Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Actualités > Où sortir à Lyon ? > Hôtels particuliers place Bellecour

Hôtels particuliers place Bellecour

par Petitcoeur, le 14/02/2012 à 18:32 - 1899 visites

Bonsoir,

j'aimerais avoir des informations sur plusieurs hôtels particuliers de la place Bellecour s'il vous plaît : l'hôtel de Parcieux (5 place Bellecour), l'hôtel de Ponsaimpierre (27 place Bellecour) et l'hôtel de l'Europe.
De même, j'ai entendu parler d'un "hôtel de Régny". En sauriez-vous davantage sur celui-ci aussi ?

Merci beaucoup

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 17/02/2012 à 13:02

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Comme il n’existe pas, à notre connaissance, de livres consacrés exclusivement aux hôtels particuliers de Lyon, il faut faire des recherches dans différents ouvrages.

A propos de la place Bellecour, de ses habitants et de ses immeubles, vous pourriez consulter le chapitre qui lui est consacré dans l’ouvrage de Louis Maynard : Dictionnaire de lyonnaiseries, tome 1
Parmi les personnalités ayant habité la place environ en 1749 sont cités (entre autres) :
"(...) Antoine-François de Regnault de Parcieux, membre de l’Académie des Sciences et Belles-Lettres, qui établit une des premières tables de mortalité. Et Dominique Ponsaimpierre du Perron.
Dans la partie Notes topographiques, on peut lire au tout début : Les n° 1 à 5 formaient avec le n°3 rue Louis-le Grand (rue Bellecour) un grand jardin dépendant de l’hôtel que Pierre Perrachon avait fait construire en 1653.

N° 5 - Bâtie en 1669, cette maison fut vendue par le même Perrachon, le 8 avril 1690, à Jean-Claude Pupil, seigneur de Cuzieux.
A la Révolution, saisi comme bien de l’émigré Pupil de Nyons, cet immeuble fut vendu le 16 thermidor an VI à Michel Dainval, pour 117.000 livres. Cet acquéreur ayant encouru la déchéance, la maison fit retour à la Nation et fut revendue à son ancien propriétaire, en exécution d’un acte impérial de 1806.

N° 27 ( et 2 et 4 rue Boissac). L’emplacement occupé par ces immeubles appartenait, en 1560, à Jean de Cappella, marchand de Lyon, qui fut échevin en 1544. Il l’avait acquis de Jean du Peyrat, seigneur de Villeneuve-le-Plat.
En 1630, les propriétaires étaient noble Louis Paradis et demoiselle Jollon de Bussillet, sa femme.
En 1645, l’immeuble fut acquis par Barthélémy Loubat-Carlier, trésorier général de France, lequel céda une partie du terrain à Athiaud de Boissat, pour achever la rue Boissac, en échange d’une parcelle derrière sa maison. Le tout fut acquis, en 1683, par François de la Chaize, sénéchal de Lyon.
En 1732, l’immeuble appartient à Dominique Ponsaimpierre, il fut alors très fréquenté ; Mme de Ponsaimpierre recevait admirablement et, disent les mémoires du temps, il y avait foule dans ses salons.
L’immeuble passa aux mains des sieurs Dugas et de Parcieux qui, en 1757, firent construire la maison qui existe encore, par l’architecte P.-J. Thénard.
Voir l’escalier monumental, la rampe et le heurtoir de porte en fer forgé.(...)"

Dans L’habitation lyonnaise de Gilbert Gardes, la porte du 27 place Bellecour est citée parmi les beaux exemples de portes de Lyon « En bois et à 2 vantaux, elles comportent souvent un guichet ou petite porte secondaire qui s’ouvre dans un vantail. »

Il en est question aussi dans Façades lyonnaises de Nicolas Jacquet, chapitre : La démocratisation du luxe et les arts décoratifs au temps de Louis XV :
« Les décorations des façades reprennent ainsi les décorations rococo et rocaille des intérieurs et de l’art décoratif. Ce sont d’ailleurs le plus souvent les artisans de l’ébénisterie qui diffusent leur usage sur les façades par le travail des panneaux des portes cochères. Leurs boiseries disent le goût pour les fantaisies décoratives, des plus petites portes de maisons (5, rue des Marronniers ou 6 place de la Baleine par exemple) aux plus vastes portes des grandes maisons bourgeoises, tels les superbes portails du 3 rue Emile Zola, du 27 place Bellecour, ou encore du 8, grande rue des Feuillants.
Une photo du 27 sur la même page a pour légende : Cette porte au mascaron mutilé, ayant conservé ses boiseries rocaille, rappelle la richesse décorative aujourd’hui disparue des maisons de la place Bellecour. »


L’Hôtel de l’Europe est située 1 rue Colonel Chambonnet dans le prolongement de la place Bellecour en direction de Saint-Jean.
Perrachon de Saint-Maurice fait raser quelques bâtiments vétustes pour ériger son hôtel particulier. Il en commande les plans à Girard Desargues qui participe avec Simon Maupin à la construction de l’Hôtel de ville. L’immeuble est achevé en 1653. L’escalier monumental porte bien la marque du talentueux architecte.
En 1707, changement de propriétaire, en 1772, le peintre Daniel Sarabat décore le plafond et les murs du salon d’apparat : ses œuvres Le triomphe d’Hercule accueillit dans l’Olympe, Minerve reçu par les Muses et la toilette de Minerve sont toujours en place.
En 1734, la demeure est rachetée par M. de Montribould dont les collections scientifiques sont les plus belles d’Europe. Puis, il se transforme en 1801 en hôtel pour voyageurs, aux tarifs élevés, étant donné le luxe de l’édifice. Talleyrand, Madame de Staël, Madame Récamier, Chateaubriand, Napoléon III, le roi Charles IV d’Espagne, l’émir Abd El Kader y descendront lors de leur séjour à Lyon. Mais le nom n’apparait officiellement qu’en 1809.
En 1853, le grand portail de la façade est surchargé d’un bâtiment, puis l’on couvre la cour intérieure afin d’en faire une salle de bal. En 1923, les organisations agricoles du sud-est y installent leur siège social. Néanmoins, la salle de bal continue d’accueillir mariages, fêtes de bienfaisance et rallyes dansant jusqu’en 1970.
En 1996, les bâtiments sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et sont l’objet d’une complète réhabilitation. On inaugure le 25 septembre 1998, la nouvelle noblesse de l’Hôtel de l’Europe.
Renseignements issus de :
Lyon emprises et empreintes et de Patrimoine au fil de l’eau, et aussi du Dictionnaire historique de Lyon, le chapitre Hôtels. C’est l’hôtel le plus décrit dans les ouvrages consultés, les autres le sont peu, mais il faudrait poursuivre encore la recherche.

Dans le dossier électronique de l’Inventaire général du patrimoine culturel, un immeuble est répertorié, 22 Quai Perrache dont le commanditaire était Laurent Régny. S’agit-il de l’hôtel de Régny dont vous parlez ?

On peut voir une photographie de l’Hôtel de Ponsaimpierre (Fonds Sylvestre) dans notre base Photographes en Rhône-Alpes.

Des visites guidées des hôtels particuliers sont organisées.
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact