Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > C'est dans les gènes ?

C'est dans les gènes ?

par ez3kiel, le 29/06/2005 à 17:15 - 6375 visites

Bonjour,

deux questions pour le prix d'une

pourquoi est-ce que certains hommes dégagent une odeur corporelle plus forte que celle d'autres ?
est-ce que cela a une fonction ?

pourquoi est-ce que la taille de la verge diffère d'un homme à un autre ?
est-ce que cela à une fonction en matière de sélection naturelle lors de la pénétration ?
ou est-ce juste une différence de morphologie totalement inutile ? unsure.gif

voilà ces questions peuvent paraître saugrenues au premier abord, mais je suis on ne peut plus sérieux
merci pour vos réponses !

Réponse du Guichet du savoir

par bml_sci, le 02/07/2005 à 12:14

Réponse du département Sciences et Techniques

Deux réponses pour la gratuité d'une !
  • Première question : une odeur corporelle différente selon les hommes ?

    [i]L'odeur étant l'appréciation sensorielle résultant d'une excitation des cellules olfactives du nez par des substances chimiques volatiles[/i], il convient de savoir ce qui est sécrété et qui secrète au niveau de la peau de l'être humain.

    Source : Grand dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française.

    Qui sécrète ? Les glandes cutanées

    [i]Les glandes cutanées ou de la peau libèrent leurs sécrétions par des conduits à la surface de la peau. Ces glandes produites par les cellules de la couche basale de l'épiderme s'enfoncent par la suite dans les couches profondes du derme. On distingue deux types de glandes cutanées : les glandes sébacées et les glandes sudoripares (sudorifères).
    • Glandes sébacées
      On retrouve les glandes sébacées presque sur tout le corps sauf au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds. Leurs sécrétions se déversent généralement dans le follicule du poil; certaines s'ouvrent directement à la surface de la peau.
      Leurs sécrétions appelées sébum (mélange de substances huileuses et de cellules fragmentées) sont responsables de l'aspect huileux de la peau : le sébum assouplit et lubrifie les poils et la peau, diminue l'évaporation d'eau lorsque l'humidité ambiante est faible et empêche les cheveux de devenir cassants. Le sébum contient aussi des substances bactéricides qui empêchent les bactéries présentes à la surface de la peau de pénétrer plus en profondeur. Les glandes sébacées deviennent très actives à partir de l'adolescence sous l'effet de la testostérone. L'acnée résulte d'une accumulation de sébum et de l'inflammation de ces glandes ce qui provoque la formation de points noirs, de points blancs et de "boutons" sur la peau.
    • Glandes sudoripares
      Les glandes sudoripares au nombre d'environ 2,5 millions chez l'adulte, sont réparties sur tout le corps. Elles sont de deux types, les glandes mérocrines et les glandes apocrines :
      • Glandes sudoripares eccrines : Ces glandes sécrètent la sueur qui sort de la peau par un pore sudoripare en forme d'entonnoir. Ces glandes sont les plus nombreuses et se répartissent sur tout le corps; elles sont particulièrement abondantes sur la paume des mains (environ 379 par cm2), la plante des pieds et sur le front. La sueur (ou transpiration) est composée surtout d'eau (99%), de chlorure de sodium (sel), de vitamines C, d'anticorps, de traces de déchets métaboliques (ammoniac, urée, acide urique) et d'acide lactique (c'est cette substance qui attire les moustiques). Sa composition exacte peut varier selon l'hérédité et l'alimentation. Son PH est entre 4 et 6 ce qui lui permet de ralentir la croissance des bactéries présentes à la surface de la peau. Ces glandes contribuent à la thermorégulation du corps : la sudation augmente quand il fait chaud et cette sueur en s'évaporant, rafraîchit le corps (quand il fait très chaud, le corps peut éliminer jusqu'à sept litres d'eau par jour, d'ou l'importance de boire en quantité suffisante pour pas se déshydrater). Il existe aussi une transpiration causée par les émotions comme la peur, la gêne et la nervosité. On l'appelle souvent "sueur froide". La sudation peut accompagner certaines maladies dont elle représente un des signes diagnostiques : l'accès de paludisme, la «crise» de la pneumonie, les infections biliaires et urinaires, les accidents d'hypoglycémie. C'est un signe de brucellose, de tuberculose pulmonaire, de rhumatisme articulaire aigu. Certains médicaments, comme la quinine ou l'acide acétylsalicylique, la provoquent. Sa commande nerveuse dépend du système nerveux autonome, aussi un déséquilibre de celui-ci peut-il dérégler le bon fonctionnement de la sudation.
      • Glandes sudoripares apocrines : Ces glandes plus grosses que les précédentes se retrouvent surtout aux régions axillaires et urogénitales (aine, aisselles, anus, organes génitaux) et leur conduit débouche dans un follicule pileux. Leurs sécrétions (inodores, de couleur claire, laiteuse ou jaunâtre), en plus de la sueur, renferment des acides gras et des protéines, leurs sécrétions sont donc un peu plus visqueuses que les précédentes. Les bactéries qui vivent sur la peau en métabolisant ces protéines et ces acides gras leurs font prendre une odeur musquée assez déplaisante. Ces glandes commencent à fonctionner à la puberté sous l'influence des androgènes (testostérone). Elles sont stimulées sous l'effet de la douleur et lors des préliminaires sexuels. Chez l’animal, les glandes apocrines sécrètent des phéromones, appelées également hormones de la communication, jouant (tout particulièrement chez les insectes sociaux : fourmi, abeille) un rôle dans certains comportements (communication, sexualité, construction chez les abeilles).
        Glandes cérumineuses : Ce sont des glandes de type apocrine que l'on retrouve dans la peau mince qui tapisse le conduit auditif externe. Elles sécrètent une substance cireuse, le cérumen. Le cérumen servirait à repousser les insectes et à empêcher les corps étrangers de s'introduire dans l'oreille.
        Glandes mammaires : Ces glandes sécrètent le lait.[/i]

