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Historien et Scientifique

par cannelle26, le 12/03/2019 à 18:14 - 134 visites

Bonjour,
Je suis élève en seconde, le troisième trimestre à commencé et les choix définitifs d'orientation sont à faire.
Je voulais savoir si il existe des métiers qui mélange la science (surtout la physique chimie mais sinon ce n'est pas grave) et l'histoire?
Si vous n'arrivez pas à trouver parce qu'il n'existe peut être aucun métier j'ai également une seconde question qui est:
Faut il savoir dessiner pour pouvoir exercer le métier de restaurateur en musée?
Je vous remercie pour tout l'attention que vous porterez a ma question.
Au revoir
Cannelle26


Réponse du Guichet du savoir

par gds_ctp, le 13/03/2019 à 16:29

Bonjour,

Il existe bien des métiers faisant appel à la science et à l’histoire. De plus en plus d’universités proposent d’ailleurs des doubles cursus sciences/humanités. Voici par exemple ce que le site de l’université Paris Sorbonne site parmi les débouchés d’une telle formation :

« Le double cursus Sciences et Histoire conduit à l’obtention de la licence d'Histoire de la Faculté des Lettres et de la licence de sciences de la Faculté des Sciences et Ingénierie de Sorbonne Université dans la discipline scientifique choisie en deuxième année.
Il permet donc notamment une poursuite en master recherche d'histoire ou de sciences, en ingénierie, ou la présentation de différents concours (CELSA, IEP, écoles de journalisme, concours de l’enseignement, du patrimoine, de la fonction publique).
Les étudiants du double cursus peuvent se destiner à de nombreux métiers, parmi lesquels la médiation scientifique, l’administration des politiques publiques de la science (à l’échelle des régions ou des municipalités, par exemple), le journalisme, l’ingénierie, ou encore la recherche, tant en sciences, en histoire, qu'en histoire des sciences. »

Il existe un domaine où les deux disciplines seront particulièrement mobilisées : les métiers de l’archéologie :

« De l’archéologue de terrain au spécialiste en laboratoire et à l’enseignant, les métiers sont nombreux, mais tous participent aux fouilles archéologiques et/ou à l’étude des vestiges et des données archéologiques. Si l’archéologie n’offre pas un très grand nombre de postes chaque année, les débouchés existent réellement, principalement dans l’archéologie préventive. La principale filière pour accéder à tous ces métiers est l’Université qui prépare aux diplômes requis, aux concours et à l’accès aux écoles spécialisées.
o Les grands organismes de recherche de l’Etat : CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), IRD (Institut de Recherche pour le Développement), MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle) qui se consacrent -comme leur nom l’indique- à la recherche avec des postes de chercheurs et d’ingénieurs mais aussi de techniciens spécialisés.
Niveau d’étude requis : Doctorat pour les chercheurs, ingénieurs, dès la Licence pour les techniciens.
o L’enseignement supérieur : Université, EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), MNHN (Muséum National d’Histoire Naturelle). Les enseignants du supérieur sont généralement des enseignants-chercheurs qui partagent leur activité entre ces deux fonctions.
Niveau d’étude requis : Doctorat pour les Maître de Conférences.
o Les musées : musées nationaux ou territoriaux. Ils offrent une gamme de métiers liés à l’archéologie, correspondant à divers niveaux d’étude.
Niveau d’étude requis : à partir de la Licence

o Les collectivités territoriales : de nombreuses collectivités territoriales (Municipalités, Communautés de communes, Départements, Régions…) disposent d’un service d’archéologie où différents métiers sont possibles. Ils sont généralement assez polyvalents – de la fouille archéologique – à la diffusion auprès du grand public. Niveau d’étude requis : à partir de la Licence.
o Les Services Régionaux de l’Archéologie : Services de l’Etat assurant l’administration, la gestion mais aussi une part active de la recherche archéologique en France.
Niveau d’étude requis : à partir de la Licence.
o L’archéologie préventive : INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives), Collectivités territoriales, Entreprises privées (actuellement en plein développement). Il s’agit aujourd’hui de la branche de l’archéologie qui recrute le plus à tous les niveaux d’études.
Niveau d’étude requis : à partir de la Licence, Master 2 et Doctorat pour des postes à responsabilité.

Tous ces métiers participent à l’archéologie. Les fouilles archéologiques sont généralement ouvertes à tous les étudiants en archéologie dès la première année. Des stages de terrain sont aussi organisés dans le cadre de la Licence d’Histoire de l’Art et Archéologie. »
(Source : u-bourgogne.fr)

Le site etudiant.aujourdhui.fr a créé une fiche assez bien faite sur le métier, que nous vous invitons à consulter, ainsi que celles des domaines apparentés que sont les métiers de paléontologue (faisant grandement appel à la biologie, la zoologie, la botanique, la climatologie…) et d’historien.

Dans un tout autre domaine, on peut penser aussi aux métiers du tourisme, de l’animation… ou de la restauration d’œuvres d’art, justement !

Le métier de restaurateur-trice de tableaux, disons-le tout de suite, requiert évidemment de bonnes connaissances en dessins, un coup d’œil à cet article de la-croix.com sur la désormais célèbre restauration ratée d’un Christ peint du XVè siècle par une amatrice à Borja, en Espagne vous suffira à comprendre pourquoi !

Un article de madmoizelle.com évoque la formation à ce métier :

« Devenir restauratrice prend du temps : la formation dure cinq ans. Il y en a quatre pour devenir restaurateur de tableaux en France ; trois sont publiques et la dernière est privée.
• L’Institut National du Patrimoine (INP) Saint-Denis : Diplôme de niveau I. L’entrée est sur concours, avec très peu de places chaque année et un niveau très élevé.
• L’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon (ESAA) : Diplôme national supérieur d’expression plastique, mention conservation-restauration. Entrée sur concours.
• Université Paris I Panthéon Sorbonne : Master Conservation-Restauration des biens culturels.
• Ecole de Condé, Lyon et Paris : Diplôme de Restauration-conservation des biens culturels, diplôme de niveau II. École privée.
J’ai étudié à Condé car il était plus simple d’y entrer, mais il faut l’avouer, le coût de la scolarité est exorbitant et donc pas accessible à tout le monde.
Les places dans les formations sont chères et rares, car le métier est exigeant et demande des connaissances et une technique irréprochables — on n’a pas vraiment le droit à l’erreur quand on touche certains chefs-d’oeuvre… Et puis, il faut bien le dire : il n’y a pas énormément de débouchés.
Qu’y apprend-on ?
Une grande partie de l’enseignement est réservée au dessin et à la copie d’œuvres, mais il est aussi important de maîtriser les sciences, et notamment tout ce qui concerne les solvants, les forces et la lumière. Il faut analyser l’évolution de la peinture dans le temps, la réaction des ingrédients pour évaluer les réparations à faire et anticiper leur évolution : imaginez un peu que la couleur vire !
On est aussi formés à l’histoire de l’art, à l’anglais et à l’italien (utiles pour travailler dans les pays qui ont produit énormément de tableaux), ainsi qu’à la dorure et à la restauration bien sûr. »

Nous vous laissons lire la suite de l’article. Lecture que vous pourrez compléter par celle d’un entretien avec la restauratrice Valérie Grais qui évoque son métier sur almanart.org.

Bonne journée.
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