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PRE ET POST YEYE.

par LUDOVICUS, le 15/02/2018 à 18:17 - 895 visites

Si l'époque dite des "yéyé", en France, correspond approximativement aux années 60, époque de SLC ( Salut les Copains)célèbre émission radio, mais aussi revue mensuelle ;et où étaient généralement en tête des Hit-parades, les Sheila,J Hallyday,S Vartan,F Alamo, R Anthony, etc....
Peut on dire qu'il y eut une époque PRE YEYE, précédent cette dernière, et avec qui ?
Je parle pour la France, car la plupart les yéyés sus nommés ,se sont inspirés et même beaucoup plus par ce qui se passait outre-atlantique.
Ensuite, peut on dire, comme je l'ai entendu parfois, que Mai 68 a mis fin à cette période YéYé, et dans ce cas, qui pourrait être qualifié de POST YEYE ?
Je pensais là, à Michel SARDOU ou Julien CLERC, qui ont "émergé" juste après Mai 68, mais qui d'autres encore ?
Enfin, où peut on situer dans cette chronologie ou mouvance, les P Perret,C Nougaro, S Lama,E Macias,C Aznavour,J Brel ou G Brassens, parmi tant d'autres..J'ai du mal à les qualifier de "yéyés", en particulier pour ces derniers.
EN RESUME :Quels chanteurs ou chanteuses français, représentent au mieux la période dite YéYé ? Quels en sont les précurseurs français,et aussi les successeurs , ce que j'ai nommé les pré et post yéyés ? merci d'avance.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_mus, le 16/02/2018 à 14:46

Réponse du Département Musique

Bonjour,

Voici quelques considérations extraites de l'ouvrage d'Alain Pozzuoli Dictionnaire des yés-yés à l'usage des fans (empruntable dans nos collections)

"Pour les puristes, historiquement, le mouvement yé-yé remonte à l'année 1963 et plus précisément au 22 juin. C'est en effet à la suite de la fameuse "Nuit de la Nation" que pour la première fois le terme "yé-yé" est officiellement employé par le sociologue Edgar Morin, dans le journal Le Monde.
On peut considérer que le mouvement se developpe en deux périodes : la première - la plus marquante de 1959 à 1964, englobe cerains chanteurs de rock (Vince Taylor, les Chaussettes noires, les Chats sauvages) et ce qu'il est convenu d'appeler les idoles : Johnny Halliday, Richard Anthony, Claude François, Sheila, Sylvie Vartan, et Françoise Hardy qui imposent le twist ainsi qu'une certaine chanson française, de variété, mâtinée de rock 'n roll et de rythmes anglo-saxons. Cette nouvelle catégorie de chanteurs est promue par le magazine et l'émission de radio d'Europe 1 "Salut les copains". La deuxième vague yé-yé arrive quelques années plus tard à partir de 1965 (Christophe, Hervé Vilard, Stone). Ils représentent une sorte de continuité du soufle yé-yé, notamment dans la façon d'être managés."


Le même auteur distingue une catégorie qu'il nomme "pré-yé-yé" (1955-1959), dans laquelle il classe des interprètes aussi divers que Aznavour, Brigitte Bardot, Gilbert Bécaud, Pétula Clark, Dalida ....

Pour ce qui est de la filiation du mouvement on peut lire :
"Quelque chose est en train de changer au royaume de la musique populaire qui aboutit à mai 68. Cette véritable cassure dans le système français ne se retrouve pourtant pas totalement dans le monde de la chanson (à l'exception de quelques nouveaux venus, qualifiés alors de "chanteurs engagés", comme Leforestier, Lavilliers, Coringe). En effet le répertoire des yé-yés ne s'en voit pas pour autant bouleversé, et les années 70 connaissent au contraire une sorte de revival des idoles yé-yé, devenues entre-temps de véritables institutions nationales (Halliday, Sheila, Claude François)"

