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Nouveau Palais de Justice Lyon

par eliot, le 19/01/2011 à 16:13 - 991 visites

Bonjour,

A l'exception du nom de son architecte, Yves Lion, je trouve peu d'information sur le bâtiment du nouveau Palais de Justice de Lyon située près de la Part Dieu.
Auriez vous quelques indications sur sa construction, de quoi est il composé, ses parti-pris architecturaux comme ces étranges persiennes, etc...

Merci de toutes les indications que vous pourrez m'apporter.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 21/01/2011 à 15:58

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Dès le début des années 70, des projets de relogement des juridictions lyonnaises ont vu le jour, celles-ci se trouvant éparpillées dans des locaux trop exigus. Mais en 1982, les événements semblent se précipiter. Un concours d’architecture est lancé pour la construction d’un bâtiment situé entre les rues de Bonnel, Duguesclin, de Créqui et Servient. Le projet retenu est celui d’Yves Lion et d’Alan Levitt. Cependant il est abandonné en 1985, faute d’avoir trouvé des financements. L’acquisition de la Manufacture des Tabacs s’avère aussi trop coûteuse.
En 1989, des fonds sont enfin trouvés du côté de l’Etat. Dès 1990, un marché de maîtrise d’œuvre est lancé en complément de l’achat des terrains compris entre les rues…de Créqui, Servient, de Bonnel et Duguesclin. Mais à la différence du projet de 1984, le bâtiment, toujours conçu par l’architecte Yves Lion, pourra être d’un seul tenant, la rue Dunoir étant cette fois interrompue.
Le permis de construire est signé en juillet 1991. Les travaux commencent dès octobre et s’achèvent au début de l’année 1995.

Voici quelques chiffres pris dans la plaquette Le nouveau Palais de Justice de la Part-Dieu :
- 2 entrées rue de Bonnel et rue Servient,
- 6 niveaux enterrés,
- 10 niveaux en surface, à partir du rez-de-jardin,
- 16 ascenseurs,
- 140 m de longueur de la salle des pas perdus,
- 1882 volets.

Les façades du nouveau Palais sont définies en fonction des rues dans lesquelles elles se situent. La façade sur la rue de Créqui avec son ordonnancement classique et austère (soubasssement, corps de bâtiment et couronnement renforcé par l’emploi de cette invariant de l’architecture moderne qu’est la corniche en porte à faux connotant celle de la Bourse du travail) s’inscrit dans la logique des bâtiments de cette rue. Elle rappelle de plus un certain caractère italien de la ville, renforcé par l’emploi de volets à la manière de Gardella.
Quant à la façade de la rue de Bonnel, elle s’intègre assez logiquement, grâce à l’utilisation d’une technique d’affleurement pierre-vitrage au nu extérieur, dans la séquence des constructions plus contemporaines qui existent déjà.
Enfin, Yves Lion estime que tout bâtiment public doit posséder son espace public. Il joue donc sur les retraits, les bastions, les jardins suspendus pour créer cet espace et refuse ainsi la logique de façades sur les rues Duguesclin et Servient. Par cette articulation du vide, il compose en quelque sorte une façade Moncey virtuelle qui contribue à la structuration urbaine du quartier…
Vous trouverez d’autres renseignements notamment sur la conception de l’espace intérieur dans l’article très illustré paru dans la revue A comme Archi de juillet 1995.

Voici ce que nous trouvons dans le numéro de janvier 1996 de la revue Monuments historiques : désormais, le nouveau palais de justice s’affirme par sa longue silhouette blanche scandée par le rythme régulier des gradins et des jardins. La recherche des effets géométriques est forte et confère au bâtiment l’aspect d’une composition parfaitement réglée qui tranche avec le désordre architectural environnant. Cette volonté d’ordre assoit et impose la construction. Les architectes sont allés à l’essentiel, se détournant de tout langage anecdotique. Le même refus de l’emphase est perceptible à l’intérieur où, à l’exception de l’impressionnante salle des pas perdus, une lumière abondante mais douce humanise les chambres d’audiences.

Vous trouverez plan, coupe transversale et photos dans le livre La justice à Lyon : d'un palais à l'autre, XVIIe-XXe siècle publié par le Comité du pré-inventaire des monuments et richesses artistiques du Rhône.
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