Guichet Du Savoir
http://www.guichetdusavoir.org/

Re localisation d'une photo
http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&t=74461
Page 1 sur 1

Aston_V [ 07/01/2018 à 15:37 ]

Le cliché suivant faisait partie d'un lot de plaques de verre négatives sur Lyon un peu avant 1900.

Il semblerait que ce bâtiment ait été possiblement victime d'un incendie d'après les traces sombres présentes sur la façade.
On observe, devant la façade, les rails d'un tramway avec un câble d'alimentation électrique à l'aplomb.
Au loin, une colline.
Je ne parviens pas à localiser ce gros bâtiment sur le trajet des tram lyonnais de cette époque.
Pourriez vous m'aider?

Merci.

Image

Réponse attendue le 11/01/2018 - 15:01


bml_reg [ 09/01/2018 à 16:17 ]

Réponse de la Documentation régionale

Bonjour,

Nous n'avons malheureusement pas réussi à identifier le bâtiment.

Nous avons consulté l'ouvrage Lyon en Tram abondamment illustré de photos anciennes dans l'absurde espoir d'y retrouver peut-être la façade en question, mais sans succès (l'ouvrage propose des tracés des différentes lignes de tram à l'époque de l'OTL).

Même chose dans la base Photographes en Rhône-Alpes, dans la collection de photos anciennes Jules Sylvestre, ou encore dans Lyon-Europe, 100 ans d'architecture moderne.

L'utilisation du béton pour la construction de bâtiment était très rare à la fin du XIXe ; la facture du bâtiment parait beaucoup plus récente (peut-être 1920-1930) . Êtes-vous sûr de la datation de la plaque de verre ? avez vous d'autres informations concernant celle-ci ?

Réponse attendue le 12/01/2018 - 16:01


Aston_V [ 08/02/2018 à 17:53 ]

J'ai posé, il y a peu et sans succès, une question pour localiser une photo ancienne sur plaque de verre.
L'ancienne question
Elle concernant cette image
Photo à Localiser
J'ai finalement localisé ce cliché après d'interminables recherches.
Il s'agit de l'ancienne usine des Tannerie Lyonnaise située à la Saulaie, en bord du Rhône, à Oullins, comme vous pouvez le vérifier dans cette galerie d'images:
Les tanneries Lyonnaise à Oullins

Comme vous pouvez donc le constater, la photographie date bien de 1911; L'incendie étant bien documenté, tout comme le précise une carte postale sur cet incident dans la galerie d'image.

Il y avait donc bien des bâtiment en béton en 1911.
Au demeurant les piles de la passerelle de l'Hôtel Dieu construite en 1837 semble l'avoir été. Le premier immeuble d'habitation lyonnais en béton, appelé « la maison moderne », aurait été érigé en 1910 au 2 de la rue de Saint-Cyr, à Vaise.

Le bâtiment des tanneries Lyonnaise a été apparemment érigé entre 1902 et 1911 sous la conduite de Gustave Vourloud (1847-1932), ancien élève de l’école des mines de Saint-Étienne, ex-ingénieur des mines au Creusot. embauché par les Tanneries Simon Ullmo, initiateur du site en 1882.

Mes questions :
Les bâtiments industriels en béton étaient ils à ce point si rares à cette époque? Connait on d'autre usine en béton construite dans la région lyonnaise à cette époque? A quel point est ce précurseur?
Avez vous des renseignements sur l'incendie de 1911 et les travaux de réparation?

Merci

Réponse attendue le 12/02/2018 - 17:02


bml_reg [ 09/02/2018 à 16:01 ]

Réponse de la Documentation régionale

Le journal Le Salut public du 22 avril 1911 donne un compte rendu de l’incendie des Tanneries lyonnaises :

Oullins

LE FEU DETRUIT TOUT UN BATIMENT DE L'USINE DES TANNERIES LYONNAISES ET FAIT POUR UN MILLION ET DEMI DE DEGATS

Un immense incendie a détruit cette nuit tout un bâtiment de l'usine des Tanneries lyonnaises à Oullins. Cette usine, où travaillent 1.100 ouvriers occupe entre l'avenue des Saulaies et la ligne du chemin de fer une très grande superficie de terrain. En façade sur l'avenue des Saulaies et portant le n° 64 de cette avenue se trouve un bâtiment de trois étages, d'une longueur de 90 mètres et d'un largeur de 25 mètres environ. C'est ce bâtiment, où se trouvaient les ateliers de corroyage du chevreau, de lissage, de cadrage et de séchage, qui a été la proie des flammes.

