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nom du paysagiste des jardins de Gadagne

par lagardemo, le 14/01/2016 à 10:24 - 1197 visites

Bonjour,
Je voudrais savoir le nom et les coordonnées du paysagiste qui a réhabilité le jardin renaissance du musée Gadagne à Lyon.
Merci beaucoup.

Réponse du Guichet du savoir

par bml_reg, le 16/01/2016 à 14:36

Réponse de la Documentation Lyon et Rhône-Alpes

Bonjour,
La rénovation de Gadagne, décidée en 1998 par la ville de Lyon et achevée en 2009, permet une étude archéologique qui inspire la nouvelle composition paysagère et botanique du jardin du musée:

- au sud : un jardin dans l’esprit humaniste - symbolique des couleurs, jardin structuré et présence de plantes tinctoriales (plante dont certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures), et médicinales - allie le thème botanique et pédagogique propre aux jardins Renaissance. L’aspect symbolique de ce dernier favorise les promenades médiatrices.
- au niveau du café Gadagne : des treilles de vignes évoquant la fonction nourricière des collines lyonnaises.
- au nord, un potager avec arbres fruitiers rappelle la présence de nombreux vergers tout au long du 19e s. sur les collines.

Les acteurs du projet : Didier Repellin, Architecte en chef des monuments historiques, les architectes muséographes du cabinet Pin/Bizouard (Paris), et le Jardin botanique de Lyon, lequel participe à l’agencement et à l’apport de plantes spécifiques à ce jardin.

Nous reproduisons ici un extrait d’un entretien publié dans Le musée Gadagne: archéologie et histoire au coeur d'un projet patrimonial à Lyon où les architectes ont expliqué leur travail.

Citer:
LA PLACE DES JARDINS
Quelle importance a eu cet élément remarquable dans la conception du projet ?
Y avait-il une demande précise de la maîtrise d’ouvrage, et laquelle, concernant les jardins ?
Quelle a été votre priorité sur les jardins ?
Quelle a été votre priorité sur le jardin : en respecter la dimension émotionnelle ? La dimension esthétique ? La dimension historique ?
(le service archéologique de Lyon).

Didier Repellin (Architecte en chef des monuments historiques) : On s’est amusé à quatre mains ! Il n’y avait pas vraiment de dessin, seule la présence de terre fertile et d’herbe avait été reconnue par l’étude archéologique. De là est née la décision d’en faire un jardin expérimental, avec des plantes connues à l’époque et que l’on renouvelle. C’est un lieu d’expérimentation pédagogique, et cela a été assez amusant à faire. Ce sera l’une des grandes richesses du Musée Gadagne, avec une vue idéale, sa cafétéria et son auditorium. Un jardin haut bénéficie forcement par cette disposition originale, d’un charme bien différent.

Il n’existait concernant ce lieu aucune commande précise de la ville. Nous avons donc eu la liberté de choisir un autre biais comme message, en en faisant pas un jardin historique mais un jardin de compréhension des époques anciennes. Le choix n’a pas été de muséographier le jardin, mais plutôt de le traiter comme un centre d’interprétation, sans référence particulière, en y replantant des vignes par exemple. C’est un lieu avant tout à vocation sociale, qui invite à la convivialité, la méditation, la réflexion, car il est isolé et en dehors du bruit de la ville. Nous avons cherché à en respecter la dimension émotionnelle, à y créer l’émotion avec une dimension esthétique beaucoup plus qu’historique. C’est un jardin bon enfant, ce n’est pas un jardin d’apparat…

François Pin (Architecte muséographe : cabinet Pin/Bizouard):
Les jardins ont évidemment eu dans le projet une importance fondamentale. Le programme prévoyait de rassembler les espaces d’animation autour des jardins pour entraîner le public vers ce lieu. L’autre élément du programme était de garder la distinction entre ces quatre jardins situés côte à côte. Simone Blazy (conservateur du Musée Gadagne de 1994 à 2009) a travaillé avec le jardin botanique de la ville sur une très jolie idée : en faire une salle d’exposition temporaire de végétaux.

Il n’y avait pas sur les jardins de demande précise de la maîtrise d’ouvrage. Si un tracé historique avait été reconstitué par l’étude archéologique, les jardins auraient été traités par Didier Repellin comme une évocation. Les thèmes retrouvés ont été repris dans le dessin contemporain du lieu. C’est sans doute dans le musée le lieu où l’archéologie a eu le plus d’influence, car les enjeux financiers y étaient minces : les « bassins de verdure » du jardin principal en sont issus.

J’aime bien la trilogie émotion-esthétique-histoire…Ces jardins suscitent avant tout le plaisir, je souhaite que cela reste ainsi…
Le musée Gadagne a présenté en 2001 une exposition : " Histoires enfouies d'un jardin suspendu ", présentation des résultats de la campagne de fouilles archéologiques menée dans le jardin du musée. Cette exposition a donné lieu à la réalisation d’un audioguide qu’il vous est possible d’écouter ou de télécharger à partir du site du musée.

En complément :
- L'âge d'or des jardins lyonnais
- jardins et paysages du Rhône
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