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Pillage des biens culturels

par Caro Mésange, le 05/12/2018 à 13:04 - 127 visites

Re-bonjour,

Auriez-vous également des ouvrages généraux (ou plus spécifiques à une période, un pays, peu importe) à me conseiller traitant du pillage des biens culturels ?

Merci !

Caroline S

Ps: Mea culpa pour la faute d'orthographe sur "cibleraient" dans ma précédente question

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 06/12/2018 à 12:51

Bonjour,

Voici une sélection d’ouvrages issus de notre catalogue, du CHRD ainsi que du catalogue Sudoc sur le pillage des biens culturels :

Le pillage du patrimoine archéologique : des razzias coloniales au marché de l'art, un désastre culturel, Laurent Flutsch et Didier Fontannaz
« Restes miraculés d'un lointain passé, les vestiges archéologiques sont de précieux témoins de l'histoire humaine. En fouillant un site, l'archéologue moderne mène une enquête. Il cherche à tirer du sol le plus d'informations possible. Comme sur une scène de crime, tous les indices sont essentiels: les objets, les traces infimes, leurs positions dans le sol, l'environnement... Dès lors, un site pillé, c'est une archive détruite, une enquête ruinée, des connaissances perdues. Un trou de mémoire. Le patrimoine archéologique est hélas, depuis toujours, victime de convoitises dévastatrices. De la Grèce antique à Napoléon, le pillage culturel fut de toutes les conquêtes. Et il nourrit encore bien des querelles, comme l'illustre le fameux cas des frises du Parthénon. Aujourd'hui, le pillage et la destruction sont mercantiles. Pour alimenter le commerce des antiquités, les fouilles clandestines se multiplient. Le trafic s'intensifie, le marché et la clientèle s'élargissent. On trouve sur Internet des pièces archéologiques à vil prix. Sur tous les continents, des tombes sont éventrées par milliers, des monuments sont mutilés, des sites dévastés. Parce qu'ils créent la demande, ce sont les acheteurs d'objets archéologiques qui, souvent sans le savoir, provoquent ce fléau. Un désastre culturel ? Oui, car les pièces en vente sur le marché, comme celles volées par les conquérants de jadis, ne sont que le triste butin d'un pillage destructeur de mémoire. »

Le sacrifice de Palmyre : une enquête inédite au coeur de l'horreur syrienne, Leïla Miñano
« La conquête de Palmyre par l'Etat Islamique, en mai 2015, a bouleversé le monde entier. Aucune des exactions du régime, ni les 250 000 morts, ni les armes chimiques, n'avait provoqué une indignation aussi unanime. Pour Bachar-Al-Assad, pour Daech et pour la coalition, les blanches colonnades de Palmyre ont constitué un formidable outil de propagande. Mais que s'est-il vraiment passé à Palmyre ? A partir des témoignages d'habitants réfugiés à la frontière turque, de trafiquants d'antiquités, de soldats et d'officiers, recoupés par des centaines de documents et d'interviews d'experts, cette enquête révèle les dessous de la plus belle prise médiatique de l'Etat Islamique. Elle montre comment les troupes du régime se sont retirées brutalement tandis que la coalition, et d'abord le Département d'Etat américain, dont les satellites sont braqués sur la ville, se gardait d'intervenir. Elle prouve que le gouvernement syrien avait organisé l'évacuation des officiers, des pièces archéologiques, des prisonniers politiques et même de la banque avant l'arrivée des jihadistes, tout en déclarant la situation «sous contrôle». On y voit les représentants du régime empêcher des milliers de civils de quitter la ville alors que les drapeaux noirs sont à sa porte. On y découvre le vrai drame de la décapitation de l'archéologue Khaled Al-As'sad, âme de Palmyre unanimement respecté, puis le quotidien des habitants sous le Califat et les parcours des rescapés de Palmyre. Un an après les faits, ce document exceptionnel montre l'autre visage de la ville mythique, fleuron de l'Antiquité mais aussi carrefour économique, géostratégique et enjeu névralgique du conflit en Syrie et alentour. Gaz, antiquités, hommes : après les tractations initiales, certains réseaux de communication entre la ville et l'extérieur demeurent actifs, reflétant tragiquement une guerre dans laquelle les ennemis apparents, sur le terrain ou hors des frontières, cohabitent autant qu'ils se combattent. »