L'alarme
Il était environ deux heures et quart du matin. Le garde de nuit de l'usine, M. Faverin opérait sa tournée habituelle, lorsqu'il aperçut au troisième étage du bâtiment en question, dans une chambre de sèche, une vive lueur. Presqu'aussitôt, d'ailleurs, les vitres des croisées volaient en éclats, livrant passage à de grandes flammes qui commençaient à lécher la toiture de l'immeuble. M. Faverin s'empressa de donner l'alarme, et téléphona en toute hâte aux pompiers de Lyon. Le feu avait pris d'ailleurs en très peu de temps de grandes proportions et ravageait tout le troisième étage du bâtiment. D'immenses flammes, qu’activait un violent vent du Nord, jetaient dans la nuit de vives et sinistres lueurs. Les habitants des maisons voisines, réveillés en sursaut, descendaient dans la rue à peine vêtus ; des sonneries de clairons jetaient l'alarme dans toutes les directions. Quelques courageux citoyens essayaient, dans la mesure du possible, d'organiser les secours, lorsque, dans la direction de Lyon, retentirent soudain, éloignés d'abord, puis de plus en plus sonores, les longs appels de la pompe automobile du dépôt central. Celle-ci, avec un fracas de tonnerre, arrivait bientôt à toute vitesse devant l'usine en flammes. Avec leur célérité habituelle, nos braves sapeurs sautaient à bas de leur siège et obéissant aux ordres précis et brefs du capitaine-adjudant-major Rousset, mettaient immédiatement la pompe en batterie et commençaient à attaquer le fléau.

Les secours
Mais le feu, pendant le court espace de temps qui s'était écoulé depuis que l'alarme avait été donnée, avait étendu ses ravages de façon effrayante. Tout le faîte du bâtiment était la proie des flammes et le deuxième étage commençait à flamber. Il fallait agir sans perdre une minute. Déjà les lances alimentées par la pompe automobile inondaient le foyer. M. le capitaine Rousset fit téléphoner au dépôt central d'envoyer d'urgence une pompe à vapeur. Pendant ce temps arrivaient sur les lieux la pompe à vapeur des ateliers du P.-L.-M. à Oullins, les pompiers d'Oullins avec une moto-pompe et une pompe à bras, les pompiers de Pierre-Bénite avec une pompe à bras ; la pompe à bras de l'usine était également mise en batterie. Malheureusement, l'insupportable chaleur que dégageait l'immense brasier empêchait d'approcher ; et pompiers et sauveteurs devaient se relayer sans cesse. La pompe à vapeur du dépôt central de Lvon arrivant sur les lieux, permit d'attaquer le fléau de plus loin avec des lances d'une plus longue portée et d'un débit plus considérable. L'incendie cependant ne diminuait pas d'intensité ; la toiture s'était écroulée au milieu d'une gerbe de flammes et d'étincelles. Peu après, le plancher du troisième étage s'écroulait en partie avec un bruit épouvantable, faisant céder sous son poids le plancher du second. Le premier étage était, lui aussi, complètement embrasé. Par les vingt-quatre fenêtres de chaque étage, les flammes s'échappaient au milieu des tourbillons d'une fumée âcre et noire. Seul le rez-de-chaussée restait encore indemne. Grâce à l'énergie des secours, il put être préservé des flammes. Les torrents d'eau que les lances, alimentées par toutes les pompes mises en batterie, déversaient sans arrêt sur le foyer finirent par enrayer l'extension du fléau. Vers 4 heures du matin, celui-ci commençait à diminuer d'intensité. Une à une les flammes faiblirent, puis s'éteignirent. Lorsque le jour pointa, tout danger était définitivement conjuré. Mais il ne restait plus du bâtiment sinistré que les quatre murs, au milieu desquels gisait un amas innommable de ferrailles et de poutres enchevêtrées. Les premiers rayons du soleil venant éclairer ce lugubre spectacle permirent d'apprécier l'importance des dégâts.

Les dégâts
Ceux-ci sont considérables. Tout le bâtiment en effet, sauf le rez-de-chaussée, qui est complètement inondé d'ailleurs, a été détruit. Les murs sont lézardés et devront être consolidés, peut-être même reconstruits. De l'outillage et des marchandises qui se trouvaient dans le bâtiment, rien n'a pu être sauvé. Au total, pour l'immeuble, l'outillage et les marchandises, on peut évaluer les dégâts à un million 500.000 francs environ. C'est le chiffre que donnent les administrateurs de l'usine. Ces dégâts sont couverts par plusieurs assurances.

Les causes et les conséquences
Les causes du sinistre n'ont pu être établies, et il sera vraisemblablement difficile de les établir. Toute idée de malveillance doit être écartée. L'incendie va avoir pour conséquence de réduire au chômage trois ou quatre cents ouvriers. La Direction de l'usine va s'efforcer toutefois de diminuer le chômage en faisant travailler à ses autres ateliers, les ouvriers qui travaillaient dans les ateliers détruits.

Le service d'ordre
Toute la population d'Oullins a été tenue éveillée cette nuit par cet incendie : un grand nombre de curieux étaient venus voir le sinistre. Le service d'ordre était assuré par les agents de police des postes voisins et la gendarmerie de Pierre-Bénite, et dirigé par M. Bernardini, commissaire de police d'Oullins.

La reconstruction a été extrêmement rapide. Un article paru dans L'Écho des mines et de la métallurgie du 3 juin 1912, rend compte d’une réunion des actionnaires des Tanneries le 24 avril 1912.

Le ciment armé et le feu : Un sauvetage
C'est une histoire de ciment armé, très suggestive qui fut contée le 24 avril [1912] aux actionnaires de la Société de Tanneries Lyonnaises.
A cause des dangers d'incendie cette Société avait édifié en ciment armé les nouveaux bâtiments de l'usine d'Oullins, sans cependant abandonner la charpente métallique pour le rez-de-chaussée. Or, un incendie survint, et, par une singulière ironie, il arriva que tout le bâtiment en ciment armé s'écroula sur le rez-de-chaussée, en fer qui seul résista en préservant de Ja catastrophe un important outillage.
Mais voici les faits tels qu'ils sont exposés dans le rapport du Conseil d'administration :
« Un fâcheux événement est venu pendant l'année dernière, troubler la marche de notre exploitation : « dans la nuit du 20 au 21 avril, un violent incendie, dont la cause est restée inconnue, détruisit un des principaux bâtiments de notre usine d'Oullins, le dernier construit, celui que nous avions tout lieu de croire, moins exposé à un accident de celle nature. Le feu qui avait pris naissance dans un séchoir, se communiqua à la toiture ; les pièces de la charpente en tombant, entraînèrent successivement Ja chute des trois planchers en ciment armé, dont les débris avec les machines qu'ils portaient s’accumulèrent sur le plancher qui couvrait le rez-de-chaussée ; ce dernier, très solidement, construit, en fer, put heureusement résister et mettre à l'abri d'un désastre complet, le rez-de-chaussée du bâtiment ainsi que le matériel qu'il contenait.
Grâce à cette circonstance une partie du matériel fut ainsi préservée, mais les dégâts n'en étaient pas moins considérables et deux de nos services les plus importants se trouvaient arrêtés au moment même où nos affaires avaient le plus d'activité. »
Il nous paraît que tout commentaire affaiblirait la portée de ces lignes désenchantées consacrées au ciment armé. Le fait certain c'est que, grâce à la charpente en fer, l'usine fut sauvée d'un complet désastre. Le rapport des Tanneries Lyonnaises nous apprend ensuite qu'après règlement pénible de l'indemnité par les Compagnies d'assurances, on se mit à l'oeuvre pour réparer le désastre et reconstruire les bâtiments effondrés.
Inutile d'ajouter que cette fois on n'hésita pas à édifier une bonne charpente métallique.
Morale de l'histoire : Le ciment armé ne résiste pas au feu et si vous employez ce mode de construction, assurez-vous d'un solide rez-de-chaussée en bonne charpente métallique pour sauvegarder votre outillage.


Pour connaître la date de réouverture des Tanneries, il faudrait feuilleter un quotidien comme le Progrès, entre le deuxième semestre 1911 et le 24 avril 1912, malheureusement non numérisé.

Sinon, vous trouverez dans Oullins de A à Z : dictionnaire de la ville depuis ses origines jusqu'à nos jours / Ville d'Oullins une histoire assez détaillée des Tanneries lyonnaises. On y apprend qu’elles brulèrent une deuxième fois en 1946, que la société ferma en 1953-1954, que les locaux servirent ensuite de cité de transit. Les bâtiments furent détruits en 1999. Cet ouvrage a été réalisé par la Ville d’Oullins, que vous pouvez éventuellement contacter pour en savoir plus.

