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L'eau à Lyon

par Ram, le 24/06/2016 à 14:31 - 569 visites

Combien de puits y avait -il et où Ils se trouvaient au 17ème 18e XIXe siècle.
Quels étaient les problèmes liés à l'eau buvable ?
Avant la pompe de la Cornouaille à CALUIRE, quel était le moyen d'acheminer l'eau Lyon et à la Croix-Rousse ?

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 28/06/2016 à 10:30

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Bonjour,

Concernant le nombre de puits, d’après ce que nous avons relevé, il semble qu’au 17e siècle, beaucoup de gros immeubles d'habitation possédaient leur puits particulier. Ceux-ci ne sont pas dénombrés.

En revanche, voici une liste non exhaustive tirée de L'alimentation en eau de Lyon des puits publics qui étaient en service au 17e siècle dont certains sont fermés au cours du 18e siècle :
- Puits Pelu(existe au 13e siècle, détruit et remblayé en 1745)
- Puits Gaillot
- Puits de la place Confort : attesté en 1614, détruit en 1764 pour être remplacé par une fontaine dont la réalisation est confiée à Perrache
- Puits de la place de la Poulaillerie Saint-Paul : détruit et comblé en 1721
- Puits de Malconseil
- Puits de la Luizerne
- Puits de la Halel de la Grenette, démoli en 1643
- Puits Ranco (aujourd’hui rue de la Platière)
- Puits d’Ainay
- Puits de la rue Thomassin attesté en 1612
- Puits Greillon (rue Neuve)
- Puits de l’Arbre Sec
- Puits de l’Hôpital devant la chapelle de l’Hôtel-Dieu
- Puits de la rue Mercière attesté en 1507


Dans L'art et l' eau à Lyon, on note :

« En 1670, quelque trente fontaines publiques auxquelles il faut ajouter les puits privés et les derniers puits publics, alimentent une population impossible à chiffrer exactement mais qui est inférieure à 100 000 habitants ».

Le 18e siècle voit donc l’apparition des pompes.

« De 1735 à la Révolution, le Consulat crée près de 20 pompes et quelques fontaines.
La seconde moitié du XVIIIè siècle marque à Lyon la suprématie de la pompe sur la fontaine ; la plupart sont construite dans sur la presqu’île, des Terreaux à Bellecour, où il est aisé de creuser des puits peu profonds et où s’accroît la population. »

« Avant la Révolution on peut estimer à 22 le nombre de fontaines, a 18 celui des pompes, c’est-à-dire 40 points d’eau publics, les puits publics ayant quasiment tous disparu, pour une population estimée à 130 000 habitants en 1775. »

L’Académie de Lyon est la première à penser l’alimentation générale de Lyon en eau en 1770, par son prix de physique de 1772.
Pendant la Révolution, de nombreuses dégradations sont faites sur les monuments à eau. On note l’abandon de l’entretien des pompes et fontaines. Mais s’attache à légiférer et nationaliser l’eau

Après la Révolution, « C’est ainsi qu’en cinquante années environ sont créées 28 fontaines et 22 pompes publiques »

« Le rythme de création de monuments est de un à deux tous les ans jusqu’en 1808, avec un fléchissement entre les 1808 et 1817 qui semble correspondre au vide laissé dans la caisse municipale par les guerres napoléoniennes. Les travaux reprennent ensuite, à un rythme accrû jusqu’au départ de Flachéron dont l’action est poursuivie par Dardel jusqu’en 1844, année au cours de laquelle on peut considérer que le processus d’alimentation par points d’eau indépendant sarrive peu à peu à saturation, le nombre des sources utilisables n’étant pas indéfini et l’augmentation de la quantité d’eau fournie par le sources et les puits étant trop faible par rapport à l’augmentation de la population et à celle de la consommation par habitant qui croît avec les progrès de l’hygiène. »

Dans le Bulletin de la Société des amis de Lyon et de Guignol n°238, juillet 2006, p. 7-10
: « En 1807 le premier bilan qualitatif fait par la Société de Pharmacie Lyonnaise dénombre le nombre de puits privés de fontaine. Il y en a 180. »

Dans L’eau et la santé à Lyon ; La formation d’une cité, on lit :

« C’est le préfet Vaïsse qui va relancer le débat en 1852 et opter en faveur des eaux du Rhône ; le 8 août 1853, il signe avec l’administrateur de la Compagnie Générale des Eaux le premier traité d’adduction générale de la ville pour la réalisation d’un projet d’Aristide Dumont, dont le principe est
de filtrer les eaux en amont, les élever dans des réservoirs par l’intermédiaire d’usines élévatoires et de les distribuer après purification. La compagnie nouvellement créée doit prendre en charge la construction de bornes fontaines en très grand nombre et alimenter le plus d’habitants possible à domicile. »

« A cette date [1853], la ville dispose de 90 fontaines, de 2000 puits et de 200 citernes. »
Vaïsse concession à la Compagnie des eaux

En 1883, un rapport fait pour le maire Gailleton indique qu’il y a 345 bornes fontaines, 2300 bouches d’arrosage, 200 urinoirs, 53 bouches d’incendie, seize fontaines monumentales, 45 pompes et quinze fontaines d’eau de source.

Les problèmes liés à l’insalubrité des eaux sont les maladies. D’après ce que nous avons parcouru, les activités de lavandière et de boucherie étaient notamment souvent mis en cause pour la pollution des eaux potables.

Avant l’établissement des pompes des Cornouailles se sont justement tous ces puits, pompes et fontaines qui alimentaient la Ville de Lyon.

Pour le reste de vos interrogations, il serait pertinent de consulter l’association L'eau à Lyon, que vous connaissez probablement.


Il n’est pas possible au Guichet du Savoir de répondre en 72 heures à une question de synthèse sur une période longue et très précise qui comporte au moins trois questions.
En effet, pour répondre à toutes vos questions, vous auriez besoin de consulter les ouvrages suivants :

- « L'eau à Lyon » dans le bulletin de la Société des amis de Lyon et de Guignol ; n°238, juillet 2006, p. 7-10
- Et l'eau courante arriva... en ce 15 août 1856 !, Bulletin municipal officiel de la ville de Lyon ; N°5946, 9 avril 2012, p. 1-2
- L'art et l'eau à Lyon de Gilbert Gardes
- L'alimentation en eau de Lyon de Roger Girard, préfacé par Président Herriot
- Histoire des eaux publiques de Lyon du XVIe siècle à nos jours de Charles Guillemain
- L'eau à Lyon, toute une histoire : l'histoire de l'alimentation en eau de Lyon, des Romains à nos jours sous la direction de Robert Jona
- L’eau et la santé à Lyon ; La formation d’une cité de Vettorello et Cécile Vignau Marie
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