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Monnaie à Lyon à la Rennaissance

par Tenno, le 28/10/2010 à 20:56 - 970 visites

Bonjour, j'ai fait des recherches pour essayer de démêler le système monétaire en cours à la Renaissance (XVIe) à Lyon et cela m'apparaît bien compliqué !
Je n'arrive pas à savoir ce qui était réellement utilisé majoritairement à Lyon au XVIe : utilise t-on plutôt le sou florentin ou le sou français ? ou autre chose ?
Si vous aviez quelques éléments de réponses je vous en serais très reconnaissant.
Merci d'avance !

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 02/11/2010 à 17:59

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes


Le système monétaire en cours au XVIe siècle est en effet plutôt complexe. Comme le signale l'ouvrage Or, monnaie, échange dans la culture de la Renaissance actes du 9e Colloque international de l'Association Renaissance, humanisme, réforme, Lyon (p. 16), "il n'existe alors aucun nationalisme monétaire et toute espèce d'or et d'argent peut circuler et servir de moyen de paiement." On compte dans tous les pays par livre. Cette unité monétaire se divise en vingt sous, chacun d'eux comptant pour douze deniers. Mais il s'agit là d'une monnaie de compte. On paye concrètement en France avec des écus, des douzains, des testons, ainsi qu'avec des pièces de monnaies étrangères : écus italiens, réals, pistolets, ducats et bien d'autres encore.
L'ouvrage Grand commerce et vie urbaine au XVIe siècle : Lyon et ses marchands consacre une partie au "désordre monétaire" qui règne en France au XVIe siècle. Désordre non seulement dû à l'utilisation de monnaies de plusieurs origines mais surtout à la variation du ratio or/argent dans les différents pays et dans le temps, ce qui engendre des effets de spéculation.
Voici ce qu'on y apprend : "Des conditions générales faisaient de Lyon un centre monétaire de premier ordre. La liberté monétaire figurait parmi les privilèges des foires au cours desquelles il était permis d'introduire à Lyon, d'y employer et d'en sortir toutes les monnaies étrangères. La situation de ville-frontière y faisait affluer les espèces des pays voisins avant même qu'intervînt la spéculation sur les monnaies faibles."
Ainsi dans une liste des espèces utilisées lors de la foire en janvier 1558, près de 40 sortes de pièces sont répertoriées. L'ouvrage cite ainsi les écus et testons français, les douzains, mais aussi les pistolets d'Espagne, les ducas, les écus de Flandre, les angelots, les liards et doubles, les réaux… Il ne fournit cependant pas d'indication proportionnelle générale (on apprend que les espèces de France, écus et testons prédominent dans la caisse du magasin de Gérardin en 1565 mais il n'en est pas forcément de même pour son voisin).
Nous vous conseillons cependant de lire ce chapitre pour avoir un aperçu du système monétaire tel qu'il était à Lyon à cette époque.
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