Réponse attendue le 13/02/2018 - 16:02


gds_ctp [ 10/02/2018 à 17:23 ]

Bonjour,

Voici des éléments de réponse à vos questions "Les bâtiments industriels en béton étaient-ils à ce point si rares à cette époque ? Connaît-on d'autre usine en béton construite dans la région lyonnaise à cette époque? A quel point est-ce précurseur "?

Dans son article dédié au béton, paru dans l’Encyclopædia Universalis, Jean-Michel Torrenti fournit les précisions suivantes sur l’histoire du béton :
« Les Romains de l'Antiquité savaient faire du béton. […] Leur savoir s'est ensuite perdu au Moyen Âge. C'est la mise au point et le développement de la production des ciments artificiels modernes qui a permis l'essor de la construction actuelle en béton.
Aux barques en béton (1848) de Joseph-Louis Lambot (1814-1887) et aux caisses à fleurs (1849) de Joseph Monier (1823-1906) succèdent les réalisations d'entrepreneurs qui développent des « systèmes » de béton armé : François Coignet (1814-1888), qui met au point le béton aggloméré ; Monier, dont les brevets de 1877 et 1878 seront exploités en Allemagne ; François Hennebique (1842-1921), dont la société construira plus de 7 000 ouvrages, parmi lesquels le siège de cette dernière au 1, rue Danton (1900) à Paris et la villa de l'architecte à Bourg-la-Reine (1903) sont des exemples encore existants ; Armand Considère (1841-1914), qui invente le béton fretté (1901)... En 1906, cette première phase prend fin avec la publication des Instructions relatives à l'emploi du béton armé, véritable premier règlement français de calcul des structures en béton armé. Au xxe siècle, c'est l'invention du béton précontraint par Eugène Freyssinet (1879-1962) qui ouvrira de nouveaux horizons au matériau béton. »

« Les définitions se stabilisent à la fin du XIXème siècle, probablement avec l’importance de la granulométrie pour la composition des bétons, avec la modélisation du comportement mécanique des bétons armés, des publications comme celle d’Emile Candlot, les premiers cours de béton armé à l’Ecole des Ponts et chaussées par Charles Rabut en 1897, la revue « Le béton armé » fondée en juin 1898 par la firme Hennebique, ou l’ouvrage de Paul-Christophe, « Le béton armé et ses applications » en 1902. Néanmoins, en 1900, la Commission des ciments armés est instituée. En 1902, Berger et Guillerme publient « La construction en ciment armé »."
Source : Sacré béton ! : fabrique et légende d'un matériau du futur / sous la direction de Philippe Genestier, Pierre Gras (2015)

Nous déduisons de ces documents qu’avant 1906 et la publication des Instructions relatives à l'emploi du béton armé, les bâtiments étaient rarement construits en béton, y compris les bâtiments à usage industriel.

De fait, relativement peu de bâtiments industriels furent construits en béton en France, voire dans le monde, avant le début du XXème siècle :
« Le nouveau matériau de construction s’imposa très rapidement et de façon décisive pour les constructions industrielles et commerciales. C’est un domaine où l’on appréciait son faible coût, ainsi que les nouvelles possibilités statiques en matière de couverture de grandes surfaces. D’autre part, le béton armé n’était pas soumis à l’image traditionnelle de la construction. Plusieurs fabriques furent ainsi construites avant la fin du XIXème siècle selon le système Hennebique, comme la filature Charles Six à Tourcoing, le dépôt de farine de Nantes, la filature Barrois à Lille, le silo à céréales du port fluvial de Strasbourg ou la filature de la Cité à Mulhouse. »
Source : Construire en béton / Friedbert Kind-Barkauskas, Bruno Kauhsen, Stefan Polonyi, Jörg Brandt (2006) (Partie 1 : Le béton dans l’architecture – Section : Le béton armé à l’ère des Modernes, p.18)

Concernant votre troisième question « Connaît-on d'autre usine en béton construite dans la région lyonnaise à cette époque? », nous poursuivons nos recherches et nous vous tiendrons informé.

