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Accueil > Actualités > Pendant la canicule > Neil Armstrong transpirait-il sur la Lune ?

Neil Armstrong transpirait-il sur la Lune ?

par fille295, le 20/11/2012 à 17:26 - 869 visites

Quelles sont les différences entre la transpiration sur Terre et sur la Lune ? Quel est l'effet de l'apesanteur sur la transpiration ? Quels sont les moyens mis en oeuvre par la NASA pour les astronautes ?

Réponse du Guichet du savoir

par bml_sci, le 23/11/2012 à 15:19

Réponse du département Sciences et Techniques

1. Neil Armstrong transpirait-il sur la Lune ?
Oui, nécessairement.
En effet, La transpiration ou sudation, est une évacuation de l’eau, la sueur, par les pores de la peau. [...] Ce mécanisme physiologique inconscient a pour rôle principal de réguler la température corporelle, en abaissant celle-ci. Elle permettrait aussi la libération de phéromones.
Explication du mécanisme de la transpiration : la sueur est excrétée par les glandes sudoripares situées dans la peau, suite à l’exposition à une forte chaleur, à la pratique de sport, ou en cas de stress.

Source : futura-sciences.com
La dernière phrase résume bien les conditions dans lesquelles évoluait Neil Amstrong : chaleur, sport, stress, alors qu'il posait le pied sur la Mer de la Tranquillité...

2. Quels sont les moyens mis en œuvre par la NASA pour les astronautes ?
D'autres problématiques que la sudation se posèrent aux ingénieurs qui créèrent les scaphandres spatiaux américains.
Décliné du A6L qui intégrait une protection thermique, de -179 à +154°C [températures extrêmes qui correspondent à la température sur la Lune à l'ombre et en plein soleil], et contre les micrométéorites, l'A7L fut le scaphandre le mieux connu car il protégea jusqu'en 1975 tous les programmes Apollo, de 7 à 17, puis des Skylab et enfin de la mission commune Apollo-Soyouz.
Destiné aussi bien aux phases délicates de vol, qu'aux sorties dans l'espace et aux déplacements sur la Lune, l'A7L évoluait donc de la version (IVA (Internal Vehicular Activity) à EVA (External Vehicular Activity) ou LEVA (Lunar External Vehicular Activity) en remplaçant uniquement les gants, bottes et le casque.

Pour revenir à la température, il faut insister sur l'amplitude subie par les astronautes et leurs scaphandres : A la surface de la Lune les températures passent de +102°C dans une zone exposée au soleil à -180°C dans les secteurs n'étant jamais exposés aux rayons solaires. Sur un scaphandre il en résulte ainsi une amplitude thermique de 300°C entre chaque côté !

Le scaphandre américain pour se balader sur la Lune en 1969 avec Neil Amstrong :
Un EMU (Extravehicular Mobility Unit) , la combinaison spatiale autonome utilisée pour les sorties dans l'Espace) complet est composé :
    * d'un sous-vêtement qui permet de maintenir en place les capteurs médicaux de bio-télémétrie qui transmettent sur Terre, par télémétrie, les mesures des paramètres vitaux de l'astronaute.
    * d'un système de refroidissement de l'organisme qui permet de réguler la température du corps une fois toutes les couches de protection enfilées. Dès les premières sorties extravéhiculaires, les Russes du programme Voskhod et les Américains de Gemini furent en effet confrontés à des coups de chaud" qui manquèrent de transformer ces missions en tragédies.... Les tenues actuelles intègrent donc la LCVG (Liquid Cooling and Ventilation Garment) une combinaison en Lycra dans laquelle est incorporée une ventilation et une centaine de mètres de fins tuyaux en plastique dans lesquels circule de l'eau à une température de 5 à 10°C.
    * d'une combinaison pressurisée constituée de plusieurs couches de Néoprène, Nylon et Téflon.
    * d'une dernière et épaisse combinaison, l'ITMG qui protège à la fois des températures, des rayonnements et de l'impact des micrométéorites.
[...]
source : L'odyssée des scaphandres de Philippe Poulet.


Sur les scaphandres employés dans l'exploration de l'Espace extraterrestre, vous pouvez également consulter Le guide des combinaisons spatiales et du vol habité de Jean-François Pellerin, en particulier les pages 92 à 115.
On y apprend que les constructeurs principaux furent ILC Inc et Hamilton Standard.


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