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Accueil > Actualités > Le nucléaire > nucléaire et biologie, vie des plantes

nucléaire et biologie, vie des plantes

par Pseudoyverdon, le 16/10/2010 à 16:05 - 1183 visites

Bonjour,

Je vous remercie pour votre réponse résente très intéressante sur la vie des plantes en milieu irradié. Je ne connais pas grand chose à la biologie mais je crois deviner dans votre réponse qu'il y aurait une différence assez fondamentale entre la structure cellulaire de nombreuses plantes (plus oi moins résistantes et adaptable à l'irradiation) et celle des humains.
Quellle est ou sont ces différences cellulaires qui expliquent cette résistance à l'irradiation? Le livre que vous citez
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
me permettrait-il de le comprendre?
Je vous remercie très cordialement. Votre service est vraiment utile.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_sci, le 20/10/2010 à 12:48

Réponse du département Sciences et Techniques

L'ouvrage Toxicologie nucléaire environnementale et humaine est une belle somme sur le sujet qui nous intéresse : 748 pages.
Il fait le point de manière exhaustive sur les résultats des recherches actuelles. Mais peu d'études sont transversales et étudient la comparaison des réponses des plantes et des vertébrés vis-à-vis des rayonnements ionisants.
Cependant, le chapitre 10 (p. 176) intitulé "Nature des dommages à l'ADN et mécanismes de réparation" semble nous indiquer une différence sur les conséquences de la radioactivité sur les cellules des plantes et sur celles des êtres humains.

Au préalable, il est important de noter que :
L'analyse des produits formés suite à l'exposition de cellules au rayonnement ionisant a permis de déterminer l'importance relative des effets directs et indirects. En considérant que l'effet direct produit principalement des lésions sur la guanine [une des 4 bases intervenant dans la structure de l'ADN, NdlR], conséquence de l'efficacité de transfert d'électrons, et en déterminant que les lésions majoritairement produites sont de dommages de la thymidine, il est possible de conclure que l'effet direct est minoritaire. [...] Ces résultats suggèrent que même à haut transfert linéique d'énergie, l'ionisation directe de l'ADN reste minoritaire et que les dommages sont principalement induits par les espèces issues de la radiolyse de l'eau et plus particulièrement le radical HO° (Douki et all., 2006).

C'est au chapitre de la réparation de brin chez les eucaryotes, donc des plantes et des animaux en particulier, que semble se situer la différence. Plusieurs mécanismes de réparation existent : la recombinaison homologue (RH), la recombinaison non homologue (NHEJ).
La NHEJ est privilégiée chez les vertébrés. Ceci est probablement dû à la difficulté de trouver le partenaire de recombinaisons "correct" dans un génome vaste et hautement répété.
et en conclusion, l'auteur ajoute :
l'importance biologique des outils moléculaires dont disposent les cellules pour combattre les effets délétères des lésions de l'ADN induites par des agents toxiques est illustrée par la variété des voies de réparation et leur conservation. La présence, ainsi que l'importance relative, de chaque voie de réparation reflète l'adaptation des différents organismes à leur environnement naturel au cours de l'évolution.

Concernant les effets biologiques des rayonnements ionisants, l'ouvrage Biophysique traite spécialement des conséquences sur les différents tissus humains, tissu par tissu.
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