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Précision sur ma précédente question

par Bonbagna, le 20/12/2017 à 21:24 - 341 visites

Bonjour,
Un élu UDC (union démocratique du centre) le pendant suisse du FN, a déclaré que les suicides d'homosexuels entre 30 et 40 ans étaient dus au relâchement du muscle anale .
Si cette théorie homophobe ne semble pas tenir la route,avez-vous néanmoins de plus amples informations à ce sujet ?
Merci.
L'article de 360° (magazine lgbt suisse) : https://t.co/sE9mGbobfb

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 21/12/2017 à 14:23

Bonjour,

Pourriez-vous préciser votre demande ? Vous souhaitez obtenir plus d'information à propos de quel sujet ?

Les théories homophobes de Daniel Regli ?
Voici quelques articles rapportant la teneur de ses propos :
- Suicide chez les gays: les divagations d'un élu UDC
- SVP-Politiker: Schwule töten sich, "weil der Analmuskel nicht mehr hält, was er verspricht"
- SVP lehnt Rücktritt von Daniel Regli ab

Le suicide des jeunes homosexuels ?
"Les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans se suicident en moyenne 4 fois plus que le reste de la population", rappelle l'Inter-LGBT.
En cause : les insultes, les violences, les discriminations. "
source : Les homos se suicident plus : une campagne choc pour prévenir

L'incontinence anale ?
" L'incontinence anale est un véritable handicap qui touche plus les femmes que les hommes. [...]
Les origines de l'incontinence anale peuvent être multiples : un accouchement, une maladie neurologique ou encore une chirurgie qui a laissé des séquelles."
source : Allo docteurs

Merci de poster une nouvelle question pour préciser votre demande.

Bonne journée.

Réponse de Bonbagna

par Bonbagna, le 27/12/2017 à 10:31

Rebonjour,

1) Y a-t-il un lien prouvé entre incontinence annale et suicide de personnes gays ?
2)Pour autant que l'on puisse dire que les gays souffrent plus de cet handicap que les hétéros ?
En espérant avoir été plus clair, je vous remercie pour vos réponses .

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 27/12/2017 à 16:45

Bonjour,

D’après nos recherches, il n’y a pas de lien scientifiquement prouvé entre incontinence anale et suicide des personnes homosexuelles.
Les sources que nous avons consultées n’établissent pas un lien de cause à effet entre la pratique de la sodomie, qui ne concerne pas seulement les couples homosexuels, mais aussi les couples hétérosexuels, et le développement de l’incontinence anale, qui peut avoir de multiples causes, parfois sans lien avec la sexualité. Ainsi, d'après nos recherches, aucune étude scientifique ne démontre que les personnes homosexuelles souffriraient plus de ce problème que les personnes hétérosexuelles.

« On définit par incontinence fécale la perte incontrôlée de selles et/ou de gaz dans des conditions socialement inadaptées. […] Il s’agit d’une situation fréquente si on en croit une enquête de sondage récente menée auprès de 10 000 français de plus de 15 ans. Les troubles de la continence fécale ont été constatés durant l’année précédant la remise du questionnaire par plus de 16 % d’entre eux. […]Les troubles de la continence sont plus fréquents chez les personnes les plus âgées de notre population notamment celles qui vivent en institution. […] Quels facteurs occasionnent l’incontinence ?
Il n’existe pas une cause définie responsable des troubles de la continence mais souvent plusieurs facteurs qui contribuent aux accidents d’incontinence. En cela l’incontinence est un symptôme (une plainte) et non une maladie. Elle peut survenir lorsqu’il existe des troubles importants du transit (diarrhées fortes par exemple) même chez des personnes qui ont une bonne fonction anale. Elle peut être liée à une diminution des capacités de réservoir du colon et surtout du rectum à la suite d’un processus d’inflammation ou d’autre anomalie de la paroi intestinale.
Le plus souvent, l’incontinence est en rapport avec une insuffisance de la fonction de l’anus. Celui-ci est peu tonique ou se contracte mal. Ce défaut peut être lié à une plaie ou une déchirure passée des sphincters de l’anus ou à des troubles de la commande nerveuse de ces muscles. On retient comme facteur habituellement responsable de ces mécanismes, les évènements chirurgicaux qui ont porté sur l’anus (chirurgie des hémorroïdes des fistules ou de la fissure anale), les complications de l’accouchement et les traumatismes indirects des nerfs du petit bassin et du périnée (efforts importants de poussée chez des personnes constipées chroniques, accouchements difficiles…..). Vous trouverez des informations plus précises et plus complètes en consultant [la] fiche « continence et défécation »[...]."
Source : article Article « Incontinence fécale » mis à jour en 2008, paru sur le site de la Société Nationale Française de Colo-Proctologie, rédigé par le Professeur Laurent Siproudhis, spécialiste de la gastro-entérologie et de l’hépatologie.

