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Phobie de la fumée
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sofialahlali [ 26/02/2018 à 01:59 ]

Bonsoir ,il M arrive souvent que je me met dans un état très mal quand ma mère fait une grillade et la fumée monte .J ai envie que ça s arrête .je sens qu on est envahi par la fumée et en meme temps j interdit à la famille d ouvrir les vitres pour que nos voisins ne soient pas au courant de ce qu on fait . Existe tu il une phobie à ce sujet . Et comment guérir. Merci

Réponse attendue le 01/03/2018 - 01:03


bml_san [ 01/03/2018 à 15:27 ]

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Il est bien normal de se sentir étouffer dans une pièce fermée et emplie de fumée ! Le terme de phobie est défini comme un Symptôme prévalent des névroses obsessionnelles, caractérisé par une réaction d'angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée. Il n'existe, par ailleurs, aucune phobie relative à la fumée. Cela relève peut-être plus de la claustrophobie, la peur d'être enfermé.

Sur les traitements autour des phobies, le site figaro.sante.fr précise :

Citer:
Le traitement de la phobie est avant tout réalisé en ambulatoire, c'est-à-dire sous forme de consultations auprès d’un praticien spécialisé.

Une première évaluation auprès d’un praticien psychothérapeute (psychiatre, psychologue ou médecin généraliste) doit pouvoir évaluer le type de phobie et son retentissement. La psychothérapie permet au patient de bénéficier d’un soutien et d’entamer des soins concernant spécifiquement sa phobie.

Les diverses approches peuvent convenir aux patients en fonction de leurs attentes et leurs besoins. Elles sont complémentaires et peuvent être utiles à un même patient à plusieurs époques de sa vie.

Les thérapies comportementales et cognitives proposent, de sortir du conditionnement qui associe un objet à l’angoisse. Un travail de désensibilisation par exposition progressive à l’objet phobique peut être tenté : l’angoisse sera de plus en plus relativisée par le sujet. Des séances de relaxation sont complémentaires de cette approche, ainsi que la modification des schémas de pensée avec l’aide du thérapeute. Les groupes d’affirmation de soi peuvent également apporter plus de confiance au patient et l’aider à franchir les barrières de l’isolement phobique (notamment dans les phobies sociales).

Les thérapies d’inspiration analytique permettent au patient de travailler sur son vécu et sur l’origine de cette phobie. Le résultat est durable et un peu plus long à obtenir mais ce temps est nécessaire pour réorganiser les représentations du patient.

Le traitement médicamenteux est très peu efficace. Les anxiolytiques benzodiazépiniques permettent de réduire temporairement l’angoisse, notamment lors de la situation phobogène, mais leur efficacité s’estompe rapidement et ces produits présentent un risque addictif important. Dans certaines situations, les antidépresseurs peuvent avoir une certaine efficacité dans les agoraphobies et les phobies sociales.

Dans de rares cas de dépression grave, d’invalidité ou dans un contexte suicidaire, le médecin peut proposer une poursuite des soins en hospitalisation.


Pour plus d'information, vous pouvez lire le dossier complet autour des phobies du site figaro.santé.fr.

Cordialement,

L’équipe Cap’Culture Santé.
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Réponse attendue le 05/03/2018 - 15:03