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Orgasme

par Epectase, le 31/01/2015 à 19:31 - 3696 visites

Bonsoir,

Il semblerait communément admis (d'après une presse certainement mauvaise mais dont j'ai perdu le nom) que la femme ait un orgasme plus puissant que celui de l'homme. Connaissez vous un échelle sur laquelle serait mesurée cette puissance ? Quantité d'endorphine émise ?

Merci d'avance pour votre réponse

Réponse du Guichet du savoir

par bml_san, le 04/02/2015 à 10:25

Réponse de Cap’Culture Santé :

Bonjour,

Oui, effectivement, nous trouvons aussi un nombre important d’articles traitant de l’intensité de l’orgasme féminin par rapport au masculin ! Par contre, aucune mention d’une étude qui permettrait précisément de quantifier ledit orgasme. Cependant, quelques études ont été menées pour comprendre les zones du cerveau touchées et on peut remarquer que la femme active une bonne partie de son cerveau avant un relâchement soudain lors de l’orgasme. Mais tout cela semble encore bien mystérieux pour les chercheurs ... Ce qui est certain en revanche, c’est que ça reste non mesurable car dépendant de facteurs très divers : forme physique, état mental, confiance en l’autre, stimulation des zones érogènes, traumatisme dans l’enfance…. Il n’y a pas qu’une seule méthode pour atteindre le nirvana sexuel !

Ci-dessous, les résultats intéressants de nos recherches sur le sujet, bonne lecture !

L’orgasme, du grec orga : bouillonner d’ardeur, est le plus haut degré – ou le point culminant – du plaisir sexuel.

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La durée nécessaire à la réalisation des orgasmes [féminins] est très variable, même pour la même femme. Leur intensité et leur qualité aussi. Le temps de repos entre les coïts, our qu’ils soient satisfaisants, est aussi variable. Tous ces facteurs dépendent non seulement de la femme, mais du couple qu’elle forme avec son partenaire en général, et dans l’instant. Je crois que les varaiations de l’intensité voluptueuse et émotionnelle des orgasmes obtenus avec le même partenaire, sont le fait le plus spécifique de la sexualité génitale de la femme.
Sexualité féminine de Francoise Dolto


Orgasme et satisfaction conjugale

L’orgasme est un ciment du couple, c’est ce qu’attestent les travaux du dr Stephanie Ortigue, du College Dartmouth de Hanover, aux Etats-Unis. Son enquête, menée auprès de 29 femmes, portait sur la qualité et la fréquence de leur orgasmes, ainsi que sur l’intensité du sentiment qu’elles éprouvent pour leur partenaire. Il en résulte que plus le sentiment amoureux est profond, plus l’orgasme est intense. Surtout, l’observation sous scanner a révélé l’existence d’une zone du cerveau qui établit un pont entre sentiment amoureux et intensité de l’orgasme. Il s’agit de la zone du cerveau nommée « insula » : plus une femme a un orgasme intense, plus cette zone s’active.

Et cela ne libère pas des endorphines, mais surtout une hormone appelée « ocytocine ». C’est une hormone du partage. Vaporisée dans le nez de certains cobayes, elle amenait ces derniers à être plus enclins à prêter de l’argent. C’est pourquoi il arrive que des personnes fassent des propositions inhabituelles, par exemple de vie à deux, à leur partenaire après le plaisir. L’ocytocine a aussi des effets anxiolytiques : d’un seul coup, tous les soucis de la vie (une facture à payer, des soucis de voisinage) sont momentanément oubliés. On se sent même capable d’enfiler son pantalon et d’aller régler son compte à son pire ennemi, le sourire aux lèvres. Pourquoi ? L’ocytocine provoque une baisse de l’activité de l’amygdale cérébrale, qui est la principale zone du cerveau mise en jeu dans le sentiment de peur.

L’ocytocine va ensuite passer le relais à d’autres hormones, et tout d’abord à la prolactine. Initialement connue pour son rôle dans la lactation chez la femme, cette hormone se révèle être libérée chez les deux sexes après l’orgasme. C’est elle qui va faire revenir le calme, et procurer le sentiment de satiété sexuelle, la baisse du désir. Et surgit l’enképhaline, morphine endogène qui procure un sentiment de bien-être diffus et presque anesthésiant. Par ailleurs l’attachement des petits à leur mère fait aussi intervenir les enképhalines, ce qui montre à quel point ces molécules sont simplement un trait d’union entre quelque chose d’agréable et les circonstances dans lesquelles ce « quelque chose d’agréable » a été vécu.

Qu’est-ce qui permet à une femme d’atteindre l’orgasme ?

