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Histoire du Big data
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Name Surname [ 18/10/2019 à 21:55 ]

Bonjour,
J'aimerais savoir s'il y a des chercheurs qui ont déjà travaillé sur la mise en place du Big data par les GAFAM afin de faire des profits financiers sur les données personnelles des individus? Je ne parle pas de présence numérique ou identité numérique qui a été énoncée depuis environ 2006 en France par Dominique Cardon, Fanny Georges et Louise Merzeau mais bien de la mise en place de la recherche du gain financier par les GAFAM sur les données personnelles des individus, dès 1994 avec Amazon ou 1998 avec la création de Google ?
Merci d'avance pour votre réponse.

Réponse attendue le 22/10/2019 - 21:10


gds_et [ 21/10/2019 à 13:08 ]

Bonjour,

Nos recherches ne nous ont pas permis d’identifier de travaux correspondant exactement à votre recherche, mais voici tout de même quelques pistes de lectures qui vous intéresseront peut-être :

Le Web : une histoire en 3 actes, Pierre-Edouard Barrault, Introduction à l’architecture de l’information (billet de blog)

Economie du Web : Multitude et réseau, Benoît Epron, Architecture de l'Information, Portail des ressources pédagogiques du master en Architecture de l'Information de l'ENS de Lyon (billet de blog)

Les GAFAM, Natalia Sushcheva, Jacques Fontanel, CESICE - Centre d'études sur la sécurité internationale et les coopérations européennes

Smart : enquête sur les internets, Frédéric Martel
Dans ce livre, tout s'accélère. Le numérique amplifie la mondialisation ; internet est mobile ; le téléphone et la télévision deviennent " smart ". Comment la Chine a-t-elle créé des clones de Google ou Facebook et bâti son propre internet censuré ? Comment les pays arabes ont-ils utilisé les réseaux sociaux pour faire leurs révolutions et Israël pour être une " start-up nation " ? Avec Mainstream, Frédéric Martel avait décrit la guerre mondiale de la culture et des médias ; avec Smart, il prolonge l'enquête dans toutes les capitales numériques. De la Silicon Valley au Japon, du Brésil à l'Afrique du Sud, et jusqu'à Gaza, ce livre raconte la bataille d'internet et son futur. Ce faisant, il montre qu'internet n'a jamais été véritablement global, qu'il existe autant d'usages du web qu'il y a de territoires, que les frontières demeurent. Smart est la première grande enquête de terrain sur le nouveau monde qui vient.

Big data : la révolution des données est en marche, Viktor Mayer-Schönberger, Kenneth Cukier
Les auteurs pensent que le Big Data est une révolution comme l'imprimerie en son temps. Des milliards de données sont accumulées depuis une dizaine d'années. Cela a commencé avec l'astronomie et la génétique. Maintenant tous les domaines sont concernés. L'objectif de cette collecte d'informations, craignent-ils, serait de prédire le comportement de certains individus.

(présentation des deux ouvrages ci-dessus par Marie-Ève Tremblay-Cléroux dans la revue Spirale)

Le mirage numérique : pour une politique du Big Data, Evgeny Morozov
L'auteur appelle à résister au solutionnisme, une tendance à voir dans la technologie numérique une panacée universelle qui résoudra tous les problèmes. Critiquant les fausses promesses de la Silicon Valley et leurs liens avec l'idéologie néolibérale, il cherche à comprendre comment le libre flux de données s'inscrit dans la mise en place du commerce mondial dérégulé.
(présentation de l’ouvrage : Big Data is watching you. Du totalitarisme algorithmique et de ses conséquences)

Open, Big, Collaboration: Trois utopies de l’innovationau XXIème siècle,.Fidelia Ibekwe-Sanjuan, Françoise Paquiensegy
Trois idéaux ou utopies semblent stimuler l’innovation au XXIe siècle : l’ouverture (Open) ; la participation et le gigantisme (Big). Si ces trois utopies rencontrent autant d’échos positifs auprès d’acteurs inscrits dans des logiques différentes, c’est que beaucoup pensent qu’elles ont la capacité d’instaurer un triangle vertueux et de devenir un levier libérant les énergies et accélérant le rythme des innovations. Pourtant, elles mêlent, en apparence, des idéologies contradictoires. Conjuguées, ces trois utopies constituent-elles vraiment un triangle vertueux et un formidable accélérateur d’innovations comme certains discours médiatiques le laissent entendre ? Ou bien recèlent-elles des effets pervers, non désirés, qui vont à l’encontre du progrès social qu’elles assurent amener ? Examinons plus en détail leur mise en œuvre sur le terrain.

Aveuglement technologique et aveuglement libéral : singularités, analogies et interactions au sein des organisations Annie Falantin-Breton (thèse)
L’ouvrage de Langdon Winner (1986) intitulé : « The whale and the reactor: A search for limits in an age of high technology » fut le catalyseur des idées qui nourrissaient notre projet doctoral. Cette idée d’aveuglement, de cécité, de mythe, de foi et de prosélytisme associée à la technologie dans sa dimension sociétale et donc par porosité sur les individus avait-elle des effets et des interactions dans les organisations ? Comment les identifier puis les analyser ? Le classique état de l’art ne nous a pas fourni de réponse satisfaisante. La littérature académique était muette sur cette interaction et sur l’existence même d’aveuglement organisationnel. Cette absence a renforcé l’intérêt de mieux expliciter notre intuition initiale pour en faire une hypothèse de travail, une hypothèse de recherche qui peut être exprimée comme suit : dans les organisations s’opèrent des interactions significatives, structurantes entre la dimension de l’aveuglement technologique et la dimension de l’aveuglement libéral. Notre investigation empirique comporte le recueil de données primaires collectées sur la base d’un entretien semi-directif encourageant la narration relative au vécu professionnel et parfois, personnel des personnes interrogées, tout en les perturbant par certaines questions demandant réflexion, introspection, émotion, étonnement, compréhension... quant au phénomène d’aveuglement au sein des organisations, sans jamais y faire explicitement allusion. Nous avons sollicité des dirigeants d’entreprise, des managers intermédiaires ainsi que des délégués d’instances représentatives du personnel. La durée totale des entretiens enregistrés est de 52 heures 42 minutes pour une durée de retranscription de 252 heures et un volume rédactionnel de 752 pages. Nous avons privilégié l’analyse de contenu pour notre démarche de recherche et mobilisé le logiciel dédié à l’analyse qualitative Nvivo 10, qui s’est montré particulièrement performant pour le classement des discours dans des nœuds permettant de structurer notre analyse. Au regard des phénomènes étudiés au cours de ce travail de thèse, nous avons la confirmation que cette hypothèse fondatrice se concrétise. Nous pensons ne pas avoir répondu à la question de l’intégralité des formes que peuvent prendre ces interactions, mais avoir permis à la communauté scientifique de considérer que l’aveuglement organisationnel construit par les interactions à l’intérieur des organisations entre l’aveuglement technologique et l’aveuglement libéral était un objet de recherche crédible et conséquent.


N’hésitez pas à effectuer une recherche avec vos propres mots clés dans la base Isidore pour trouver d’autres références.


Bonne journée.

Réponse attendue le 24/10/2019 - 13:10