Des musées au-dessus de tout soupçon, André Gob

Le patrimoine culturel, cible des conflits armés : de la guerre civile espagnole aux guerres du 21e siècle, sous la direction de Vincent Négri
« Textes issus d'un colloque international organisé à Genève les 7 et 8 avril 2011 par le Musée d'art et d'histoire de Genève et le Centre de recherches sur le droit du patrimoine culturel et naturel, CECOJI. »

Pillage archéologique au Niger : description et analyse des objets saisis en France, Abdoulaye Maga, Oumarou Amadou Ide, Saley Djibo, Marou Garba

De la restitution internationale des biens culturels aux XIXe et XXe siècles : vers une autonomie juridique, Xavier Perrot

La protection du patrimoine archéologique : fondements sociaux et enjeux juridiques, sous la direction de Abdoulaye Camara & Vincent Négri
« Ce volume présente les résultats d'un programme de recherche collective entrepris dans le cadre du Groupement de recherche internationale (GDRI) Droit du patrimoine culturel et droit de l'art. Ce programme explorait les voies selon lesquelles l'exercice de la recherche archéologique, en tant que discipline scientifique ouvrant sur la connaissance du passé, est normé tant par des principes originaux, propres à la discipline et formulés en résonance directe avec les caractères et la nature même des vestiges et des gisements, que par des règles communes, partagées avec les autres composantes du patrimoine culturel. Les droits nationaux comme les standards internationaux sont articulés sur cette ambivalence normative. À travers des contributions thématiques rédigées par des spécialistes des différentes disciplines qui s'adressent à la protection du patrimoine archéologique, cet ouvrage investit les fondements et rend compte des outils et des concepts juridiques mobilisés pour assurer la conservation, la restitution, l'étude et l'exploitation scientifiques de ce patrimoine. »

Un nouvel or noir : pillage des oeuvres d'art en Afrique, Philippe Baqué

Halte au pillage ! sous la direction de Grégory Compagnon

Lutte contre le pillage et le trafic illicite des biens culturels : pour une approche intégrée en Afrique : le cas du Niger, Soumana Abdouramane Cissé

Le pillage de l'Irak : main basse sur la Mésopotamie, Philippe Flandrin

Razzia sur l'art, Emmanuel de Roux et Roland-Pierre Paringaux

Patrimoine annexé : les biens culturels saisis par la France en Allemagne autour de 1800, Bénédicte Savoy

Pillage en Europe : cent objets disparus, publ. du Conseil international des musées

Pillage en Afrique : cent objets disparus, publ. par l'ICOM


Pillage sous l’occupation nazie :

Le pillage de l'art en France pendant l'Occupation et la situation des 2000 oeuvres confiées aux musées nationaux, Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France
« Cette étude, validée comme rapport sectoriel dans les documents finals de la mission, présente un historique des pillages d'oeuvre d'art, de leur restitution et des indemnisations. Puis, elle fait le bilan des recherches qui ont permis de repérer le pourcentage de biens spoliés dans les objets d'art revenus d'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et confiés à la garde des Musées nationaux. »

Le pillage de l'Europe : les oeuvres d'art volées par les nazis, Lynn H. Nicholas

