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la critique écologique

par qwerty914, le 09/11/2011 à 14:00 - 1019 visites

Bonjour. J'aimerais savoir les informations sur la critique écologique dans la littérature, quelle est la définition de la critique écologique? Quelle est son histoire du développement? Et les emplois? Merci beaucoup

Réponse du Guichet du savoir

par gds_ah, le 10/11/2011 à 16:41

Bonjour,

La critique écologique est une critique de la modernité au sens large, et du capitalisme exacerbé en particulier.

Dans son livre « L'écologie au quotidien: éléments pour une théorie sociologique de la résistance ordinaire » (2002), Michelle Dobré explique la critique écologique comme critique de la modernité. Source : Google books

« La critique écologique a été le dernier avatar de la critique de la civilisation capitaliste occidentale dont le XXe siècle a été fécond. » selon Jean-Marie Harribey dans « L'économie économe: le développement soutenable par la réduction » (1997). Source : Google books

Dans « Méditerranée, l’impossible mur » (1995), Bernard Ravenel estime que « la critique écologique qui oblige à se référer à une conception différente du rapport entre existence, production, consommation, dommage écologique, accordant une place plus grande aux intérêts existentiels est une critique forte de la modernité occidentale et peut être une occasion de rencontre Nord-Sud sur l’élaboration commune d’un « projet » différent même s’il prend d’abord la forme d’une utopie « post-moderne ». Source : Google books

Dans « Les enjeux du développement durable » (2005) de Patrick Matagne, Jacques Grinevald répond à la question « Pourquoi parler de décroissance plutôt que de développement ? » : « Parce que c'est un terme à contre-courant, un tantinet provocateur, au moment où tous les discours ne parlent que de relancer la croissance, sans jamais dire pour qui et de quoi. En effet, la doctrine internationale du développement est trop liée aux théories économiques de la croissance. Le développement-croissance ne fait plus partie de la solution mais du problème. Il faut sortir de cette idéologie économique occidentale, qui ignore la diversité des cultures et le fonctionnement cyclique de la biosphère. Des secteurs peuvent et doivent grandir, d’autres doivent diminuer, voire disparaître. Je suis pour la décroissance des industries de l’armement, du tabac et de la spéculation financière plus ou moins criminelle. (…) Schumpeter distinguait croissance et développement. La croissance c’est produire plus. Le développement, c’est produire autrement. Nous pouvons donc nous développer dans le sens de la décroissance. » Il donne ainsi une définition du terme développement. Source : Google books

Dans « Changer la vie: les classes moyennes et l'héritage de Mai 68 » par Marie-Hélène Bacqué et Stéphanie Vermeersch, il est dit qu’il est nécessaire d’ajouter une autre critique à la double critique du capitalisme établie par Chiapello et Boltanski (la critique sociale et artiste) : la critique écologique « qui s’inquiètent plus largement des équilibres naturelles ». Source : Google books

« Le biosiècle: bioéconomie, biopolitique, biocentrisme » d’ Arona Moreau indique que la pensée écologique est bien plus vieille que le bio. L’auteur remonte à Walden (1854) de David Henry Thoreau. Source : Google books

Un auteur qui a marqué la critique écologique est Ivan Illich. Ce dernier a proposé dans les années 1970 une critique radicale et globale de la société industrielle, de l’école et de la médecine. : « Dans ses écrits, il construit une théorique critique de la société industrielle. Il est au tournant des années 1970 le porte-parole entendu et brillant d’une critique non marxiste des institutions fondant l’économie contemporaine : l’école, la santé, le développement, la consommation énergétique sont les cibles d’un discours puissant qui donne à l’écologie une assise théorique solide. Il s’attache à la logique des institutions de la société industrielle et aux conditions de leurs survie, tant dans leur dimension collective qu’au niveau individuel. Leur fonction est à ses yeux de légitimer l’encadrement des hommes, leur assujettissement aux impératifs de l’écart entre une masse toujours croissante de pauvres et une élite de plus en plus riche. Ni l’enseignement, ni la médecine, ni la production industrielle ne sont plus à l’échelle d’une "convivialité" humaine. Leur fonction réelle est en contradiction avec le discours commun qui est basé sur l’imagerie d’un progrès indéfini (…) Ivan Illich insistera tout au long de ses ouvrages sur la démesure des outils qui écrasent l’homme et notamment sur la question clé du seuil de développement rationnel de ces outils (…) Il ne critique pas la technologie, mais le monopole qui lui est conféré et qui nuit à la liberté de chacun de répondre à ses propres besoins. Illich décrit la logique qui conduit la société à poursuivre une croissance ininterrompue, acculturant les groupes et les individus, sans répondre à la pauvreté qui, au contraire, s’y développe. » Source : ecorev.org

La critique écologique couvre un autre domaine : celui de la publicité : « La critique écologique de la publicité est de deux natures. Elle peut porter sur :
-L'influence directe ou indirecte du message publicitaire sur la consommation, contribuant à l'augmentation de l'empreinte écologique du développement socio-industriel
-L'impact direct de l'action publicitaire elle-même sur l'environnement (dépenses de papier et d'énergie, pollution visuelle ou sonore, pollution lumineuse, etc.).
Concernant l'influence de la publicité, les écologistes reprochent à la publicité d'inciter à la consommation sans prendre en compte les impacts environnementaux qu'elle génère. » Source : Wikipedia

En ce qui concerne les emplois, le site du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, suggère les applications de la critique écologique, les manifestations de l’écologie politique : Il définie le concept de développement durable comme étant un développement qui « répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Il propose de réconcilier l’économie, l’écologie et le social. « À long terme, il n’y aura pas de développement possible s’il n’est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. » Source : Ministère de l'Ecologie, du Développement durable
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