Les études de Gert Holstege de l’université de Groningen, aux Pays-Bas, montrent toute l’importance de la confiance en ce domaine. Ce psychologue a visualisé le cerveau de femmes allongées dans un scanner pendant que leur partenaire leur dispensait des attouchements génitaux. Il a constaté, au moment de l’orgasme, l’amygdale cérébrale, zone essentielle dans la perception de la peur et de l’anxiété, s’éteint. La femme est dans un moment de confiance et de relâchement psychique total (malgré la tension physique) au moment du plaisir. En fait, une grande partie du cerveau de la femme « s’éteint » lorsqu’elle atteint l’orgasme. C’est notamment le cas de tout le cortex orbitofrontal latéral gauche, zone qui intervient dans le contrôle de soi et des pulsions sexuelles.
Sexe et cerveau de Sébastien Bohler

Durée et intensité :

L'orgasme lui-même ne dure souvent que quelques secondes : il peut y avoir de 2 à 3 contractions musculaires, distantes l'une de l'autre de moins d'une seconde. Si toutes les femmes passent par les mêmes phases, en revanche l'intensité de l'orgasme varie considérablement d'une femme à l'autre… et même d'une fois à l'autre chez la même femme. Chez certaines, des sensations agréables peuvent être ressenties dans le clitoris, et peuvent s'étendre à tout le pelvis. Les contractions musculaires peuvent aller d'une simple palpitation de la zone génitale à une secousse du corps entier.

Qu'est-ce qui peut jouer sur l'intensité ?

Les facteurs jouant sur l'intensité de l'orgasme sont d'ordre physiologique (fatigue, stress) et / ou psychologique (humeur du moment, sentiments éprouvés pour le partenaire). Pour certaines, c'est le sexe oral (fellation ou cunnilingus) qui permet de parvenir aux orgasmes les plus agréables et les plus puissants. Il peut y avoir 3 ou 4 spasmes, parfois suivis par de petites contractions plus espacées… surtout si le partenaire continue à lécher doucement. Pour d'autres, les orgasmes les plus puissants sont obtenus par la masturbation… mais ils peuvent aussi être très intenses pendant le rapport sexuel, alors messieurs, ne stoppez pas la stimulation du clitoris, même pendant l'orgasme.
Tout savoir sur l’orgasme féminin sur le site affection.org

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L’orgasme féminin est-il plus intense que celui de l’homme ?

Il est difficile, voire impossible, de répondre à cette question. Masters et Johnson, qui furent les premiers, dès 1966, à étudier scientifiquement les réactions physiologiques, considéraient que l’orgasme féminin était de huit à dix fois plus fort que celui ressenti par les hommes. Mais douleur et plaisir sont difficiles à évaluer, le ressenti étant avant tout affaire de subjectivité.
Article de psychologies.com sur l'orgasme

«Au sens physiologique, l’orgasme survient au plus fort de l’excitation et reflète l’expression d’un plaisir intense. Chez la femme, lorsque l’excitation érotique s’intensifie et que la tension sexuelle et musculaire augmente, le premier tiers du vagin se gonfle, resserre l’ouverture et les deux tiers du fond du vagin s’arrondissent. Le pic de l’orgasme féminin est caractérisé par 3 à 15 contractions involontaires du tiers externe du vagin et de fortes contractions de l’utérus et des sphincters interne et externe de l’anus. Ces contractions se produisent à des intervalles de 0,85 seconde. Au pic de l’orgasme, d’autres manifestations périphériques peuvent aussi apparaître telles que l’augmentation de la tension artérielle (+20-40 mmHg; systolique et diastolique), de la fréquence cardiaque qui peut atteindre 160 battements par minute ou encore la dilatation des pupilles. Des contractions volontaires et involontaires des grands muscles, comme les muscles faciaux et un spasme carpopédal sont aussi souvent associés. Cependant, l’ensemble de ces réactions physiologiques est variable d’une femme à l’autre. Une même femme peut également ressentir des orgasmes différents selon le partenaire et le moment, soulignant ainsi le rôle fondamental de la pensée dans le ressenti de l’orgasme. Ces variations inter- et intra-individuelles peuvent être en fonction de l’âge (à partir de 40 ans, les femmes ont plus d’orgasmes qu’entre 18 et 29 ans), du degré d’excitation, du partenaire, du contexte, de l’éducation et de la culture. La durée d’un orgasme est généralement de quelques secondes (entre 3 et 25), mais peut aussi aller jusqu’à deux minutes.»
Tiré de l’article «Le cerveau au coeur du plaisir féminin», par Stéphanie Ortigue et Francesco Bianchi-Demicheli, paru dans la «Revue médicale suisse» du 22 mars 2006


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