Ressources utiles :
- Historique du béton, sur le site infociments.fr
- Histoire du béton - Naissance et développement, 1818-1970, cahier des modules de conférence pour les écoles d’architecture, conçu par le centre d’information sur le ciment et ses applications
- article Wikipedia Histoire du béton de ciment
- Premières constructions célèbres en béton, article paru sur le site architectona.wordpress.com
- Le béton : histoire d'un matériau : économie, technique, architecture / Cyrille Simonnet (2005). Résumé : « Retrace l'histoire, qui s'étend sur près de deux siècles, de la mise au point de ce matériau de construction, le plus utilisé aujourd'hui dans le monde. »
- Des matériaux pour une cité industrielle : Tony Garnier et les premiers bétons / Gilbert Richaud (2016)
- Histoire du béton : naissance et développement : 1818-1970 : cahier des modules de conférence pour les écoles d'architecture : module 1 / Centre d'information sur le ciment et ses applications (2009)
- Sacré béton ! : fabrique et légende d'un matériau du futur / sous la direction de Philippe Genestier, Pierre Gras (2015). Résumé : « Sacré béton ! retrace la saga du béton, de son « invention » collective jusqu’aux applications actuelles les plus sophistiquées, interrogeant au passage ses implications économiques, politiques, sociales ou environnementales. »
- Construire en béton / Friedbert Kind-Barkauskas, Bruno Kauhsen, Stefan Polonyi, Jörg Brandt (2006). Résumé : « Construire en béton présente en un seul volume abondamment illustré toute la gamme des possibilités constructives offertes par le matériau béton. Le lecteur découvrira dans cet ouvrage le développement des technologies du béton de l'Antiquité à nos jours, l'importance du matériau béton dans l'architecture moderne, les bases spécifiques de ce matériau, ses sortes et qualités, les multiples possibilités offertes en termes de configuration de surface et de couleur, les bases de la physique du bâtiment et de l'application du béton, les structures d'étages et de hall avec des instructions pour le projet et sa mise en oeuvre, ainsi que de nombreux exemples détaillés de constructions (parois externes, parois intérieures porteuses, toit massif, jointures, fixations, escaliers...), A l'instar des précédents atlas publiés par DETAIL, voici un véritable ouvrage de référence pour les architectes et les ingénieurs, assorti d'un glossaire détaillé: l'outil indispensable pour la conception des ouvrages en béton. »
- Réponse du Guichet du savoir à la question immeubles d'habitation en béton

Bonne journée

Réponse attendue le 14/02/2018 - 17:02


gds_db [ 12/02/2018 à 11:43 ]

Bonjour,

L'ouvrage intitulé Vingt siècles d'architecture à Lyon (et dans le Grand Lyon) : des aqueducs romains au quartier de la Confluence de Jacques Beaufort comporte un chapitre consacré aux premiers emplois du béton armé à Lyon aux pages 111 à 131.
En voici quelques extraits :
" Les Lyonnais étaient prêts à utiliser cette technique, car la tradition du coffrage était connue dans lla région, où l'on utilisait souvent le pisé, la boue argileuse séchée mêlée de paille. [...]
Premiers emplois du béton armé à Lyon
1907-08 : Salle Rameau 29 rue de la Martinière. la municipalité ayant décidé de bâtir une salle de concert, on choisit le béton armé en vue de balcons en porte-à-faux, sans les piliers habituels qui gênent les spectateurs du parterre. Mais ce matériau est caché par la décoration.
1910. Immeuble 24 quai Jaÿr (9e) : "Le gratte-ciel de Lyon" "
...
Sont également cités, la cité industrielle, le stade de Gerland, les abattoirs de la Mouche, et l’Hôpital Grange Blanche de Tony Garnier ainsi que les architectes Michel Roux-Spitz, Charles Meysson... Nous vous invitons à venir consulter cet ouvrage à la bibliothèque.

Pour aller plus loin dans vos recherches sur le béton à Lyon et sa région, nous vous proposons d'explorer les pistes suivantes :

- Bétons et "ciment armé": une alternative technique dans les bâtiments publics à Lyon durant l'entre-deux-guerres / Gilbert Richaud - document que vous pourrez probablement consulter au LARHRA - centre de recherche du CNRS.

- la Presse lyonnaise numérisée à la BML et notamment la Construction lyonnaise

- Une Cité industrielle : Etude pour la construction des Villes / Tony Garnier

- Des matériaux pour une cité industrielle [Article] : Tony Garnier et les premiers bétons / Gilbert Richaud

- Michel Roux-Spitz : architecte 1888 - 1957 / sous la dir. de Michel Raynaud

- Tony Garnier : Architecte et urbaniste

- Charles Meysson, architecte lyonnais ou la mémoire d'une ville [Revue] / [dossier réalisé par Anne-Sophie Clémençon]

- Principe du béton armé

Vous pouvez également vous rendre aux Archives départementales du Rhône et aux Archives municipales de Lyon qui pourront vous orienter vers des documents pertinents et éventuellement contacter le Pré-inventaire des monuments et richesse artistiques du Rhône.

Bonne journée.

Réponse attendue le 15/02/2018 - 11:02