    Sachant la raison d'être des odeurs corporelles, plusieurs facteurs peuvent expliquer une différence d'intensité du message olfactif :
    • [i]Une alimentation riche en épices. L'ail, le cari et le cumin, en particulier, peuvent dégager une odeur par la peau jusqu'à 24 heures après leur consommation.
    • Les glandes sudoripares peuvent être hyperactives favorisant la colonisation par des bactéries et leur croissance. Aux aisselles, l'odeur est accentuée par la présence de poils, qui retiennent les sécrétions et offrent un milieu propice à la multiplication des bactéries. Aux pieds, cela entraîne la croissance de bactéries et de champignons. Il peut s'agir de Hyperhidrose essentielle ou transpiration exagérée. L'hyperhidrose essentielle de la plante des pieds, de la paume des mains et des aisselles est une pathologie relativement fréquente : 12% de la population des plus de 15 ans en souffre. Elle débute à la puberté et régresse après 40 ans.[/i]
    L'odeur corporelle étant extrinsèque à l'homme, elle ne peut donc avoir de fonction.

    Sources :
  • Deuxième question : Pourquoi une longueur différente de verge ?
    C'est comme les jambes ou le nez, la verge ne possède pas de longueur standardisée. Rappelez-vous, "l'ennui naquit un jour de l'uniformité".

    Quelques données :

    La variété des pénis
    [i]Notre mode de vie, toujours couvert, nous empêche de découvrir la variété des anatomies génitales. Les formes et tailles du nez, des mains, des pieds, des seins, sont variables celles des pénis le sont également. Aucune corrélation n'a pu être établie entre la taille de la verge et d'autres parties du corps : la longueur du nez, la taille des mains, la hauteur de l'individu, etc.
    La taille du pénis au repos est différente de la taille en érection, et il n'y pas de correspondance entre les deux. Un petit pénis au repos s'allonge souvent plus en érection, par contre un pénis déjà long au repos s'allongera peu ou pas en érection.

    Les hommes ont parfois l'occasion de comparer leur propre sexe à ceux des autres, par exemple sous les douches après le sport. Or pour certains, l'activité physique intense rétracte encore plus la verge, cette comparaison n'a donc aucune signification puisqu'elle ne peut indiquer la différence de taille des verges en érection.

    Une autre circonstance où l'homme peut comparer la taille de son sexe, cette fois en érection, avec celui d'un autre, c'est lors du visionnage de films pornographiques. Il faut avoir à l'esprit que ces acteurs ne sont pas dans la moyenne, ils sont choisis justement pour la taille avantageuse de leur organe, ils font partie de la minorité qui se trouve à l'extrême. Pour prendre une analogie, dans le cas de pointure de chaussures ils feraient du 54 !

    Des chiffres
    La verge doit être mesurée de la base du pénis contre l'os pubien à son extrémité. S'il y a un surpoids, la verge ne peut se montrer dans toute sa longueur ; une perte de poids permettra de la " voir s'agrandir " par la perte du tissus adipeux situé à la racine de la verge.

    Voici les moyennes dans la population générale adulte :
    Longueur au repos : 7,5 à 11,5 cm et en érection 10 à 20 cm
    Circonférence au repos : 7,5 à 10,5 cm et en érection 8,5 à 12 cm[/i]

    Source : Encyclopédie médicale - Doctissimo

    Alors la longueur est-elle une donnée fonctionnelle ?

    [i]Beaucoup d'arguments montrent qu'il n'y a pas de corrélation entre la taille du pénis et la satisfaction sexuelle de la partenaire. La relation de confiance, l'expérience sexuelle et l'attention à l'autre comptent beaucoup plus que la dimension de l'organe.

    Des enquêtes ont montré que les femmes s'intéressent moins à la taille du pénis que les hommes le croient. Certaines ont peur d'un gros pénis avec l'idée que "ça ne passera pas", qu'elles auront mal. D'autres en revanche sont excités par la vision d'un pénis de taille importante.

    Le plaisir lors du coït
    Puisque la pénétration vaginale est pour l'homme le moment du plaisir le plus intense (son pénis est son organe sexuel le plus sensible), il s'imagine qu'il en est de même pour sa partenaire et que le vagin est également la zone sensible la plus importante de la femme. C'est mal connaître l'anatomie féminine et les ressorts de sa jouissance. Les parois du vagin (surtout les deux tiers internes) ont peu de récepteurs du toucher et de la pression, seule la paroi antérieure et le point G en possèdent. La taille de la verge en érection intervient donc peu dans la satisfaction sexuelle de la femme lors du coït. De fait, pour une femme le plaisir vient de la stimulation de plusieurs zones érogènes (le clitoris en particulier). (Voir pour cela les fiches orgasme clitoridien - orgasme vaginal , le point G, les préliminaires amoureux).

    On peut également noter que des études ont démontré la capacité du vagin à s'adapter à la taille du pénis, dans une certaine mesure.[/i]

    Il semblerait donc que la taille ne soit pas un facteur déterminant. Vous pouvez ranger votre règle. cool.gif

    Source : Encyclopédie médicale - Doctissimo
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact