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Accueil > Actualités > Printemps des petits... curieux ! > La crête des poules

La crête des poules

par claquebol, le 18/01/2007 à 18:21 - 997 visites

Bonjour!

Ma fille de 6 ans me demande depuis longtemps: "Pourquoi les poules ont elles une crête?"
J'avoue que je ne sais pas!!!
Elle a demandé à Toboclic, mais nous attendons la réponse!
Elle aimerait avoir une explication "scientifique", mais s'il existe également une légende je suis interessée!

Merci!

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 22/01/2007 à 18:11

Réponse du service Guichet du Savoir


La crête est souvent l'élément le plus visible de la tête, surtout chez le coq. Certains lui attribuent un rôle de régulateur thermique : la chaleur excédentaire s'évacuerait par cette crête. Les volailles à petite crête ou sans crête souffrent-elles plus de la chaleur que les volailles à grande crête ? Sans doute pas. La crête est un caractère sexuel secondaire : celle de la poule. Et le chapon privé de ses attributs mâles ne développe pas de crête. Les formes de crête les plus courantes sont dites : simples, en cornes, frisée et en noix, mais il en existe d'autres, dites en couronne, en feuilles de chêne...
source : Le traité Rustica de la basse-cour par Jean-Claude Périquet

La crête du coq a-t-elle une fonction particulière ?
«La première fonction de la crête du coq est de constituer un signal destiné à être perçu par d’autres coqs et par les poules. La crête indique le sexe de l’animal, mais aussi son état de santé», explique Bruce Murphy, directeur du Centre de recherche en reproduction animale à la Faculté de médecine vétérinaire.
Signalons que cette fonction de signal est également assurée par la taille de la crête, la forme des plumes de la queue et les barbillons, cette peau flasque qui pend sous le bec. Une grande crête d’un rouge franc caractérise un animal de sexe mâle en bonne santé qui a atteint sa maturité sexuelle. À l’inverse, une petite crête pâle annonce que l’animal est jeune et immature sexuellement ou manque de capacités pour l’accouplement.
Ce qui entraîne la coloration rouge de la crête, richement vascularisée, est un pigment dans la peau, souligne le Dr Murphy. L’association entre la taille de la crête et la maturité sexuelle s’explique quant à elle par le fait que la testostérone, l’hormone sexuelle, est responsable de la croissance des tissus. Les testicules et, en conséquence, le taux de testostérone fluctuent selon le cycle de reproduction annuel. On observe aussi durant cette période une fluctuation de la grosseur de la crête.

On peut également attribuer un autre rôle potentiel à la crête : celui de dissipateur de chaleur. La crête est en effet une des zones de l’organisme du coq non isolées thermiquement, ce qui permet au volatile, en période très chaude, de dissiper la chaleur par des échanges thermiques avec l’air ambiant. Un peu comme un radiateur de voiture. Le résultat est un abaissement de la température de l’organisme.


source : www.iforum.umontreal.ca

Réponse du Guichet du savoir

par bml_jeun, le 23/01/2007 à 15:12

Réponse du département Jeunesse

Pour tout savoir sur les poules, les races, leurs histoires, vous pouvez consulter Des poules, aux éditions du Gulf stream

Et pour finir, un conte russe : Le coq à la crête d'or

En certain royaume, au-delà de certaine rivière, un homme avait acquis du bien à force de travail et d’économies. Quand l’heure de sa mort approcha, il appela ses deux fils à son chevet. A l’aîné, qui était consciencieux, il confia l’isba et la terre. A l’autre qui était idiot, il ne laissa qu’une cage en bois. Puis il souffla sur sa lampe et mourut.

- A quoi bon une cage ? Qu’en ai-je à faire ? se plaignit l’idiot.

- Qu’est-ce que tu crois ? rétorqua l’aîné. Tu passes ton temps à dormir sur le poêle ou à vagabonder dans la forêt pendant que je m’échine à labourer. Le père a vu juste. Tu ne mérites rien de mieux… Mais tu peux rester ici. Nous partagerons ce qu’il y aura.

Le simplet bougonna, et emportant sa cage, s’en fut à travers champs remâcher sa mauvaise humeur. Il trouva une souche confortable et s’y assoupit, selon son habitude, car rien ne lui plaisait tant que dormir.

A son réveil, la neige avait tout recouvert et il grelottait.
-Kokekokko ! Délivre-moi, camarade et je te ferai riche !

L’idiot se frottait les yeux. Dans la cage laissée ouverte, un coq s’était fait prendre. Il était plutôt petit pour un coq mais sa crête était d’or et ciselée comme aucune autre. Tout joyeux, l’idiot ramena sa capture chez lui. L’aîné considéra le coq avec étonnement.

- Il ne parle pas, cet oiseau ! Tu as encore rêvé !

- Je m’en vais d’ici, lança l’idiot. Je ne veux pas rester plus longtemps avec toi. D’ailleurs, le père ne m’a rien laissé, ni isba, ni champs.

Sur ces mots, il partit sur les routes enneigées avec son seul bâton au bout duquel pendait la cage.

- Kokekokko ! Délivre-moi, camarade, et tu seras riche, ainsi que je te l’ai promis.

L’idiot réfléchit, ce qui lui prit un certain temps. A la fin, ne voyant pas quelle autre utilité tirer de l’animal, il ouvrit la cage. Aussitôt, le coq voleta autour de lui, joyeux :
- Merci, camarade. Tu trouveras bientôt un carrefour. Après, tu prendras à droite.

L’idiot obéit et tourna ainsi ses pas vers une forêt sombre et lugubre. Soudain, au détour d’épais fourrés, un ours gigantesque se dressa devant lui. Plus par maladresse que par courage, il le frappa avec son bâton et la bête tomba raide morte. Il n’avait pas plus tôt accompli ce prodige que des villageois se précipitèrent vers lui, le félicitant et le jetant en l’air.

- Merci, brave homme ! Tu nous as libérés de cette bête malfaisante qui dévorait nos troupeaux. Voici ta récompense !

Ils lui donnèrent un plein sac de roubles et en firent un membre influent de leur communauté. Grisé par le succès, l’idiot demanda bientôt au coq :

- Je voudrais être plus riche encore et pouvoir me bâtir un palais.

Le coq répondit :

- Kodekokko, fais ample provision de viandes et de mets fins, mais laisse-m’en ma part.

L’idiot s’exécuta et dressa un succulent banquet, à l’étonnement de tous. Or, il se trouvait que le tsar passait dans les parages. Pris par la neige, il se réfugia au village. Il fut agréablement surpris par l’accueil qui lui fut fait, et donna à l’idiot le rang de barine (un barine est un petit noble), ainsi que des terres et assez d’argent pour bâtir un château.
L’idiot ne se tint plus de joie. Il dansa et chanta, si bien qu’il en oublia la promesse faite au coq et n’emplit sa gamelle que d’une maigre ration de graines moisies. Le dévoué compagnon fut fort dépité par ce traitement, mais il ne dit mot.
Le château fut dressé sur la colline et empli de riches objets. Chaque soir, l’idiot donnait un bal, offrait un banquet ou faisait venir l’opéra.
Mais ce grand train finit par le lasser. Un jour qu’il était sombre et mélancolique, il se tourna vers le coq à la crête d’or :
- Trouve-moi une épouse. Cette demeure est trop grande pour un homme seul.

- Kodekokko ! lança le coq. Je le ferai si tu promets de me bâtir une basse-cour sur laquelle je pourrai régner.

L’idiot promit et, avant que le jour s’achève, une merveilleuse princesse frappa à sa porte. La neige avait rendu routes et chemins impraticables et elle demandait l’hospitalité pour elle et sa suite. Au dîner, l’idiot sut lui plaire par force amabilités et glanteries, si bien que la semaine suivante, ils étaient déjà mariés.

Une fois encore, l’idiot avait oublié la promesse faite au coq, et à la vérité, il n’avait aucune intention d’encombre ses jardins avec une basse-cour. Soudain, au beau milieu de la nuit, le coq se mit à vociférer :

- Kodekokko ! Tu nas pas tenu parole ! Tu n’as pas tenu parole !

Les cris étaient tels qu’ils éveillèrent toute la maisonnée. Furieux, l’idiot ordonna à ses valets qu’ils se saisissent de l’animal et le remettent dans sa cage. Ce fut fait, non sans mal, car le coq se défendit vaillamment. Il fut donc enfermé dans sa cage, et la cage enfermée dans une cave profonde. L’idiot crut s’être débarrassé de son bruyant compagnon et retourna se coucher.

Mais la nuit suivante, les jacassements reprirent.

- Mon mari, dit la jeune épouse, il faut faire cesser le vacarme de ce maudit animal !

L’idiot ordonna donc qu’on étouffe le coq. Ainsi fut-il fait, non sans mal car le coq se défendit à nouveau vaillamment. L’idiot crut s’être débarrassé de lui tout de bon. Mais la nuit suivante, un cri épouvantable l’éveilla en sursaut. Le coq se tenait sur la tête du lit, juste au dessus de lui, et le considérait d’un œil furieux.

- Kodekokko ! Tu n’es qu’un ingrat … Je te demandais fort peu de choses en échange de mes services. Je m’en vais trouver un meilleur maître. Quant à toi, tu vas goûter de mon bec !
Et le coq de lui marteler le crâne si fort, si fort… que l’idiot s’éveilla. Il regarda autour de lui, hagard. Il était toujours sur la souche, la cage vide à sas côtés. En pleurs, il alla trouver son frère, demanda son pardon, lequel le lui accorda car il avait le cœur bon. Quant au coq à la crête d’or, nul ne le revit jamais.
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