Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Actualités > Où sortir à Lyon ? > Construction de Lyon

Construction de Lyon

par lylou.caro, le 08/10/2007 à 17:36 - 1338 visites

Bonjour,

j'aimerai savoir comment s'et construite la ville de Lyon, quelle est son histoire, quels ont été les 1ers quartiers à voir le jour, bref, comment Lyon est devenue la si belle capitale des Gones.

Merci d'avance!

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 11/10/2007 à 13:36

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Chère Lylou.caro,

Votre question est vaste et trouve l’intégralité de ses réponses dans l' Atlas historique du Grand Lyon de Jean Pelletier et Charles Delfante

Mais voici cependant quelques jalons pour vous donner l’envie de l’emprunter à la Bibliothèque.

Les premières traces humaines sur le site de Lyon datent de la fin des temps glaciaires : des outils de chasseurs-cueilleurs (grattoirs, burins du paléolithique supérieur-épipaléolithique) ont été découverts dans le 9e arrondissement, dans la plaine de Vaise, sur les pentes du plateau de La Duchère, ainsi que sur le plateau du Point- du-Jour, dans le 5e arrondissement. Ces découvertes ont eu lieu lors de fouilles effectuées à l’occasion d’opérations d’urbanisme, au titre de l’archéologie préventive. Ainsi, lors de la construction de la ligne D du métro dans les années 1980, on a trouvé des traces d’occupation – et non plus seulement de passage – du premier âge du fer (fin du VIe siècle-milieu du Ve siècle avant JC), dans le vallon de Gorge-de-Loup, traces qui disparaissent jusqu’au milieu du IIe siècle. Il faudra attendre les années 120 av JC pour retrouver de nouveaux vestiges au pied du plateau de La Duchère : de grands fossés (7 m de large et 2,80 m de profondeur) évoquant un ouvrage de type militaire et un bâtiment décoré de peintures attribuables au premier style pompéïen.

La colonie romaine de Lyon, fondée en 43 av JC, couvre environ 350 hectares en incluant Condate (le confluent) au pied de la colline de la Croix-Rousse. On situe le premier noyau urbain sur la colline de Fourvière. Lugdunum, toponyme gaulois, pourrait désigner Fourvière : la colline (dunum) tournée vers la lumière (lug). De nombreuses découvertes (statues, inscriptions) laissent par ailleurs penser que le sanctuaire des Trois Gaules occupait les pentes de la Croix-Rousse, au dessus de la place des Terreaux.

Au cours du IIIe siècle, l’essentiel de la population est installé au pied de la colline de Fourvière, la Saône semblant avoir stabilisé ses berges. Ainsi a pu se constituer le quartier Saint-Jean autour de la cathédrale. Au VIIIe siècle, la topographie de la ville se précise avec la présence de deux quartiers, celui de la cathédrale et celui du « bourg », dans la Presqu’île.

Au moyen-âge, la Presqu’île est desservie par deux ponts, l’un sur la Saône, qui donne accès la ville des marchands, au « bourg » de la Presqu’île, et l’autre sur le Rhône qui ouvre la route des Alpes. Selon Pelletier et Delfante, elle est alors bâtie de maisons basses, avec des jardins, des potagers et des vignes, ainsi que des cimetières qui entourent les églises paroissiales. Les ruelles ressemblent davantage à celles d’un village qu’à celles d’une ville. Les communautés religieuses occupent environ un quart de la ville, et les artisans et marchands se regroupent dans les quartiers de Saint-Paul et de Saint-Nizier : les noms des rues en gardent la trace, rue Mercière, de la Poulaillerie, Grenette, Tupin…

A la renaissance, le territoire de la ville ne se modifie pas de manière importante, elle reste confinée dans son ancien périmètre médiéval, avec cependant une prise de possession des campagnes par les classes dominantes lyonnaises, et la construction de maisons « à la florentine ».

Lyon est justement célèbre pour son quartier renaissance, le Vieux Lyon, dont les caractéristiques sont les suivantes : des parcelles allongées et étroites, avec des maisons construites autour d’une cour avec un puits, à laquelle on accède de la rue par un passage obscur. Dans un angle de la cour, un escalier permet d’accéder aux étages.

Au XVIIe et XVIIIe siècle, pas de changement notoire dans le périmètre de la Ville, jusqu’à ce qu’Antoine-Michel Perrache agrandisse la Presqu’ïle et Jean-Antoine Morand franchisse le Rhône. En consultant le dossier Forma Urbis, sur le site des Archives municipales, vous pourrez découvrir une quarantaine de plans de Lyon du XVIe au XXe siècle et en particulier ceux de Morand et de Perrache. En bref, Morand prévoit l’extension de la Ville vers les Brotteaux (6e arrondissement), qui se réalise dans la première moitié du XIXe siècle. Perrache, quant à lui, déplace vers le sud le confluent, dont l’aménagement définitif (230 ans après !) est à la pointe de l’actualité et à suivre en direct sur le site Lyon-Confluence.

Pendant la première moitié du XIXe siècle, la Ville développe ses activités dans les secteurs de la soierie, mais aussi de la métallurgie et de la chimie. Le quartier de la Croix-Rousse accueille les canuts, dans ces immeubles si caractéristiques, dont les appartements sont suffisamment hauts de plafond pour y loger aussi les métiers à tisser. La ville s’étend sur la rive gauche du Rhône, ainsi que Morand l’avait imaginé et au-delà, avec les quartiers de la Guillotière, Monplaisir et Sans-Souci. Vaise devient un faubourg industriel, avec la construction de sa gare d’eau en 1828.

La seconde moitié du XIXe siècle voit de grands aménagements : le rail arrive à Lyon (construction de gare de Perrache entre 1853 et 1857 pour la ligne Paris-Lyon et Lyon-Marseille, mise en service de la première « ficelle » de la Croix-Rousse en 1862), le nord de la Presqu’île se transforme avec l’ouverture de la rue Impériale (aujourd’hui la rue de la République). Suite à la grande crue du Rhône en 1856, on surélève ou reconstruit les quais de Retz, de l’Hôpital, de la Charité, et on édifie ceux de Vaise, Virtor-Augagneur et Perrache. On rénove les quartiers anciens, ailleurs les grands édifices « poussent », l’Université, la Manufacture des Tabacs… La base Photographes en Rhône-Alpes illustre cette période 1850-1950 de l'urbanisme à Lyon à travers le fonds Jules Sylvestre.

La première moitié du XXe siècle est celle des mandats d’Edouard Herriot, maire de Lyon de 1905 à 1957 (sauf années 40-45). Elle est marquée par une grande expansion démographique et spatiale, la construction de quartiers ouvriers dans les 3e,7e et 8e arrondissements (cité HBM Ravat, cité Gerland-La Mouche, cité de Etats-Unis, cité TASE), et celle de grands équipements (Hôpitaux Grange-Blanche, stade) ainsi que le développement de l’économie (abattoirs, ports fluviaux).

Pradel succède à Herriot. Il entend promouvoir une politique d’amélioration du logement, détruisant les bidonvilles et élaborant des programmes de construction sur les espaces libres et de restructuration dans les quartiers anciens. Il se heurte alors aux associations de défense du patrimoine, les populations refusant de voir s’implanter en centre-ville les barres et les tours. Le secteur sauvegardé du Vieux Lyon est instauré en 1964, tandis que se termine la construction de La Duchère, et que s’élabore le projet « Part-Dieu ». Sa première maquette date de 1967, et on peut amèrement regretter aujourd’hui qu’elle n’ait pas été respectée.

Nous vous invitons à suivre la suite de cette épopée urbanistique sur le site du Grand Lyon .
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact