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Végétariens célèbres

par Viince, le 30/07/2020 à 21:47 - 204 visites

Quels sont les végétariens célèbres ?
Y a-t-il des végans célèbres avant les années 1960 ?

Réponse du Guichet du savoir

par gds_et, le 31/07/2020 à 17:19

Bonjour,

Une simple recherche dans votre moteur de recherche préféré avec les termes « végétariens célèbres » devrait vous donner une liste de noms assez conséquente, pour laquelle nous n’aurons pas le temps de faire des vérifications individuelles.
Voici quelques pages qui pourront vous intéresser :

- Pythagore, Léonard de Vinci, Yourcenar... sept célébrités végétariennes avant l'heure, franceculture.fr
- Les végétariens les plus célèbres, vanityfair.fr
- 9 idées reçues sur le végétarisme, psychologies.com
- 5 sportifs célèbres qui ont adopté un régime vegan, cnews.fr
- Les célébrités végétariennes, vegetik.org
- 50 végétariens célèbres, vegemag.fr
- Qui sont les végétariens célèbres ? cuisineaz.com
- Ces 79 stars qui sont végétariennes, public.fr
- Discussion : Liste de végétariens célèbres et citations/Archives, wikipedia.org


Voici également un extrait de l’article de l’ Encyclopaedia Universalis sur le végétarisme, qui revient sur certains de ces noms, dont plusieurs prêtent à débat :

« L'histoire du végétarisme est difficile à retracer car elle est loin d'être linéaire, le végétarisme s'étant développé en divers lieux dans des contextes et au sein de mouvements relativement dissemblables. En outre, les ouvrages traitant de ce sujet ne sont, hélas !, que rarement rédigés par des historiens ; leurs auteurs compilent des connaissances diverses, ne contrôlent pas toujours leurs sources et couvrent de (trop) longues périodes, généralement de la Préhistoire à nos jours. C'est le cas par exemple de The vegetable passion. A history of the vegetarian state of mind de Janet Barkas, publié en 1975. Son livre est très souvent cité comme ouvrage de référence, même dans le milieu scientifique. S'il apporte indéniablement une foule d'informations, il cède aussi au genre apologétique, très fréquent dans la littérature militante, en recensant les personnages historiques réputés végétariens (Pythagore, Bouddha, Plutarque, Vinci, Tolstoï, Gandhi, Kafka, Tagore, Hitler, Einstein...), une liste souvent discutée (notamment à propos de Hitler) à laquelle sont ajoutés, dans les médias des associations végétariennes, les noms de personnalités contemporaines, stars de la chanson ou du cinéma notamment (Paul McCartney est un des plus cités en raison de l'action qu'il mène avec son épouse en faveur du végétarisme). En l'état, une histoire critique du végétarisme reste donc à construire. Dans les développements qui suivent, nous n'emprunterons pas la perspective d'une histoire linéaire et continue, mais nous reprendrons, à la lumière des analyses proposées par différents historiens, sociologues et anthropologues, les références les plus souvent évoquées par les végétariens, eux-mêmes partagés sur les modèles à ériger ou les sources à privilégier.

La liste des ancêtres précurseurs commence souvent chronologiquement par la Grèce antique, en mettant sur le devant de la scène Pythagore et ses élèves. Dans son étude intitulée Les Jardins d'Adonis, Marcel Detienne discute cette paternité en montrant que les historiens grecs se contredisaient sur le type de nourriture consommée par les pythagoriciens. Diogène et Timée affirmaient que Pythagore et ses disciples respectaient toute forme de vie en ne sacrifiant pas d'animaux aux dieux et en ne mangeant pas de viande. Au refus de la viande, et en particulier du bœuf de labour, s'associait la non-consommation de la fève, dont la tige creuse et dépourvue de nœud l'assimile à une plante qui symbolise un lieu de passage entre le monde des morts et celui des vivants. En outre, elle était perçue comme ressemblant à un être humain. Son ingestion s'apparentait donc à une sorte de cannibalisme. Aristoxène de Tarente et Plutarque prétendaient, eux, que toutes les viandes apparaissaient dans l'alimentation d'une partie des disciples à l'exception du mouton et du bœuf, deux animaux domestiques proches de l'homme. Les adeptes qui acceptaient l'abattage et le sacrifice animal évitaient cependant les parties vitales de l'animal : cœur, matrice et cervelle supposés receler le siège de la vie. Detienne résout la contradiction apparente des énoncés en démontrant que ces deux orientations du pythagorisme étaient complémentaires : certains membres de la secte, à l'écart du monde, cherchaient dans un végétarisme strict et une vie ascétique une purification de leur âme et un rapprochement avec les dieux tandis que d'autres, engagés politiquement et orientés vers la réforme de la cité, admettaient les sacrifices de certaines animaux et l'alimentation carnée, le non-abattage du bœuf suffisant à les faire passer pour végétariens. En revanche, dans les sectes orphiques, mouvement de protestation religieuse datant du vie siècle avant J.-C., on ne retrouve pas cette double orientation ; les disciples d'Orphée se conduisent en marginaux et renoncent à participer au système politico-religieux de la cité, et donc à tout sacrifice sanglant.

Les références à Plutarque (50-120 apr. J.-C.) sont également nombreuses. Maryse Waegeman, qui attribue la non-consommation de viande des adeptes de Pythagore à la crainte de commettre un meurtre en raison de leur croyance en la métempsycose (la migration des âmes des défunts du corps des êtres humains à celui des bêtes et vice versa), a analysé dans son essai Sur l'usage des viandes, deux discours tirés des Œuvres morales de Plutarque. Elle met en évidence que les discours de cet auteur, végétarien « de cœur » plus que de pratique, reposent à la fois sur des principes d'hygiène et de morale : la conformation du corps humain ne ressemble pas à celle des animaux carnivores (dentition insuffisamment tranchante, estomac et intestins mal adaptés). Du fait de cette inadaptation, le corps humain digère mal la chair animale et gaspille une énergie qui pourrait être consacrée à des activités spirituelles. L'usage de la viande est associée au meurtre et à la gourmandise puisque l'ingestion de végétaux suffirait à nourrir l'homme. Il rend insensible à la souffrance animale et, par extension, à la souffrance humaine. Ces arguments physiologiques et moraux sont avancés encore fréquemment de nos jours. »


En second lieu vous nous interrogez sur les végans célèbres avant les années 60. Précisons que ce courant est apparu en 1944 avec « la fondation, par Donald Watson (1910-2005), de l'American Vegan Society. Ce courant défend un végétalisme radical qui bannit, au-delà de l'alimentation ovo-lacto-carnée, toute exploitation animale (cuirs, fourrures, ornements, cosmétiques, tests sur cobayes, spectacles, etc.). »
Source : Universalis

Nous avons consulté la liste des athlètes végans célèbres sur le site de la Vegan Society, ainsi que quelques listes de célébrités véganes, mais la plupart des personnes citées sont nées après 1960, et les autres n’ont adopté le véganisme qu’après les années 60 (c’est le cas, par exemple, de Bill Clinton).

Vous pouvez éventuellement poursuivre les recherches de votre côté en vous aidant, par exemple, de cette liste des 100 végans les plus influents en 2017.


Pour aller plus loin :

- Le végétarisme et ses ennemis : vingt-cinq siècles de débats / Renan Larue
Les revendications des végétariens et des véganes suscitent des réactions hostiles. Aux Etats-Unis, l'industrie agro-alimentaire a interdit que l'on filme les sévices subis par les animaux d'élevage, tandis qu'en France, on estime que la fermeture des abattoirs précipitera le déclin moral de l'Occident. Cette querelle n'est pas récente. Les pythagoriciens condamnaient déjà la consommation de viande lorsque les stoïciens enseignaient que les bêtes n'existaient que pour satisfaire l'espèce humaine. L'Eglise a longtemps prêché cet anthropocentrisme radical, avant que les philosophes des Lumières ne le contestent vigoureusement. "La justice ne devrait-elle pas concerner tous les êtres sensibles ?", demandèrent-ils. N'est-il pas inhumain de tuer pour se nourrir ? Depuis le XIXe siècle anglais et à la faveur de l'écologisme contemporain, les discussions ont redoublé. L'histoire du végétarisme est celle d'un débat ancien et fascinant, qui porte moins sur les animaux ou l'alimentation que sur l'espèce humaine, ses devoirs et ses prérogatives, sa place dans l'univers, sa nature biologique et spirituelle.

- Hitler était-il vraiment végétarien ? guichetdusavoir.org

- Albert Einstein et le végétarisme, guichetdusavoir.org


Bonne journée.
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