les provinces céréalières) et épargnent plus souvent les régions de diversité alimentaire … »

L’auteur cite d’autres maladies, facteurs de mortalité dont la syphilis, le typhus qui touchent plus durement les villes. Il note que la peste est à l’origine d’un décès sur dix au XVIIe siècle

Vous pourriez poursuivre en consultant Les paysans français au XVIIe siècle et notre réponse portant sur hygiène sous louis XIV.
En guise de conclusion, et comme le stipule notre charte, nous apprécions que l’internaute ne pose qu’une question dans un formulaire :)
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