Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Actualités > Cop 21 > GAZ

GAZ

par balaton, le 04/02/2011 à 12:14 - 1004 visites

Bonjour,

Quel est le probleme écologique du à l'extraction du gaz de schiste , dont parle souvent la radio , ces jours ci, sans donner vraiment d'explication ?
merci

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 04/02/2011 à 15:59

Réponse du service Guichet du Savoir

Bonjour,

Le premier risque avancé est celui la contamination des nappes phréatiques par les produits chimiques utilisés pour l'extration de ce gaz :

A la différence du gaz naturel classique, le gaz de schiste ne se situe pas dans une poche mais se trouve pris au piège dans des roches peu perméables. Pour l'exploiter, il faut donc forer à deux ou trois kilomètres de profondeur et fracturer la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques.
source : Gaz de schiste: un débat explosif article du journal L'Express le 01/02/2011

Comment se fait l'extraction des gaz de schiste ?

L'exploitation d'un puits de gaz de schiste commence par une opération de forage, d'abord vertical, puis horizontal, pour atteindre la couche de schiste, généralement à une profondeur de 1 à 3 kilomètres.
On procède ensuite à la fracturation de la couche de schiste par l'injection d'eau sous très forte pression, avec un mélange de sable et d'additifs.
Cette pression fracture le schiste, une roche ayant acquis une structure feuilletée sous l'influence de contraintes tectoniques, et libère les gaz emprisonnés dans la roche. Le gaz est projeté dans le puits à très haute pression, puis remonte à la surface avec les liquides de fracturation.




C'est là que se trouve le principal risque de cette opération.
Le puits est normalement protégé par une gaine de ciment. Toutefois, s'il y a des fissures dans cette gaine à l'endroit où se trouve la nappe phréatique, le gaz et le liquide contaminés peuvent y migrer et contaminer l'eau souterraine. Le mélange peut ensuite remonter par les puits artésiens et contaminer l'eau résidentielle.

source : www.radio-canada.ca
Sur ce site, vous trouverez une vidéo parlant de la contamination du village de Dimock, en Pennsylvanie.

Mais l'extraction de ce gaz pose aussi d'autres problèmes.
Le site Association santé environnement France fait le point sur les différents risques pour la santé :

La pollution de l’air
Les activités sur le site utilisent des combustibles fossiles (diesel, par exemple) et contribuent à augmenter les polluants traditionnels de la combustion, dont les oxydes de soufre (SOx), les particules (PM), les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatiles (COV), émis lors des essais de production.
Il est nécessaire de préciser la nature des opérations et les émissions des équipements durant les différentes phases des travaux, pour connaitre les concentrations des polluants de l'air, et donc les risques auxquels les communautés locales sont exposées.

La pollution de l’eau suite à la fracturation
Les procédés d’exploitation utilisent ou rejettent, lors des opérations, plusieurs substances chimiques dont certaines ont un potentiel toxique reconnu. Une partie du gaz et des produits chimiques peuvent s’échapper par une fuite dans le sous-sol ou une rupture de la tête d’un puits ou d’une canalisation ; entrainant une pollution aquatique de l’eau de surface, ainsi que de la nappe phréatique. Un traitement ou une élimination inadéquate de ces substances peut mener à une contamination de la ressource en eau potable et avoir des impacts de santé pour la population.
Ainsi, selon plusieurs études récentes, on a retrouvé dans les eaux de reflux d’exploitations de gaz de schiste au Québec plusieurs composés classés cancérogènes : l’acide nitrilotriacétique et ses sels (classe 2B), l’acrylamide (classe 2A), le formaldéhyde (classe 1), le naphtalène (classe 2B), le monohydrate nitrilotriacétate de trisodium (classe 2B). Ont également été retrouvés parmi les composés le plus souvent détectés : le baryum, le benzène, les chlorures, l’éthyle benzène, le strontium, le toluène, les solides totaux dissous et le xylène.

Le problème majeur : les eaux usées
Le traitement des eaux usées peut devenir problématique à cause du volume d’eau à gérer et des concentrations élevées en solides totaux dissous.
Il existe différents procédés pour éliminer ou traiter les eaux usées issues de l’exploitation du gaz de schiste ; la méthode la plus fréquente étant l’envoi de celles-ci vers des usines de traitement des eaux usées municipales. Mais, souvent, les méthodes de traitement ne sont pas adaptées aux contaminants présents et aux concentrations de solides dissous totaux.
Les risques liés à l’augmentation des solides dissous totaux dans les eaux douces et leur impact sur la salubrité de l’eau ont été mis en évidence par l’EPA dans son étude de 2010 sur l’extraction du gaz schiste.



A consulter également :
- Les gaz de schiste déchaînent les passions article du Figaro du Lundi 31 Janvier 2011
- Gaz de schiste: un débat explosif article du journal L'Express le 01/02/2011
- www.psychomedia.qc.ca : Gaz de schiste: l'état des connaissances selon l'Institut national de santé publique
- IFP energies nouvelles : Ces techniques d'extraction ne posent-elles pas des problèmes environnementaux ?
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact