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Sarrasinières

par littlecelt, le 19/02/2013 à 16:15 - 1215 visites

Auriez-vous de plus amples renseignements sur les sarrasinières (cf.http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarrasini%C3%A8res) ? Et peut-être même des reproductions des gravures qui existeraient et attesteraient de leur véracité ?

Merci

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 22/02/2013 à 12:06

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Bonjour,

Les sarrasinières sont des structures qui sont bel et bien attestées entre Lyon et Neyron (Ain). Les pages de Wikipédia auxquelles vous faites référence sont en fait directement issues du pré-inventaire des Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel (Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil - Département de l'Ain).
On trouve ainsi dans cet ouvrage :
- Beynost : "Faut-il attribuer aux romains, infatigables constructeurs, les fameuses sarrasinières, corruption de césarinières, Arcus Caesarani, dont la Côtière est pourvue ? (voir sites ruraux de Neyron). Le tronçon qui nous reste prend naissance à proximité du Château du Soleil et part en direction du nord. Il est constitué d’une double ouverture orientée est-ouest, c’est-à-dire axé dans le sens d’écoulement du Rhône dont le cours, au temps de César, atteignait vraisemblablement la hauteur du château du Soleil autour duquel était toute une zone marécageuse. Une tradition tenace le ferait aboutir à l’ancien château de Margnolas."
- Neyron : "Le long du Rhône (canal de Miribel), en aval des quatre ponts, les vestiges de deux galeries voûtées qui, perpendiculairement au fleuve, se dirigent vers la Côtière, sont ceux des sarrasinières qui traversent notre commune".

L’auteur expose ensuite les théories anciennes d’historiens relatives à la dénomination :
- celle de Ménestrier selon laquelle le nom de sarrasinière proviendrait de césarinière car ces galeries auraient été construites après la victoire de Jules César sur les Helvètes.
- Ensuite celle de Cochard, qui attribue au contraire le nom aux « invasions sarrasines ».
Depuis, les " invasions sarrasines " ont largement été réétudiées et les leurs conséquences réévaluées par les historiens et les archéologues.

Plus loin : Véritable monument des siècles passés, cette voie longue de 13 kilomètres environ était composée de deux galeries séparées et jumelles depuis Lyon (angle de la rue Puits-Gaillot et celle du Griffon) jusqu’à Neyron, prolongée ensuite par une seule voie jusqu’à Miribel au château de Mire Bellum aujourd’hui en ruine.
Les archéologues sont beaucoup moins affirmatifs actuellement (voir plus loin).

Nous pouvons cependant tomber d’accord avec l’auteur du pré-inventaire sur sa remarque finale : Aujourd’hui, bien que la plupart de ces vestiges aient disparu, le problème reste posé de savoir quelle fut leur destination et surtout à quelle date ces sarrasinières furent construites.

Nous remercions le Service Archéologique Municipal de la ville de Lyon, qui a bien voulu nous exposer les informations suivantes.
- Les sarrasinières sont connues depuis le 15ème siècle environ (témoignages écrits).
- Ce sont des substructures maçonnées voûtées, dont il n’est pas certain qu’elles soient continues entre Lyon et Neyron.
Les travaux du Périphérique Nord de Lyon au milieu des années 1990 ont traversé ces structures.
- Il est certain qu’il ne s’agit pas d’un aqueduc, construction qui comporterait des éléments techniques et typologiques propres à reconnaître cette fonction.
- L’utilisation des sarrasinières reste donc très mal comprise ; il peut s’agir de structures destinées à stabiliser des chemins (proximité du Rhône).
- La datation des sarrasinières est également très incertaine : les structures des galeries surnommées « arêtes de poisson » de la colline de la Croix-Rousse, qui ont été médiatisées, ont elles aussi donné lieu à de nombreuses questions. Les matériaux de construction et le type de mise en œuvre semblent proches des sarrasinières. Certaines analyses récentes de radiocarbone des arêtes de poisson tendraient à démontrer que ces galeries sont antiques, mais les archéologues manquent d'éléments propres à avoir un faisceau de certitude.

En l’absence de liaisons proches avec d’autres structures bien datées, il est pour le moment impossible de déterminer une date, ni même une période de manière certaine.
En somme, voilà un bon sujet d’étude pour les archéologues !
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