« […] l'incontinence anale touche en France 1 million de personnes, dont 350.000 cas sévères. Et contrairement à l'idée reçue, elle ne touche pas que les personnes âgées. "Elle atteint notamment la femme jeune juste après un accouchement (elles sont 10 à 15% à souffrir d'incontinence dans les semaines qui suivent leur accouchement et 4 à 5% d'entre elles gardent une incontinence chronique sévère)", rappelle l'Inserm dans un communiqué.
Source : Soigner l’incontinence anale grâce à la thérapie cellulaire, article de Marine Van Der Kluft paru sur le site sciencesetavenir.fr.

« Nombreuses et variées, les causes peuvent s'accumuler ou rester isolées. Il s'agit :
• de la constipation qui obstrue le côlon et empêche un écoulement normal des selles. La poussée aux toilettes n'est pas encouragée en cas d'incontinence anale car les muscles et le périnée sont lésés au cours de cet effort, ce qui les endommage ;
• des maladies neurologiques telles que Parkinson, Alzheimer dont les facultés mentales sont troublées ;
• à la suite d'un acte chirurgical dans la zone du bassin pour des hémorroïdes, la destruction par tumeur, une blessure voire une section des nerfs du sphincter. Ces causes chirurgicales peuvent laisser une certaine sensibilité au niveau du rectum qui produit des fécalomes (accumulation et stagnation de matières fécales) ;
• De la grossesse dans la mesure où le périnée et le sphincter se retrouvent distendus. Cet effort brutal pour le corps peut provoquer une déchirure qui se réveille plus tard (en période de ménopause). »
Source : L’incontinence fécale : symptômes et causes, article paru sur le site futura-sciences.com.

« 47% des hommes et 37% des femmes ont déjà fait l'expérience de la sodomie. […] La sodomie ne lèse pas le sphincter anal et n'a pas de répercussion sur la continence lorsqu'elle est pratiquée de façon consentie et non traumatique, avec une bonne lubrification et suffisamment d'excitation pour que le sphincter soit relâché. Dans ces conditions, elle n'entraîne pas non plus de douleur. En revanche, la fist-fornication et l'introduction de corps étrangers présentent des risques bien réels de douleurs anales, de lésion du sphincter et de continence anale, tout comme un rapport anal non consenti ou avec une lubrification insuffisante. »
Source : La sodomie, le dernier tabou sexuel ?, article rédigé en 2014 par le Docteur Charlotte Tourmente, paru sur le site allodocteurs.fr.

« "[…] une sodomie violente peut favoriser l'incontinence anale. Le risque d'une sodomie, c'est la rupture sphinctérienne, la déchirure traumatique du sphincter. En cas de sodomie non violente, le risque est peut-être majoré mais à ma connaissance, aucune étude prospective n'a été menée sur le sujet. Mais quand des patients nous posent la question, parce qu'on nous pose cette question, on répond que si la sodomie est pratiquée avec délicatesse il n'y a pas de souci."
Source : La pratique de la sodomie favorise-t-elle l'incontinence anale ?, vidéo postée en 2015 sur le site allodocteurs.fr. Réponse du Docteur Christian Thomas, proctologue.

Pour aller plus loin :
- Dysfonctions sexuelles masculines et homosexualité, article de P. Leuillet, F.Cour, et S. Droupy, paru en 2013 dans la revue Progrès en urologie et disponible sur le site de l’Association française d’urologie. Conclusion de l’étude : « Parmi les difficultés sexuelles rencontrées chez les hommes gays et bisexuels :
• il faut citer en premier lieu du fait de leur fréquence les troubles de l’érection isolés ou plus volontiers associés à des troubles du désir qui peuvent aussi être isolés. L’éjaculation prématurée est plutôt rare en comparaison avec les hommes hétérosexuels. En revanche, l’anéjaculation et l’éjaculation retardé sont plus fréquentes. On peut également rencontrer des désordres sexuels douloureux notamment l’anodyspareunie ;
• l’utilisation d’une échelle d’évaluation notamment en cas de dysfonction érectile, adaptée aux hommes gays et bisexuels incluant des données sur la sexualité anale est une évolutions souhaitable. L’aversion sexuelle et la compulsivité sexuelle sont peu fréquemment observées. La dépendance sexuelle peut poser de réels problèmes de prévention. »
- Incontinence anale de l'adulte / sous la dir. Henri Damon, Véronique Vitton et Denis Soudan (2013)

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