Pour la partie (épineuse quoique pertinente) de votre question qui concerne "l'étiquetage" d'un certain nombre d'artistes, nous vous renvoyons vers la classification de la chanson francophone adoptée par la plupart des médiathèques françaises.
"La PDCM 4, système de classification des documents musicaux ou en relation avec la musique, développé par l'Association pour la coopération des professionnels de l'information musicale (ACIM), adopté par les bibliothèques en France depuis 1983 et mis à jour en 2008, procède à leur indexation analytique ainsi qu'à leur cotation. La PDCM4 est divisée en dix classes principales.
La classe 8 : Chanson francophone / Classe d'usage national ou local, est déclinée en :

8.0 : Anthologies générales
8.1 : Chansons pour enfants
8.11 : Rondes et comptines
8.12 : Berceuses
8.13 : Éveil musical lié à la chanson
8.14 : Chansons d'apprentissage ou d'initiation (alphabet, tables de multiplication, langues étrangères)
8.2 : Chansons sociales
8.21 : Chansons "pour et contre" : de lutte, de propagande, contestataires, de révolte (liste de chansons révolutionnaires ou de résistance), etc.
8.22 : Chansons d'activités collectives diverses : travail, marins, supporters, etc.
8.23 : Chansons à message religieux
8.3 : Chansons humoristiques
8.4 : Chansons à texte (texte prédominant)
8.41 : Poèmes chantés (œuvres de poètes ou d’écrivains mises en musique)
8.5 : Chanson de variétés (musique prédominante)
8.6 : Chansons en lien avec d'autres genres : subdiviser par les autres classes
8.611 : Blues
8.62 : Rock
8.6x : etc.

Ce système de classement donne ainsi la « chanson à texte » (chanson dont le texte est prédominant) comme une subdivision de la « chanson francophone », et uniquement de la chanson francophone, excluant les chansons écrites dans d'autres langues dont le texte est également prédominant mais qui font l'objet d'une autre classification dans les genres auxquelles elles appartiennent (blues, rock, etc.), et la subdivise à son tour avec une catégorie de « poèmes chantés » (textes de poètes mis en musique) en la différenciant de la « chanson de variétés » (chanson où la musique est prédominante).

Les axes de réflexion de l'ACIM dans le sens d'une évolution de la PDCM4 proposent l'affinage de la Classe 8. Chanson francophone et plus particulièrement des Classes 8.3 Chansons humoristiques, 8.4 Chansons à texte et 8.5 Chansons de variété, afin « de suivre l’histoire de la chanson en faisant peu ou prou correspondre des « styles » et des périodes, des années 1920 à aujourd’hui [...] de suivre des catégories pertinentes pour le public [...] et de déporter l’opposition arbitraire et stigmatisante entre « texte prédominant » et « musique prédominante », soit implicitement entre chanson pour les beaux et chanson pour les beaufs, en réintroduisant des critères plus « objectifs » qui font coller une période à un genre. » avec les indices suivants :

788.3 : Chanson réaliste, rétro : années 1920-1950 (Compagnons de la chanson, Charles Trenet, André Claveau, Tino Rossi, Georgette Plana…)
788.4 : Chanson « rive gauche » et descendants, chanson à texte
788.41 : Les historiques : années 1950-1960 (Jacques Brel, Léo Ferré, Georges Brassens, Juliette Gréco, Jean Ferrat, Barbara…)
788.42 : Les héritiers : années 1970 et suivants (Jacques Higelin, Maxime Le Forestier, Renaud, Alain Souchon, Francis Cabrel, Juliette…)
788.43 : Chanson festive et alternative : swing/musette, cuivres et altermondialisme, groupes de scène (Têtes Raides, Ogres de Barback, Semtazone, Blérots de Ravel, Sanseverino…)
788.44 : Nouvelle chanson française : Dominique A, Carla Bruni, Vincent Delerm, Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz, Alexis HK, Bénabar, Cali…)
788.5 : Chanson de variétés, mainstream, : années 1960 et suivantes, années 1980 (Antoine, Carlos, Michel Sardou, Sheila, Johnny Hallyday, Joe Dassin, Claude François, Marc Lavoine, Lorie, Nana Mouskouri, Céline Dion…).

(extrait d'un article de Wikipedia consacré à la "chanson à texte")
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