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Carnaval à Venise

par mamiepromenade, le 05/02/2008 à 07:26 - 876 visites

Bonjour à tous les bibliothécaires

En cette periode de carnaval, dans une discussion, nous nous sommes posé la question suivante :

Pourquoi les masques de carnaval à Venise, bien qu'ils soient très esthétiques, sont toujours inexpressifs ? y-t-il une raison particulière ?

Remerciement anticipés pour la réponse

Réponse du Guichet du savoir

par gds_db, le 06/02/2008 à 17:31

Réponse du service Guichet du Savoir

L'intéret du masque neutre nous est expliqué sur le site www.catastrophe.be :
[...]Le masque neutre est un masque sans expression. Il n’a pas de trait de caractère individuel et couvre l'ensemble du visage. De ce fait, on n’utilise pas de mots avec ce masque. L' Homme / femme n'est plus perçu comme une entité physique. Sans adjectifs, sans culture, sans nom, sans âge, sans passé, sans commentaire, on peut alors regarder notre environnement sans le juger, sans s’identifier.[...]


N'ayant trouvé aucun document explicatif, nous ne pouvons qu'élaborer des hypothèses. S'agit-il d'un héritage du passé ?
Autrefois, les vénitiens portaient un masque pour se dissimuler et accomplir des actes souvent prohibés par la morale. Le masque efface les inégalités et peut être porté indistinctement par un homme ou par une femme.
Nous supposons qu'en portant un masque différencié, expressif, l'anonymat pouvait s'avérer plus difficile...


La bauta n'était pas utilisée uniquement pendant la période de carnaval, mais c'était un déguisement que les vénitiens portaient en différentes occasions.
La bauta est composée de:
- un voile noir ou tabarro
- un tricorne noir
- un masque blanc
Le costume était constitué d'un ample manteau noir qui, partant de la tête, descendait sur les épaules jusqu'à couvrir la moitié de la personne. La tête était couverte du typique chapeau noir à trois pointes (tricorne) et le visage d'un masque blanc à la lèvre supérieure élargie et proéminente sous un petit nez qui modifiait le timbre de la voix, rendant ainsi la personne qui le portait impossible à identifier.
La bauta était aussi bien portée par les hommes que par les femmes : elle était obligatoire pour les femmes qui allaient au théâtre mais interdite aux jeunes filles en attente de mariage.
Pendant le carnaval, vénitiens et vénitiennes se permettaient toutes les audaces, et la bauta leur garantissait le plus parfait anonymat. On dit que même les prêtres et les nonnes portaient la bauta pour protéger leurs fugues amoureuses.

source : tecfa.unige.ch : les masques


Tant que durait le carnaval tout le monde portait le masque, le doge, le prêtre, le nonce tout comme la servante, et vaquait ainsi "incognito" à ses affaires. C'est masqué qu'on faisait ses courses, qu'on rendait visite, qu'on menait sa vie ordinaire, sauf que le masque permettait de tout dire et de tout oser !
Le masque effaçait les barrières sociales : plus d'étiquette, plus de convenances à respecter. Plus de patricien, plus d'inquisiteur, plus de prêtre ou de moine, plus de zentildonna, plus d'étranger, plus de religieuse, plus de riche ou de pauvre, plus de timidité, ni d'embarras, restait le "signor Maschera".
La cape noire (tabarro), la bauta blanche et le domino noir sous le tricorne n'étaient pas tristes : c'était avant tout des signes de liberté de parole, de folie autorisée, de joie et de plaisir secrets. Personne n'obligeait personne et personne n'empêchait personne. Une seule règle : prendre du bon temps, rire, danser et s'amuser ensembles
.
source : www.e-venise.com


Mais contrairement à ce que vous affirmez les masques vénitiens ne sont pas toujours inexpressifs :

Pour se déguiser, les masques et les personnages de la comédie italienne offraient leurs trésors de caractères, de silhouettes et d'accessoires grotesques : les célèbres Arlequin et Pantalon, Polichinelle, Brighella, Colombine, Scaramouche et tant d'autres se rencontraient, s'apostrophaient et faisaient leur comédie sur la place, d'autres s'en mêlaient, riaient et applaudissaient, et Pierrot tombait de la lune.
Mais on pouvait aussi se travestir, et endosser le costume de n'importe quel personnage : les métiers et le style de ceux qui les exerçaient, ainsi que tous les travers de la personne humaine inspiraient beaucoup de monde.
On pouvait être qui on voulait : un avare, un rétameur de casseroles, un charlatan, un avocat, un mendiant, un arracheur de dents, un moine, un ramoneur, un marchand de mort-aux-rats, mais il fallait être capable de soutenir la performance de celui dont on portait l'habit.
[...]
Les "lazzi", les répliques allaient bon train, chacun devant maîtriser les qualités de son personnage pour donner plus de piquant aux dialogues et aux scènes improvisées avec les autres masques. La "légèreté vénitienne" ne permettait pas qu'on se contentât d'enfiler un costume, il fallait lui donner de l'esprit.

source : www.e-venise.com
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