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Rousseau
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lilie rose [ 18/06/2008 à 13:46 ]

Bonjour,

J'aimerais savoir si le fait que Rousseau soit né a Genève dans une démocratie à main levée alors que la majorité des philosophes des Lumières venait d'une monarchie, a accentué sa mise à l'écart par ses contemporains, en particulier Voltaire.
Cette différence de politique est elle une raison importante à la marginalité de Rousseau ?
La ville de Genève était elle vraimant fort en avance au niveua de sa politique?

Merci de répondre dans le sens de ma question, par avance merci et bon courage.


Réponse attendue le 21/06/2008 - 13:06


bml_civ [ 20/06/2008 à 18:28 ]

Réponse du département Civilisation


Petit rappel : Nous n’effectuons pas les travaux scolaires et universitaires.
Nous allons tenter de vous aider à répondre à votre question, mais peut-être pas dans le sens de votre question.

Il ne semble pas pensable que la seule « naissance » de Jean-Jacques Rousseau à Genève sous tel ou tel régime ait pu entraîner sa marginalisation par les autres philosophes des Lumières.
Ce sont plus en effet, ses conceptions du pouvoir politique et du rôle de la religion dans un état qui ont pu l’opposer à ses contemporains.
Pour une première approche de l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau vous pourriez vous reporter à ce site scolaire.

« C’est donc seulement après avoir découvert ses principes que Rousseau s’est tourné vers Genève. Sur les idées qu’il avait alors de la constitution genevoise, il a cru, de bonne foi sans doute, qu’elle correspondait à son idéal politique. Il en est du Contrat social comme de la Lettre à d’Alembert et de la Profession de foi du Vicaire savoyard. Ce n’est pas Genève qui a fourni à Rousseau la matière de ses livres, mais il s’imagine, en les écrivant, que son idéal est en tous points conforme aux mœurs, à la religion et aux institutions de son pays natal. (…)
Pour en revenir au Contrat social, il est certain que Rousseau n’a pas pu en tirer la matière de l’étude du gouvernement de Genève. Au moment où il rédige ses Principes de droit politique, Rousseau n’a sur la constitution genevoise que des notions sommaires et même erronées.
» Jean-Jacques Rousseau et la science politique de son temps de Robert Derathé.

L’article « Genève »de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert semble avoir constitué à l’époque une référence, quasi un mythe, sur le gouvernement démocratique des peuples. On peut y lire : « Le gouvernement de Genève a tous les avantages et aucun des inconvénients de la démocratie ».
Vous pouvez prendre connaissance du débat qui a entouré sa publication en consultant la page de ce site déjà mentionné.

Pour vous faire une idée plus précise et plus personnelle sur la conception de la réalité politique à Genève, vue par Rousseau : Lettres écrites de la montagne.

Sur l’attitude plus que hautaine de Voltaire à l’égard de « Ce fou de Jean-Jacques… », « prophète du lac de Genève » vous pourrez lire l’ouvrage d’Henri Gouhier, Rousseau et Voltaire : portraits dans deux miroirs.

Enfin, pour d’autres références, voir le site de l’Université de Genève.

Réponse attendue le 24/06/2008 - 18:06