Le musée disparu : enquête sur le pillage d'oeuvres d'art en France par les nazis, Hector Feliciano
« Printemps 1940 : au fur et à mesure de la progression de la Wehrmacht sur le territoire français, des services nazis de confiscation, spécialement institués, entreprennent, à partir de listes établies bien avant le déclenchement de la guerre, le pillage et la confiscation, qui dureront tout le temps de l'Occupation, de milliers d'oeuvres d'art. Des collections publiques et privées, des tableaux mais aussi des millions de livres, manuscrits, meubles et objets de valeur partent vers l'Allemagne. Volés systématiquement et méthodiquement, ou plus fortuitement par les officiers et les soldats, nombre n'ont aujourd'hui encore pas été retrouvés. En 1995, Hector Feliciano publiait en France le fruit de huit années d'enquête, au terme desquelles il avait retrouvé la trace de certaines oeuvres. Les traductions de cet ouvrage à l'étranger l'enrichirent chaque fois de découvertes nouvelles, puisqu'elles s'inscrivaient dans le mouvement international de restitution aux héritiers des biens confisqués et presque toujours récupérés après la guerre par les États nationaux, mais pas par les familles, faute le plus souvent d'informations. Cette édition nouvelle est donc à la fois le récit du pillage des oeuvres d'art et une enquête sur la trace de certaines oeuvres, principalement à travers les exemples de la spoliation, sur ordre direct de Hitler ou du haut-commandement nazi, des collections privées des marchands Paul Rosenberg et Bernheim-Jeune, des banquiers David-Weill, de la dynastie Rothschild, de la famille Schloss, du collectionneur Alphonse Kann ou du financier Fritz Gutmann. Le vol de ces collections d'un immense renom s'opère souvent avec l'aide active de marchands et des commissaires-priseurs français. Si après-guerre les oeuvres qui n'avaient pas été détruites dans les combats n'ont pas été restituées, c'est qu'il fallait compter avec la complaisance ou la négligence de maisons de vente aux enchères, voire de conservateurs de musée peu regardants sur l'origine des tableaux ni leur brusque réapparition sur le marché. Feliciano met à nu ce système international qui s'est longtemps nourri de ces spoliations. Enquête d'investigation sur le pillage d'oeuvres d'art auquel se sont livrés les nazis durant la Seconde Guerre mondiale principalement en France, mais aussi en Belgique et au Pays-Bas. Ce livre porte sur la spoliation de collections privées appartenant à des familles ou des marchands d'art juifs, ainsi que sur la dispersion de ce trésor après-guerre. Edition enrichie des découvertes récentes. »

Le grand pillage, Francine-Dominique Liechtenhan
« L'odyssée des oeuvres d'art pendant la la Seconde Guerre mondiale. En 1941, l'Allemagne nazie envahit l'URSS, pillant des chefs-d'oeuvre uniques, saisissant des fonds d'archives et de bibliothèques entiers. Plus tard, les Soviétiques évacuent les trésors des musées nationaux allemands et des collections privées à titre de compensation ou de restitution. »

Pillages et restitutions : le destin des oeuvres d'art sorties de France pendant la Seconde guerre mondiale : actes du colloque, organisé par la Direction des musées de France, le 17 novembre 1996, à l'amphithéâtre Rohan de l'École du Louvre ; sous la présidence de Françoise Cachin,...

Les carnets de Rose Valland : le pillage des collections privées d'oeuvres d'art en France durant la Seconde Guerre mondiale, Emmanuelle Polack et Philippe Dagen
« Voici pour la première fois publiées les notes manuscrites de Rose Valland (1898-1980), inédites à ce jour, accompagnées d'un appareil critique et documentaire. A partir de mars 1941, Rose Valland, attachée de conservation au musée du Jeu de Paume, est l'unique témoin français des exactions perpétrées par une organisation culturelle du parti nazi dirigée par le ministre du Reich Alfred Rosenberg, sous l'autorité personnelle d'Adolf Hitler. La mission principale de l'Einsatzstab Rosenberg (ERR) consiste dans le repérage et la confiscation des collections d'oeuvres d'art juives - mais pas uniquement -, en France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas : le pillage des galeries d'art, des commerces d'antiquités et des habitations particulières mais également l'enlèvement de maints dépôts faits en banque. Grâce à Rose Valland, le quotidien ignoble de la spoliation apparaît ici au grand jour. »

Monuments men : Rose Valland et le commando d'experts à la recherche du plus grand trésor nazi, Robert M. Edsel
« Histoire de Monuments men, un groupe d'experts internationaux créé aux Etats-Unis pour retrouver et protéger les oeuvres d'art confisquées par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et sauvegarder le patrimoine artistique européen. »

Le catalogue Goering, les Archives diplomatiques et Jean-Marc Dreyfus
« La transcription du catalogue mentionnant l'intégralité des oeuvres d'art pillées par les nazis pour le compte de Goering, retrouvé dans les archives du Quai d'Orsay. Avec le récit de leur collecte, puis de leur destin après-guerre (tous les propriétaires n'ayant pas été retrouvés). »


Bonne journée.
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