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Accueil > Actualités > Caricatures : le retour d'Anastasie ? > Journal "Le Grelot"

Journal "Le Grelot"

par jeannot1935, le 16/01/2006 à 17:29 - 2102 visites

Je recherche où je pourrais trouver l'histoire de ce journal satirique paru au XIXème siècle, et des renseignements sur les dessinateurs Le Petit et Pépin.
Merci.

Réponse de

par Invité, le 17/01/2006 à 16:40

Réponse du service Guichet du Savoir

On trouve peu d'informations sur ce journal dans l'Histoire générale de la presse française (en 5 vol.). Dans le chapitre "l'apogée de la presse française (1880-1914) / la presse périodique nationale, il est rapidement évoqué :

L'absence d'études générales sur le monde de la presse périodique rend prématurée toute tentative de présenter les grandes lignes de son évolution et les titres les plus caractéristiques de ses principales catégories. Le tableau qui en est présenté ici ne doit donc être pris que pour une très médiocre et très incomplète esquisse de ce monde si divers et si riche.
De 1870 à 1914 il parut plus de 200 titres de périodiques satiriques illustrés et les caricatures oocupèrent, dans les quotidiens et les autres périodiques, une place considérable après 1895.
...
D'autres feuilles consacraient l'essentiel de leurs dessins et de leurs textes aux sujets politiques. Le modèle du genre restait l'Eclipse qui survécut jusqu'en 1919. Le Don Quichotte, républicain, du bordelais Gilbert Martin, et le Triboulet, royaliste, disparurent en 1893. Le Grelot, républicain, d'Arnold Mortier vécut de 1871 à 1903.
...
La crise boulangiste suscita une floraison de feuilles illustrées. La Bombe de Paul Sémant créa le type de "Populo", le bon ouvrier boulangiste. Le Pilori, monarchiste (1886-1905), La Charge d'Alfred Le Petit (1888) défendirent "le brave général" qui fut au contraire attaqué par le Boulangiste et le Barnum en 1886 et par le troupier (1887-1892).


La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 nous apporte un peu plus de détails :

Journal satirique illustré, grand in-folio, publié sur 4 pages et vendu 10 centimes. Hebdomadaire. Rédacteur en chef : Arnold Mortier. Bureaux : chez Madré, 20, rue du Croissant à Paris. Titre dessiné par Bertall. Le premier numéro parut le 9 avril 1871.
La présentation du Grelot est semblable à celle de L'Eclipse, c'est-à-dire avec une caricature coloriée en première page. C'est également une feuille politique républicaine, mais anti-communarde.
[...]
Malgré cette attitude. Le Grelot, après la victoire des Versaillais, fut l'objet de nombreuses poursuites de la part de la censure et l'étude de ce journal permet de suivre, d'une manière parfaite, les difficultés rencontrées par la caricature pendant les premières années de la Troisième République.
[...]
Les mesures arbitraires de la censure continueront sous le septennat de Mac-Mahon et iront même en se renforçant pendant la période du 16 Mai pour ne cesser qu'en juillet 1881. On peut ainsi suivre toutes les vicissitudes de la caricature politique dans Le Grelot, c'est ce qui rend ce journal particulièrement intéressant.
En 1883, les bureaux rédactionnels du journal sont situés 5, cité Bergère et le prix du numéro est fixé à 15 centimes. Pendant la lutte boulangiste, Le Grelot prit parti contre le général, autre aspect intéressant de cette feuille.
Bertall, Demare, Le Petit et Pépin furent les quatre principaux caricaturistes du Grelot, qui publiait également des dessins de : A. Belloguet, P. Bernay, A. Bourgevin (pseudonyme de J. Blass), Boussac, Candide (pseudonyme de Bernay), Caporal (pseudonyme de Le Petit), E. Cottin, Darjou, G. Darré, Daumier, J. Eschbach, Faustin, Flock (pseudonyme de Gill et Régamey), Gavroche, L. Goppestraeder, Hix, Honer, Humbert, A. Jérold, Ladreyt, Lamouche, A. Le Grand (pseudonyme de Le Petit), Moloch, A. Noetingen, O'Bry, L. Petit, Jean Quidam, Rosambeau, Ytram.


Il est mentionné sur un site consacré à La condamnation du capitaine Dreyfus :

Après l'annonce de la condamnation de Dreyfus le 22 décembre, 1894, le Figaro a publié que l'Alsace disait "Bravo!" à la nouvelle. Un ardent joueur antisémite, défenseur de la République, donc maintenant anti-Dreyfusard, était Le Grelot et son dessinateur Pépin-qui deviendra Dreyfusard trois ans après. Juste avant la condamnation de Dreyfus, Pépin a dessiné Dreyfus avec Jules Guesde et Jean Jaurès, tous les trois portant un drapeau rouge, le drapeau "sans patrie". Sous le titre il disait, "Moi aussi, je fais ma bedide commerce internationaliste, et pis après?". Ils ont utilisé les mots pour feindre un accent allemand et pour faire ressortir la bassesse en même temps, les caractéristiques souvent associés avec les Juifs.

Pour compléter ces informations, consultez des documents comme La caricature et la presse sous la IIIe République, La belle époque et son envers : quand la caricature écrit l'histoire, Deux siècles d'histoire de France par la caricature : 1760-1960 et surtout Histoire de la IIIe République.
Vous n'y trouverez pas, à proprement parler, des biographies des dessinateurs qui vous intéressent, mais vous pourrez retracer des fragments de leurs carrières et voir leurs oeuvres.

Interrogez également le catalogue de la BNF et celui du SUDOC.

Sachez enfin que la BM de Lyon conserve une partie de la collection du Grelot.

Voir aussi une précédente question du Guichet : Presse satirique
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