Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Justice Civile & Justice Maçonnique..Quelle différence ?

Justice Civile & Justice Maçonnique..Quelle différence ?

par Yvan, le 17/05/2019 à 16:44 - 774 visites

Bonjour..... Les diverses obédiences maçonniques semblent avoir un règlement dans leurs confréries qui ressort de la Justice.
Mais quelle justice.? sur quoi est elle basée.? que, quoi, ou qui juge-t-elle.?
Est elle une copie de la Justice civile & dispose-t-elle de pouvoirs coercitifs.?
J'ai lu quelques articles, pour le moins cinglants, qui n'y voient qu'une sorte de parodie "adaptée" au contexte particulier de ces associations, avec un langage très symbolique semble - t - il, lié sans doute à une intégration repersonnalisée pour s'adapter à la culture maçonnique.
Quel pourrait être le fondement réel de cet élément de la société civile
au sein des diverses obédiences..?
Merci de votre attention. JS

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 20/05/2019 à 12:17

Bonjour,

" Contrairement à une idée reçue, la justice maçonnique n'a pas la prétention de se substituer à la justice des tribunaux civils. Les serments prêtés par les initiés, pour "venger" la franc-maçonnerie des frères parjures ou qui la trahiraient, n'ont pas une autre signification que purement symbolique.
La justice maçonnique se limite à régler les conflits susceptibles de survenir entre un franc-maçon et sa loge ou entre deux-francs-maçons, prolongeant la tradition des règles de métier et des mises à l'amende des anciennes corporations de maçons opératifs.
La justice maçonnique s'organise généralement en deux niveaux.
Un comité de conciliation, interne à la loge, constitué pour rapprocher les points de vue et trouver une solution acceptable par les parties.
Un jury fraternel, siégeant pour le compte de l'obédience et composé de francs-maçons élus à l'échelon national. Le jury fraternel est le recours ultime devant lequel les maçons ou les loges peuvent se pourvoir pour obtenir l'arbitrage de cette instance.
Les plus graves sanctions que peut prononcer la justice maçonnique, à l'encontre d'une frère ou d'une sœur, sont : l'inéligibilité aux offices et fonctions, la mise en sommeil pour une durée déterminée ou la radiation."
source : Dictionnaire universel de la franc-maçonnerie / Marc de Jode, Monique et Jean-Marc Carat - page 384

Les instances chargées de la justice maçonnique semble différentes pour Roger Richard dans son Dictionnaire maçonnique : le sens caché des rituels et de la symbolique maçonniques :
" Le pouvoir judiciaire est d'abord exercé au sein de la Loge par le Conseil de Famille réunissant les Sages de l'Atelier. [...]
Au R.E.R., la Justice Maçonnique est exercée par les Maîtres Ecossais.
En cas d'insuccès, les protagonistes sont priés de ne plus fréquenter l'Atelier jusqu'à ce que leur différent soit examiné par une instance supérieure."
"Conseil de famille : destiné à réconcilier deux Frères opposés par un différend au sein d'un Atelier, le Conseil de Famille est composé des cinq Lumières de la Loge.
Le Conseil de Famille ne prononce pas de jugement et la conciliation entraîne le rejet immédiat de la plainte ; en cas d'échec, celle-ci est transmise à l'instance supérieure.
Comité de conciliation (R.E.R.) : au R.E.R., le Comité de conciliation est composé du Député Maitre ou de son représentant, du V. M. de la Loge et de Eléémosinaire. Il a pour fonction d'étudier, aplanir et régler tout différend d'ordre Maçonnique ou civil existant entre les membres de la loge.
Il existe aussi un "Comité de Conciliation et de Décision" au R.E.A.A."
pages 117 -125 -244

Voici ce qu'indique le dictionnaire de la franc-maçonnerie de Daniel Ligou :
" Au sein de chaque Obédience, il existe un corps judiciaire chargé de régler les litiges entre les Frères et de suspendre à temps ou d'éliminer les fautifs. Cette justice est indépendante de la justice profane : on peut très bien - et c'est le cas par exemple des délits politiques - avoir été condamné par la première et conserver ses droits maçonniques, ou, au contraire, être éliminé de la Maçonnerie pour des causes qui n'ont rien à voir avec la justice profane.
Hist. L'existence d'une justice maçonnique indépendante de l'exécutif est quelque chose de relativement récent." [...]
Nous vous invitons à venir consulter cet article dans son intégralité aux pages 658-659.

Bonne journée.
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact