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Port de l'arche de Noé
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menini38 [ 16/07/2013 à 14:27 ]

Bonjour, J'aimerais savoir oèu se trouvait exactement le port de l'arche de Noé à Lyon vers 1600/1650, pas loin de St Paul, proche de la Saone. Quelle était la signification de cette appellation? Merci beaucoup. Richard

Réponse attendue le 19/07/2013 - 14:07


bml_reg [ 19/07/2013 à 12:20 ]

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes


Bonjour,

D’après nos recherches, il semble que la dénomination de « Port de l’Arche de Noé » ne soit pas si répandue et connue.

Dans le Dictionnaire historique de Lyon, on trouve dans l’article sur les ports de Lyon, une liste des ports sur la Saône :

"[...]Le Moyen Age, puis surtout la Renaissance voient les ports se multiplier sur les bords de Saône, leur nombre dépassant la vingtaine au 18e siècle. D’amont en aval, la rive droite décline, parmi les principaux, le Port-Mouton, au débouché de la rue Saint-Pierre-de-Vaise, où se trouve l’hôtellerie Mouton, lieu habituel de débarquement pour les souverains en visite et autres hôtes de marque ; le port de l’Observance, à l’emplacement de l’actuel Conservatoire national supérieur de musique et de danse ; le port Saint-Paul, situé à l’arrière de l’abside de l’église Saint-Paul ; le port de la Baleine, au débouché de la rue homonyme, l’un des plus actifs de al ville, au 16e siècle ; le port de Roanne, devant le Palais de Justice ; le port de l’Archevêché, juste derrière la cathédrale Saint-Jean ; le port du Sablet, longtemps en activité , mieux connu depuis les travaux liés au creusement du parc de stationnement de la place Benoît-Crépu, qui ont amené, en 2003, la mise au jour de plusieurs barques, dont certaines remontent à l’époque gallo-romaine, un des découvertes archéologiques majeures des dernières décennies ; le port Saint-Georges, en face d’Ainay. Sur la rive gauche de la rivière, le nombre n’est pas moindre, avec le port de Neuville, situé à l’emplacement de l’actuelle place du Port-Neuville ; le port de la Feuillée, où se trouvent de nombreuses brèches, petits bateaux payants, permettant aux lyonnais de franchir la rivière, alors quasiment dépourvue de ponts, à son endroit le plus étroit ; le port Saint-Antoine et le port du Temple, situés près du couvent des Antonins, auparavant commanderie des Templiers ; le port du Roy, tout proche de la place Bellecour , ces trois derniers aménagés en gradins par le Consulat, accueillant les coches d’eau amenant les voyageurs depuis Mâcon (Saône-et-Loire ) ; le port de l’Arsenal, en aval de l’actuel pont Bonaparte.[...]"

D’autre part, le précieux l’ouvrage La Saône, axe de civilisation : [actes du colloque, Mâcon, 25 et 26 janvier 2001], évoque les ponts mais les ports ne sont pas l’objet d’étude.

Seule une mention dans l'Almanach civil, politique et littéraire de Lyon et du département de Rhône de 1782 peut nous laisser imaginer une localisation. « Le port de l’Arche de Noé comprend du pont Saint-Vincent jusque & compris le grenier à sel & toutes les rues qui en dépendent ». Autour de 1550, le pont Saint-Vincent n’existe pas encore. Le grenier à sel, aujourd’hui souvent désigné par l’expression « Grenier d’Abondance », abrite les services de la Direction régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes.
Il pourrait donc s’agir du port Saint-Vincent (qui vient au Nord du port de la Pêcherie), jusqu’au Grenier d’Abondance.

Le fait qu'il ne soit pas indiqué sur le pan scénographique de Lyon (1550) pourrait-il confirmer qu'il s'agit d'un autre nom du port Saint-Vincent ?

Votre question est certainement encore l’objet d’interrogations de la part des archéologues. Vous pourriez joindre le Service Archéologique Municipal de Lyon.

Réponse attendue le 23/07/2013 - 12:07