Poser une question

Des bibliothécaires vous répondent en 72h maximum.

je pose ma question

Chercher une réponse

recherche multi-critères

Comment ça marche

Quelles questions ?
Qui répond ?
Dans quel délai ? tout savoir

Accueil > Actualités > L'eau pour tous > Solutions à la pénurie de l'eau

Solutions à la pénurie de l'eau

par ilveusavoir, le 22/10/2015 à 14:40 - 1188 visites

Bonjour,
il est souvent exprimé que l'absence d'eau va provoquer ou est à la source (si je peux dire) de nombreux conflits dans le monde.
Plusieurs chercheurs ont trouvé de solutions diverses pour capter ou faire tomber l'eau des nuages.
Si l'on enlève la désalinisation qui représente un enjeu très important , quelles sont les recherches entre prises qui donnent aujourd'hui de vrais résultats merci pour votre réponse

Réponse du Guichet du savoir

par bml_sci, le 24/10/2015 à 11:36

Réponse du département Sciences et Techniques
Bonjour,

Y a t-il un risque de pénurie d'eau ?

La population mondiale devrait passer de 6 milliards d'individus en l'an 2000, à 8 milliards en l’an 2025. La quantité moyenne d'eau douce disponible par habitant et par an devrait donc chuter de 6 600 à 4 800 mètres cubes, une réduction de presque un tiers. Si parallèlement la tendance actuelle à l'augmentation des prélèvements en eau se poursuit, entre la moitié et les deux tiers de l'humanité devraient être en situation dite de stress hydrique en 2025, seuil d'alerte retenu par l'Organisation des nations unies (ONU) et correspondant à moins de 1700 mètres cubes d'eau douce disponible par habitant et par an. Le risque d’une pénurie d’eau douce existe donc bel et bien.
L’un des problèmes majeurs en matière d'eau douce et d'alimentation humaine est posé par l’irrigation, car pour nourrir toute la population de notre planète, la productivité agricole devra fortement augmenter. Alors que l’irrigation absorbe déjà aujourd’hui 70 % des prélèvements mondiaux, une consommation jugée très excessive, celle-ci devrait encore augmenter de 17 % au cours des 20 prochaines années. Le facteur déterminant de l'approvisionnement futur de l'humanité en eau douce sera donc le taux d'expansion de l'irrigation. Autrement dit, seule une nette amélioration de la gestion globale de l’irrigation permettra de réellement maîtriser la croissance de la consommation.
Un autre enjeu de taille pour les années à venir est celui de la satisfaction de l’ensemble des besoins en eau potable de l’humanité. Aujourd’hui, déjà un habitant sur cinq n’y a pas accès. Or, selon l’ONU, sur les 33 mégapoles de plus de 8 millions d'habitants qui existeront dans 15 ans, 27 seront situées dans les pays les moins développés et donc les moins à même de pouvoir répondre aux besoins. En outre, même si de légères diminutions de la consommation en eau sont observées depuis quelques années aux États-Unis et en Europe, les prévisions sont alarmistes, avec 40 % d’augmentation de la consommation municipale et domestique dans les 20 ans à venir.
Pour tenter d’inverser cette tendance, diverses solutions existent qui permettent de diminuer la consommation en eau et d’en limiter les pertes : améliorer l’efficacité des techniques d’irrigation et surtout généraliser l’usage des méthodes les plus performantes, rénover les structures de production et de distribution d’eau potable et en construire de nouvelles, préserver les réserves, lutter contre la pollution, entre autres en assainissant les eaux usées, recycler l'eau ...
Mais toutes ces mesures demanderont d'énormes investissements et seront donc coûteuses...


(Extrait du dossier scientifique du CNRS : L'eau douce une ressource précieuse)


Quels sont les moyens entrepris pour faire face à la pénurie d'eau ?

Plusieurs expériences sont menées aux quatre coins de la planète :

- Des solutions pour l'avenir de l'eau, revue Géorama n°26 du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières)
Au cœur des actions du BRGM : la gestion des ressources en eau, l’étude du fonctionnement et la préservation des hydrosystèmes, l’identification de nouvelles ressources, l’impact du changement climatique sur les ressources et les usagers, à l’aide de modélisation numérique et d’évaluation socio-économique de scénarios.

- Le recyclage des eaux usées offre une solution à la pénurie, sur le site de l'IDRC (Canada).
Au Moyen-Orient, le traitement et la réutilisation de l’eau provenant des éviers, des lavabos et des baignoires ont aidé de nombreuses familles de petits agriculteurs à faire face à l’extrême rareté de l’eau et leur ont permis, du même coup, d’accroître considérablement leurs revenus.
Le succès des travaux qu’a financés le IDRC sur ces « eaux grises » domestiques, en Jordanie, au Liban et en Cisjordanie a incité en outre les gouvernements de ces pays et les organisations internationales à intégrer la réutilisation des eaux grises dans leurs projets à long terme visant à combattre la crise de l’eau, de plus en plus grave dans la région.


- Pérou : quand on attrape le brouillard, à l'initiative de l'ONG canadienne FogQuest.
Capter l’eau du brouillard pour alimenter des régions désertiques, voilà ce qui occupe une confrérie de sourciers bien particuliers. Du Népal à l’Afrique du Sud, de l’Erythrée au Chili, ils tendent des filets à flanc de montagnes et y prennent au piège les précieuses gouttes d’or bleu que la brume apporte.

- La gestion de l'eau dans les Andes équatoriennes, sur le site le IDRC.
Il existe, dans les pays du Nord des Andes, un écosystème unique. À la limite des glaciers qui coiffent les montagnes, il gravite à 5 000 mètres d’altitude et descend jusqu’à 3 600 mètres environ. Les arbres ne poussent pas sur ces hauts plateaux du paramo. Seuls des végétaux et des arbustes parfaitement adaptés aux températures nocturnes glaciales et au rayonnement ultraviolet intense y survivent. Curieusement, le sol du paramo, noir et tourbeux, d’origine volcanique, fonctionne comme une éponge. Autrement dit, il absorbe et retient l’humidité causée par la pluie, la brume et la fonte des glaces, et la libère ensuite lentement.
Depuis des siècles, des canaux d’irrigation apportent l’eau du paramo jusqu’aux populations qui vivent en contrebas. Presque tous les réseaux d’alimentation en eau du Nord des Andes sont alimentés par le paramo, qui joue aussi un rôle de régulateur. En raison de son éloignement, cet écosystème est un de ceux que l’on connaît le moins bien dans la région. Mais l’intérêt face à cette source d’approvisionnement en eau s’accroît alors que la sécheresse qui frappe les pays andins s’intensifie.

- l'Association française OPUR , (Organisation pour l’utilisation de la rosée), créée en 1999 dans le but de promouvoir la récupération de la rosée atmosphérique comme ressource alternative d'eau, a organisé une certain nombre d'actions scientifiques et techniques avec le concours du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), du Centre national de recherches scientifiques (CNRS), de École supérieure de physique et chimie industrielle de Paris (ESPCI) et de l'Université de Corse. Elle est notamment intervenue pour des études sur la formation de la rosée à Ajaccio (Corse), mais aussi en Polynésie française, au Maroc, en Tunisie, Israël, Croatie et Inde.
Elle a installé des condenseurs radiatifs à Vignola en Corse, sur l'île de Biševo en Croatie, en Éthiopie et dans la région de Kutch en Inde. C'est aussi en Inde, qu'elle a construit sa première usine de rosée. D'autres condenseurs sont en projet au Maroc et au Burkina-Faso.

- Gestion durable de l'eau et des sols au Maroc, un livre écrit par Eric Roose, Mohamed Sabir et Abdellah Laouina pour la valorisation des techniques traditionnelles méditerranéennes.
  • 1 vote

Rester connecté

guichetdusavoir.org sur Twitter

s'abonner aux flux RSS

Les astuces du Guichet du Savoir

Comment trouver des infos sur


un artiste et ses œuvres
des films et des réalisateurs
une pièce de théâtre
des articles de presse
le logement
des livres jeunesse
des revues scientifiques
le droit d'auteur
mentions légales - contact