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dispositif ingéré par un animal
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Aloma [ 20/01/2018 à 14:40 ]

Bonjour,
Je suis curieux de savoir si un dispositif électronique ingéré par un animal dans son tube digestif pour le tracer ou le localiser est capable d'émettre vers un émetteur à distance ?

Réponse attendue le 24/01/2018 - 14:01


gds_et [ 22/01/2018 à 12:24 ]

Bonjour,

De manière générale, le fait pour un animal d’avaler des composants électroniques peut présenter un danger :

« Le principal risque concerne l’ingestion de composants électroniques qui peuvent constituer des corps étrangers digestifs. Ils seront sans conséquence pour l’animal s’ils sont vomis après leur ingestion ou s’ils peuvent transiter naturellement le long du tube digestif mais ils peuvent malheureusement parfois entraîner des occlusions ou perforations digestives, potentiellement létales. En fonction de la zone digestive où ils restent bloqués (gueule, estomac, intestin), les symptômes seront différents : gêne pour avaler, salivation, vomissement, dégradation de l’état général… Tout changement de comportement, abattement ou troubles digestifs consécutifs notamment à la détérioration d’un appareil de grand volume devra donc motiver une consultation vétérinaire. Enfin, il ne faut pas oublier que s’il a été progressivement éliminé de la plupart de nos objets du quotidien, le plomb peut encore être présent dans de vieilles batteries et son ingestion est responsable d’une intoxication aux conséquences parfois graves (diarrhées noirâtres, convulsions, modifications du comportement). »
Source : cliniqueveterinaireduchateaufiat.fr

Par ailleurs, si les traceurs GPS pour animaux de compagnie sont de plus en plus répandus, ces derniers ne sont pas prévus pour être avalés mais s’attachent au collier de l’animal.

Cela étant dit, un signal électrique ou électronique peut-il être capté s’il provient de l’intérieur d’un système digestif ? Il semble que oui, puisqu’un médicament a été conçu sur ce principe :

« Le premier médicament à prise orale dont les comprimés intègrent une puce qui signale qu’ils ont bien été pris s’est vu accorder aux Etats-Unis une autorisation de mise sur le marché (AMM), a annoncé lundi 13 novembre l’agence américaine chargée du médicament, la Food and Drug Administration (FDA). Ayant pour principe actif l’aripiprazole, ce produit commercialisé par le laboratoire japonais Otsuka a pour indications reconnues le traitement de la schizophrénie, ¬celui des épisodes aigus associés aux troubles ¬bipolaires, et le complément du traitement de la dépression chez l’adulte. Cette technologie innovante soulève des questions éthiques sur le ¬contrôle des données recueillies.

Les patients qui consentiraient à la prescription de cet antipsychotique connecté suivront leur traitement à la trace par un procédé astucieux. Chaque comprimé contient un capteur composé de cuivre, de magnésium et de silicium qui sera éliminé par voie digestive. Une fois au contact des sucs gastriques, la puce subit une réaction d’oxydo-réduction. Elle fonctionne comme une batterie : elle émet un signal capté par un patch collé sur les côtes du patient. Le patch transmet par Bluetooth les informations recueillies à une application sur le smartphone du patient. Ce dernier décide qui, parmi son médecin et ses proches, a accès à ces informations. Celles-ci seront stockées sur un serveur sécurisé. »
Source : Le premier médicament connecté autorisé aux Etats-Unis, lemonde.fr

Notons toutefois que dans ce cas le signal n’est pas capté à distance, mais par un patch collé sur les côtes du patient qui ensuite sert de relai.


Un prototype australien de capsule connectée fait lui aussi transiter ses données par un récepteur tenant dans la poche du patient :

« Une fois la capsule ingérée, une membrane perméable aux gaz, mais pas aux liquides, laisse entrer le dioxygène, le dihydrogène et le dioxyde de carbone dans le dispositif. A l’intérieur de ce petit cylindre en polyéthylène de 26 mm de long pour 9,8 mm de large ? Un capteur de température, un microcontrôleur, un système de transmission et de batteries et des capteurs de gaz à semi-conducteurs et de conductivité thermique. Plus ou moins sensibles aux différents gaz cibles, leur réponse est différente en fonction du gaz présent, et notamment lorsqu’ils subissent un cycle de chauffage-refroidissement. Un élément chauffant dans la capsule le permet et un algorithme extrait les concentrations des différents gaz. Les analyses sont alors transmises vers un récepteur qui tient dans la poche, lui-même capable d’envoyer les données sur un smartphone pour les afficher en temps réel. »
Source : industrie-techno.com


Il semblerait donc que l’émission vers un récepteur distant soit plus difficile, peut-être parce qu’une partie de l’énergie émise est absorbée par le corps. N’étant nous-même pas des experts, nous atteignons les limites de nos compétences et ne pourrons pas vous répondre plus précisément…


Bonne journée.

Réponse attendue le 25/01/2018 - 12:01